partager sa maison

Partager sa maison : bonne ou mauvaise idée ?

Aujourd’hui, nombreux sont les « quinquas » et « sexas » qui s’interrogent sur le lieu qui les accueillera dans les prochaines années. Question subsidiaire : en solo ou en colocation ? Partager sa maison peut s’avérer difficile pour certaines personnes. Entre les deux, « mon cœur balance »… Enquête sur le terrain.

Ingrid et Christophe filent le parfait amour ! Divorcés tous les deux, ils se trouvent au seuil de la cinquantaine, prêts à aménager dans un tout nouveau complexe d’habitat groupé qui allie écologie et partage d’espaces communs. Sans sacrifier leur intimité ! Essentiel pour nos tourtereaux qui, s’ils se sentent pleinement appartenir à leur nouveau lieu et prêts à y contribuer, ne tiennent pas moins à leur cocon. Envie de mettre toutes les chances de leur côté pour le démarrage de leur nouvel amour…

A 63 ans, Bernadette vit seule dans sa grande maison désertée par ses enfants devenus adultes. Cette maison, c’est son ancrage qui lui a permis de traverser les tempêtes de la vie. Elle n’a pas envie de la quitter, même si, côté finances et entretien, cela devient un peu lourd et que la solitude lui pèse. Elle qui a toujours vécu, comme elle le dit elle-même, « dans un bain de jeunesse » ! La solution ? C’est une amie qui la lui a soufflée. Pourquoi ne pas accueillir chez elle un(e) étudiant(e) à l’année ? Une façon de mettre un peu de beurre dans les épinards et de rester en lien avec « la jeunesse » ! L’idée fait son chemin. Bernadette est prête à ouvrir sa maison mais pas à n’importe qui et pas n’importe comment. Elle a entendu parler d’une association qui met en relation les demandes des étudiants et les offres de particuliers…

Jacques et Michèle ont encore un enfant étudiant à la maison. Leur fille aînée qui, depuis 5 ans, habite et travaille ailleurs, leur a demandé si elle pouvait réintégrer la maison pendant quelques mois. En rupture à la fois amoureuse et professionnelle, elle a besoin de retrouver un ancrage familial pour se reconstruire. Jacques et Michèle lui ouvrent les bras, mais ils sont conscients que, de part et d’autre, cette cohabitation va demander certains aménagements. Accueillir son enfant devenu adulte, ce n’est pas si simple. Et pour le jeune adulte qui revient à la maison, ce n’est pas facile non plus. Pas question de se retrouver dans un rapport de dépendance. Les liens d’amour n’empêchent pas les crispations. D’où l’impérative mise au point de départ qui permet de mettre un cadre à la cohabitation. Pour que l’harmonie règne…