manger sain local

3 bonnes raisons de manger local

Consommer local, c’est acheter des produits qui viennent de nos régions, c’est-à-dire non importés. Ça fait du bien au commerce, aux agriculteurs locaux… et à notre santé ! Manger local est généralement synonyme d’ingrédients de saisons. A nous les fruits et légumes riches en goût !

 Par Patricia Massange

Retour aux sources…

Il y a celui qui ramasse des plantes, dans la brume du petit matin, pour en faire des salades ; il y a celui qui cuisine avec des racines, des algues et du foin et puis celui qui cueille des fleurs au pied des arbres et les passe à la poêle. Il s’agit là de quelques uns des plus grands chefs du monde. Les français Michel Bras ou Marc Veyrat, le danois René Redzepi ou le belge Kobe Desramaults sont tous adeptes de l’ultra local. Chez eux, la haute gastronomie a réinventé le terroir au sens le plus strict du terme, celui de la terre.

…dans l’intérêt de tous

Ces dernières années, les grandes surfaces de distribution proposent de plus en plus de produits de proximité dans leurs rayons. Plus que jamais, elles soutiennent les producteurs locaux… Pourquoi cette tendance « locale » est-elle en plein boom aujourd’hui ? Parce que les consommateurs aiment savoir d’où vient le contenu de leur assiette et retrouver des aliments qu’ils connaissent. En choisissant le local, nous faisons une croix sur les produits qui ont fait des centaines voire des milliers de kilomètres (comme les fraises à Noël ou les haricots verts du Kenya) ou qui ont subi des traitements néfastes.

manger sain local

D’un point de vue économique, en achetant nos produits chez les producteurs locaux, auprès des fermiers, sur le marché… nous aidons l’économie locale et soutenons l’emploi. Comme par exemple en achetant les poires belges qui ne pouvaient plus s’écouler à cause de l’embargo russe. Les producteurs peuvent à nouveau cibler la qualité plutôt que la quantité et valoriser leur travail à un prix juste. Grâce à la proximité, ils maîtrisent mieux les quantités à produire. Le gaspillage alimentaire est ainsi réduit, les variétés locales sont redécouvertes et le savoir-faire ancestral mis en avant.

Acheter des produits locaux, une excellente idée mais surtout c’est une habitude qui s’apprend petit à petit en :

  • Achetant des paniers bio ou des produits locaux directement chez le producteur ;
  • Faisant sa propre cueillette à la ferme ou dans un verger ;
  • Vérifiant la provenance des produits sur les étiquettes ;
  • Utilisant un calendrier des produits de saisons pour bien choisir ;
  • Allant au marché.

 

Manger bio, local ou les deux ?

manger sain local

Le local n’a parfois pas de label, mais quasiment toutes les qualités du bio : peu de pesticides utilisés et surtout, le respect des saisons et donc de l’environnement. Le bio a l’avantage principal de ne pas utiliser de produits chimiques (pesticides et fertilisants de synthèse), mais certains produits bio viennent de loin, ce qui peut sembler contradictoire. Manger bio et local, c’est donc possible. Et c’est meilleur, a priori, pour la santé. Ces aliments sont plus nutritifs et répondent mieux à nos besoins en fonction des saisons.

Grâce à la production locale, le goût et la fraîcheur des aliments cueillis à maturité redeviennent des qualités de base.

Carnet pratique Application « Recettes 4 saisons » pour Android, iPhone et iPad qui permet d’identifier les fruits et légumes de saison cultivés chez nous, et donne des idées de recettes pour chaque mois de l’année. www.bruxellesenvironnement.be – www.asblrcr.be – www.mariesgarden.be

De belles initiatives

Un grand OUI à La Ruche qui dit oui

Que diriez-vous, chaque semaine, d’avoir la possibilité de constituer un panier de produits de saison, souvent bio et surtout locaux, tout en garantissant aux producteurs belges d’écouler dignement le fruit de leur labeur. Vous faites vos achats selon vos besoins, de semaine en semaine. Chaque Ruche travaille avec ses propres producteurs qui ont ceci en commun d’être situés dans un rayon de 250 km autour de Bruxelles. Selon la Ruche à laquelle vous adhérez, les produits seront donc différents mais toujours aussi variés. Fruits, légumes, fromages, lait, pâtisserie et pain, vin et jus, confiture, miel, viandes, savon… sont à la carte. www.laruchequiditoui.fr

Groupement d’achat commun (GAC) ou groupement d’achat solidaire (GAS) ?

Ces groupements rassemblent des consommateurs dans une démarche de réflexion et d’action sur leur mode et leurs habitudes de consommation. Ils désirent soutenir l’agriculture locale et manger des produits sains à prix raisonnables. Ils ont donc établi des relations privilégiées avec certains producteurs qui leur fournissent des légumes ou d’autres produits de saison, sous forme de panier ou via un dépôt. Certains GAS et GAC vont plus loin et prennent la forme d’AMAP, Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne, selon le modèle français. Cette formule contractuelle prévoit l’achat anticipé de la production d’un agriculteur. L’idée est d’assumer ensemble les risques liés aux intempéries ou à une mauvaise récolte, mais aussi de bénéficier ensemble des bonnes récoltes.

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