photo femme relaxe sur son lit

Oter tout tabou sur l’incontinence urinaire

Publié le

Reading Time: 2 minutes

Une femme sur quatre est concernée à un moment de sa vie par la désagréable expérience des fuites urinaires. Des solutions existent, parlez-en à votre médecin afin d’éviter l’isolement et de trouver les solutions adéquates ! 

Par Nathalie Evrard

Accouchement, port de charges lourdes, surpoids, chute hormonale due à la ménopause… diminuent la tonicité du périnée avec comme conséquence les fuites urinaires.

Plusieurs types de fuites urinaires

La première, c’est « l’urgence mictionnelle » : la vessie se contracte de façon involontaire, entraînant soit des fuites imprévisibles, soit des envies contrôlées mais impérieuses et nombreuses, surtout la nuit. Les émotions, le stress, le froid, le rire, les bruits d’eau peuvent intensifier ce phénomène.

La seconde, ce sont les pertes, imprévisibles, brèves, sans envie particulière. Les pertes surviennent au cours d’efforts provoquant une pression dans le bas-ventre, comme lors des changements de position (assise à debout), de l’éternuement, de la toux, du rire, du sport.

Protéger son périnée toute sa vie !

Comme tout muscle, pour rester tonique, le périnée doit travailler. Le meilleur exercice ? Le contracter volontairement chaque jour (séries de 10 contractions les plus longues possibles et puis relâchement). Debout immobile, on contracte l’entrejambe comme si on voulait l’aspirer vers l’intérieur du ventre. Cela permet ce que les kinés appellent « le verrouillage » du périnée.

Conseil numéro 1 : en parler à son médecin

Votre médecin analysera avec vous les raisons de vos fuites urinaires, et ensemble vous trouverez la clef d’une solution adaptée. Certains médicaments associés à une rééducation permettront que les choses rentrent dans l’ordre très rapidement. Aux exercices manuels, guidés par le kiné, peut s’ajouter la technique du biofeedback instrumental.

La chirurgie, quand c’est nécessaire !

La pose de bandelette sous l’urètre, à la sortie de la vessie, renforce le périnée. D’autres gestes chirurgicaux peuvent vous être également proposés.

Corriger certaines mauvaises habitudes 

  1. Le tabagisme accroît le risque d’apparition de toutes les formes d’incontinence urinaire, Aussi le premier conseil : arrêter de fumer !
  2. Le surpoids est un facteur de risque du développement de l’incontinence urinaire chez les femmes. En effet, un poids excessif augmente la pression vésicale et donc les risques d’incontinence urinaire à l’effort.
  3. Limitez les boissons après 18 heures.
  4. Certaines boissons sont déconseillées, car elles ont un effet excitant sur la vessie. Evitez le café, le thé, les sodas, le vin blanc et le champagne. Prévenez la constipation en privilégiant dans votre alimentation les fibres, les fruits et légumes.
  5. Ne pas forcez sur les sports qui fragilisent le périnée : trampoline, step, aérobic, basket…

Des protections discrètes et confortables

Loin de l’image caricaturale qu’on leur attribue encore trop souvent, de nombreux fabricants offrent désormais des protections capables d’allier efficacité et discrétion. Elles permettent aujourd’hui d’offrir une protection beaucoup plus efficace que les protège-slips non spécifiques. Outre son moindre pouvoir d’absorption, le protège-slip n’est pas spécialement développé pour combattre les odeurs, ce qui est le cas de la plupart des protections anti-incontinence.