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Le sport, fontaine de Jouvence du cerveau

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Il a été démontré que l’activité physique pouvait ralentir, voire inverser, le processus de déclin des fonctions cognitives. Kate Cracknell – Experte Bien-être à l’Aspria – s’est penchée sur la question. Dans son ouvrage de 2008 intitulé SPARK, le Dr John Ratey, un éminent professeur de psychiatrie à la Harvard Medical School aux États-Unis, présente un aperçu fascinant des bienfaits considérables du sport sur le cerveau.

par Kate Cracknell

Le Dr Ratey explique : « Il se trouve que le sport joue un rôle préventif dans le déclin des fonctions cognitives, en permettant à notre cerveau de conserver ses capacités cognitives malgré le temps qui passe. Des études indiquent même que l’exercice physique peut réduire de moitié les risques de maladie d’Alzheimer, en retardant le déclin cognitif de pas moins de 10 à 15 ans. »

Un patrimoine génétique sain ne suffit pas

L’une de ses études, publiée en 2017, a été menée par l’université McMaster (Canada) et a décelé un lien fort entre un mode de vie sédentaire et la démence.

Cette étude a suivi 1 646 adultes de plus de 65 ans, aucun d’eux ne souffrant à la base d’une quelconque forme de déficience cognitive. Au commencement de l’étude, tous les participants ont dû faire une prise de sang afin de vérifier la présence d’apolipoprotéine E dans leur corps, le marqueur génétique le plus souvent associé à la démence. Cinq ans plus tard, l’équipe de recherche a regardé quels participants avaient été diagnostiqués comme souffrant de démence et a examiné les habitudes de chacun en termes d’exercice physique.

Sur 5 ans, 331 personnes avaient développé une certaine forme de démence. En recoupant les résultats de la prise de sang initiale avec les diagnostics de démence et les habitudes sportives, l’équipe a pu établir des interactions entre ces différents facteurs.

Ainsi, elle a découvert que les personnes porteuses du gène de l’apolipoprotéine E avaient été 2 fois plus nombreuses à développer une forme de démence au cours des 5 ans. Une constatation qui confirme les risques importants associés à une prédisposition génétique.

Cependant, parmi ceux ne présentant pas ce gène, l’exercice physique a joué un rôle préventif important. Les personnes qui faisaient état d’un mode de vie principalement sédentaire, ne faisant que peu ou pas d’exercice, ont été 2 fois plus nombreuses à développer une forme de démence que celles qui faisaient régulièrement du sport. En d’autres termes, un manque d’exercice physique entraînait le même risque de démence qu’une prédisposition génétique.

« Le message à retenir ici, c’est qu’un manque d’activité physique peut totalement annuler les effets protecteurs de gènes sains », explique Jennifer Heisz, coauteur de l’étude et professeur assistant au département de kinésiologie de l’université McMaster. « Et étant donné que la plupart des individus ne présentent pas de risque génétique, l’exercice physique peut se révéler une stratégie préventive efficace. »

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photo sport homme

Mais cet aspect n’est pas le seul bienfait du sport sur le cerveau. En effet, le rôle du sport dans le maintien du poids est aussi clairement lié à la préservation de la fonction cérébrale, comme l’indique John Ratey : « Nous savons que la masse graisseuse a un impact négatif sur les performances cognitives. Un grand nombre d’études démontrent d’ailleurs que l’obésité tue des cellules cérébrales, depuis l’enfance et jusqu’à l’âge adulte. »

Alors que les personnes montrant déjà des signes de déclin cognitif peuvent se mettre au sport pour retarder le processus, le mieux est d’adopter une stratégie préventive. Il faut donc bouger dès à présent, pour que le cerveau puisse tourner à plein régime aujourd’hui et pour limiter les risques de déclin cognitif au fur et à mesure que les années passent.

Et ça tombe bien, en ce moment à l’Aspria, vous pouvez devenir membre dès aujourd’hui mais ne payer que l’année prochaine.