{"id":39184,"date":"2019-03-25T12:41:25","date_gmt":"2019-03-25T11:41:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fiftyandmemagazine.be\/fr\/?p=39184"},"modified":"2019-03-25T10:41:39","modified_gmt":"2019-03-25T09:41:39","slug":"omar-sy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.fiftyandmemagazine.be\/fr\/culture\/rencontres\/omar-sy","title":{"rendered":"Dans les pas d&rsquo;Omar Sy"},"content":{"rendered":"<span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Reading Time: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 7<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span><h2>Il \u00e9tait une fois&#8230;<\/h2>\n<p>Yao est un jeune gar\u00e7on pr\u00eat \u00e0 tout pour rencontrer son idole, un c\u00e9l\u00e8bre acteur fran\u00e7ais. Invit\u00e9 \u00e0 Dakar pour promouvoir son nouveau livre, ce dernier se rend dans son pays d\u2019origine pour la premi\u00e8re fois. Le jeune Yao\u00a0 d\u00e9cide alors d&rsquo;organiser sa fugue et brave 387 kilom\u00e8tres en solitaire jusqu\u2019\u00e0 la capitale pour r\u00e9aliser son r\u00eave. Touch\u00e9 par cet enfant, l\u2019acteur d\u00e9cide de fuir ses obligations et de le raccompagner chez lui. Mais sur les routes poussi\u00e9reuses et incertaines du S\u00e9n\u00e9gal, il comprend qu\u2019en roulant vers le village de l\u2019enfant, il roule aussi vers ses racines&#8230;<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/10of8Hu_U3Y\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<h2>Interview d&rsquo;Omar Sy<\/h2>\n<p><strong>Comment avez-vous accueilli ce projet, qui semble d\u00e9passer le strict cadre artistique ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Omar Sy :<\/strong> Comme toujours, cela d\u00e9bute par une rencontre. Philippe Godeau est venu me voir avec un premier sc\u00e9nario, que nous avons ensuite nourri l\u2019un et l\u2019autre d\u2019\u00e9l\u00e9ments personnels. Il y a une part de nous dans cette histoire, et c\u2019est pourquoi nous sommes tr\u00e8s attach\u00e9s \u00e0 ce projet. Yao est travers\u00e9 par la question de la paternit\u00e9. Nous y \u00e9voquons en filigrane quels p\u00e8res nous sommes, l\u2019un et l\u2019autre, et quels p\u00e8res furent les n\u00f4tres. Cela constitue le c\u0153ur vibrant du film.<\/p>\n<p><strong>Le film est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Jacques Godeau et Demba Sy, vos p\u00e8res respectifs\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>Pour la bonne raison qu\u2019ils sont une source d\u2019inspiration pour Philippe Godeau et moi-m\u00eame. Cette histoire est directement li\u00e9e \u00e0 eux deux, et c\u2019est aussi ce qui nous a reli\u00e9s, Philippe et moi.<\/p>\n<p><strong>Vous \u00eates acteur et coproducteur du film, ce qui induit un engagement particulier de votre part\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>J\u2019avais envie de m\u2019investir pleinement dans ce film et d\u2019accompagner Philippe. C\u2019est la premi\u00e8re fois que je m\u2019implique autant dans un projet, du d\u00e9but \u00e0 la fin de sa conception. C\u2019est en ce sens aussi que j\u2019y suis tr\u00e8s attach\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Vous \u00eates-vous rendu au S\u00e9n\u00e9gal avant le tournage ? <\/strong><\/p>\n<p>Non. Cela faisait huit ans que je n\u2019\u00e9tais pas all\u00e9 au S\u00e9n\u00e9gal. C\u2019est un pays qui bouge beaucoup, comme le continent africain en g\u00e9n\u00e9ral. Nous avons voulu pr\u00e9server le regard neuf de mon personnage sur ce pays. Ces retrouvailles pour moi \u00e9taient comme une d\u00e9couverte, tant il y a eu de changements depuis l\u2019\u00e9poque o\u00f9 j\u2019y suis all\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Vous \u00eates-vous nourri de vos \u00e9changes avec l\u2019\u00e9quipe francos\u00e9n\u00e9galaise du film et les habitants que vous rencontriez sur place ? <\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai pris un plaisir fou \u00e0 voir l\u2019\u00e9quipe fran\u00e7aise d\u00e9couvrir le S\u00e9n\u00e9gal. Je me nourrissais de leur regard \u00e0 eux pour construire Seydou. C\u2019\u00e9tait incroyable aussi d\u2019observer l\u2019interaction entre les techniciens s\u00e9n\u00e9galais et les techniciens fran\u00e7ais. La communion qui se mettait en place ou les chocs des cultures qui op\u00e9raient \u00e9taient tr\u00e8s int\u00e9ressants pour moi : c\u2019\u00e9tait comme si deux parties de moi dialoguaient. J\u2019ai pris beaucoup de plaisir\u00a0\u00e0 vivre cette exp\u00e9rience, car je jouais aussi \u00e0 domicile, d\u2019une certaine mani\u00e8re ! Nous allions dans les villages, j\u2019\u00e9tais attentif \u00e0 la mani\u00e8re dont les gens me percevaient l\u00e0-bas. J\u2019ai fait de belles rencontres. J\u2019ai re\u00e7u la b\u00e9n\u00e9diction de plusieurs personnes, ce qui m\u2019importait beaucoup.<\/p>\n<p><strong>\u00cates-vous tr\u00e8s connu l\u00e0-bas ?<\/strong><\/p>\n<p>Oui, plus que je ne le pensais. J\u2019\u00e9tais surpris de voir que j\u2019\u00e9tais connu au-del\u00e0 des grandes villes, dans les villages aussi.<\/p>\n<p><strong>On sait peu de choses de votre personnage : c\u2019est un acteur \u00e0 succ\u00e8s, un homme s\u00e9par\u00e9 de la m\u00e8re de son fils, qui se rend dans le pays de ses anc\u00eatres pour la premi\u00e8re fois. Il entre ainsi dans le r\u00e9cit en \u00ab valeur absolue \u00bb\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Je me disais qu\u2019il \u00e9tait comme un vase vide, dot\u00e9 d\u2019une belle stature, mais sans rien \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Il fallait le remplir au fur et \u00e0 mesure du voyage. Nous donnions ainsi quelques informations de d\u00e9part relativement proches de qui je suis en r\u00e9alit\u00e9 &#8211; un acteur connu et un p\u00e8re \u2013 afin que le spectateur puisse s\u2019accrocher \u00e0 moi, Omar, avant de d\u00e9couvrir progressivement mon personnage.<\/p>\n<p><strong>Cela induit une mise au point mentale du spectateur, qui voit se superposer un acteur identifi\u00e9 de tous et un personnage de fiction\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais confiant dans le fait que cette superposition allait vide s\u2019estomper. Pour que les spectateurs puissent s\u2019installer dans cette histoire et d\u00e9couvrir le S\u00e9n\u00e9gal, il leur fallait certains rep\u00e8res. Il \u00e9tait n\u00e9cessaire que nous leur laissions cela pour qu\u2019ils acceptent de partir en Afrique avec moi sans appr\u00e9hension et avec une certaine curiosit\u00e9, car ce genre de proposition n\u2019est pas forc\u00e9ment \u00e9vidente au cin\u00e9ma. Mais au fur et \u00e0 mesure que le r\u00e9cit se d\u00e9roule, il offre ses propres rep\u00e8res, qui permettent de faire dispara\u00eetre Omar Sy au profit de Seydou Tall. C\u2019\u00e9tait notre pari.<\/p>\n<p><strong>Comment d\u00e9finiriez-vous Seydou Tall ? <\/strong><\/p>\n<p>Nous avons en commun d\u2019avoir r\u00e9ussi dans le milieu du cin\u00e9ma. Nous pouvons faire des choix et jouissons d\u2019une forme de succ\u00e8s. Mais j\u2019ai ce que lui n\u2019a pas : une histoire claire avec mon p\u00e8re, avec mon pass\u00e9 et mes origines, ce qui me permet d\u2019\u00eatre un p\u00e8re \u00e9panoui aujourd\u2019hui. Seydou, lui, ne sait pas o\u00f9 il va ni d\u2019o\u00f9 il vient. Il vit un peu ballott\u00e9 par le vent, et va retrouver progressivement ses racines, ce qui va lui permettre de se tenir plus droit, de s\u2019ouvrir et de prendre la lumi\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Yao donne \u00e0 voir de vous une image in\u00e9dite : Omar Sy sur le sol africain\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e \u00e9tait aussi, en effet, de filmer l\u2019acteur que je suis dans ce d\u00e9cor-l\u00e0 pour la premi\u00e8re fois. C\u2019\u00e9tait aussi la source du plaisir pour moi de tourner Yao, car ma fa\u00e7on de jouer en Afrique n\u2019est pas celle \u00e0 laquelle le spectateur a \u00e9t\u00e9 habitu\u00e9 jusqu\u2019alors.<\/p>\n<p><strong>Votre jeu est sobre, fait d\u2019\u00e9motion rentr\u00e9e\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>Ce film induit cela et cela ressemble \u00e0 ce que je suis dans la vie et \u00e0 ce qu\u2019est Philippe aussi. Il y a de la pudeur chez l\u2019un et chez l\u2019autre, et il nous importait que le fi lm contienne cette pudeur-l\u00e0. Car me fi lmer de retour au S\u00e9n\u00e9gal, sur la terre de mes anc\u00eatres, apr\u00e8s tant d\u2019ann\u00e9es d\u2019absence, pouvait avoir quelque chose d\u2019impudique. Il fallait donc contrebalancer cela dans le jeu. Philippe me ramenait toujours \u00e0 la puret\u00e9 du jeu en me demandant de gommer mes effets.<\/p>\n<p><strong>L\u2019image que l\u2019on a de vous aujourd\u2019hui est telle que le spectateur attend inconsciemment de votre part des vannes, un sourire \u00e9clatant, un rire tonitruant. Cela n\u2019est pas totalement absent de Yao, mais c\u2019est tr\u00e8s discret\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>Il fallait me contenir ! Il fallait contr\u00f4ler mon rythme, mes sons, mes expressions, car ils prennent de la place. Plus \u00e7a allait et plus je retirais des choses de moi. Et il fallait, bien s\u00fbr, laisser de la place \u00e0 Seydou, qui n\u2019a pas du tout la m\u00eame personnalit\u00e9 que moi. Il arrive \u00e9teint dans l\u2019histoire et il fallait qu\u2019il s\u2019allume petit\u00a0\u00e0 petit. Il fallait donc que je fasse attention \u00e0 \u00e9teindre la lumi\u00e8re que j\u2019apporte habituellement pour laisser la sienne irradier progressivement.<\/p>\n<p><strong>Est-ce une a\u001dffaire d\u2019\u00e9nergie int\u00e9rieure ?<\/strong><\/p>\n<p>Chaque histoire provoque quelque chose de chimique \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de soi. Chaque sc\u00e8ne a un rythme organique, difficile \u00e0 d\u00e9finir, qui fait circuler une \u00e9nergie dans le corps. En tout cas, cela s\u2019exprime et se voit. Au S\u00e9n\u00e9gal, quelque chose de fort a op\u00e9r\u00e9 en moi. Je l\u2019ai ressenti tellement profond\u00e9ment que ce n\u2019\u00e9tait pas compliqu\u00e9 \u00e0 retenir.<\/p>\n<p><strong>Comment vous \u00eates-vous accord\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tonnant Lionel Basse, qui incarne Yao ? <\/strong><\/p>\n<p>Cet enfant est remarquable ! Il est tr\u00e8s lumineux. Tout doit venir de lui dans cette histoire. C\u2019est lui, l\u2019acteur mobile du film !<\/p>\n<p><strong>Ce que vous jouez d\u2019habitude, vous ! <\/strong><\/p>\n<p>Oui, d\u2019habitude ce sont mes personnages qui bousculent l\u2019histoire. L\u00e0, tout provient de Yao. Lionel Basse a de la lumi\u00e8re dans les yeux ; il est brillant, tr\u00e8s intelligent, et a compris vite ce que nous voulions raconter. C\u2019\u00e9tait un plaisir pour moi de le voir jouer. Il remplissait parfaitement son r\u00f4le.<\/p>\n<p><strong>Ce sont les questions et r\u00e9flexions de Yao qui font avancer votre personnage. Cet enfant est \u00e0 la fois un innocent et un grand sage\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est lui le guide, dans tous les sens du terme ! C\u2019est lui qui me conduit \u00e0 travers ce pays et qui guide Seydou vers la reconqu\u00eate de ses racines. Seydou est comme un aveugle \u00e0 qui l\u2019on tient la main et qui va progressivement recouvrer la vue.<\/p>\n<p><strong>Dans ce film, vous \u00eates en position d\u2019\u00e9coute\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Absolument. Il fallait que j\u2019ouvre tous mes sens \u00e0 ce gamin. C\u2019est la premi\u00e8re fois que je joue cela, et il \u00e9tait int\u00e9ressant pour moi d\u2019avoir \u00e0 jouer cela au S\u00e9n\u00e9gal, car je crois qu\u2019\u00e0 travers Seydou, j\u2019ai pris ma part du g\u00e2teau aussi : j\u2019ai repris un peu d\u2019africanit\u00e9, si je puis dire. Avec tout ce que j\u2019ai v\u00e9cu ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le fait de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 l\u00e0-bas depuis longtemps, l\u2019Afrique devenait pour moi un souvenir qui perdait sa teinte. Je crois que j\u2019ai recolor\u00e9 mes souvenirs d\u2019enfance et mes liens avec l\u2019Afrique en tournant ce film. Ce film m\u2019a fait du bien.<\/p>\n<p><strong>Vous sentiez-vous blanc l\u00e0-bas ? Yao qualifie Seydou de \u00ab Bounty \u00bb\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>Quelles que soient ses origines, un gamin qui na\u00eet en France est qualifi\u00e9 de \u00ab Fran\u00e7ais \u00bb quand il retourne sur la terre de ses anc\u00eatres. Et quand il retourne en France, on le per\u00e7oit comme un \u00e9tranger. On n\u2019est chez nous nulle part en r\u00e9alit\u00e9 quand on a des origines \u00e9trang\u00e8res et qu\u2019on vit en France ! On n\u2019est finalement chez nous que dans l\u2019avion au milieu de nulle part ! Mais on se sent aussi chez nous partout.<\/p>\n<p><strong>L\u2019une des \u00e9tapes marquantes pour Seydou est la rencontre avec Gloria, cette chanteuse libre et lucide qui incarne le mouvement m\u00eame. Elle a aussi quelque chose d\u2019un personnage de fable\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 travers le personnage de Gloria, nous voulions montrer une Afrique moderne. Elle bouge, elle est lucide, oui, elle avance. Le film flirte avec cette id\u00e9e de fable. Il y a le voyage, les \u00e9l\u00e9ments, les couleurs, ce d\u00e9cor africain qui se pr\u00eate au conte.<\/p>\n<p><strong>Que repr\u00e9sentent pour vous les sc\u00e8nes avec la chor\u00e9graphe Germaine Acogny, qui incarne ici une sorte de guide spirituel charismatique ?<\/strong><\/p>\n<p>Yao est un film travers\u00e9 par la spiritualit\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral. Il commence par une travers\u00e9e de la ville \u00e0 l\u2019heure de la pri\u00e8re et s\u2019ach\u00e8ve par une c\u00e9r\u00e9monie. Ces deux s\u00e9quences se r\u00e9pondent. Ce sont des moments de communion, au-del\u00e0 m\u00eame de la question de la religion. Seydou est mal au d\u00e9but, il se questionne quant \u00e0 ses anc\u00eatres, et au moment de la pri\u00e8re \u00e0 la fin, il est en mesure de l\u2019accueillir. Quand on a tourn\u00e9 cette s\u00e9quence au bord de l\u2019eau avec Germaine, j\u2019\u00e9tais le plus ouvert possible. Cette c\u00e9r\u00e9monie est quelque chose qu\u2019elle pratique vraiment dans la vie. C\u2019est une artiste, elle est danseuse et actrice, et l\u00e0, elle d\u00e9passe son art : elle donne quelque chose de fort, de personnel, elle offre une vraie pri\u00e8re au film. Mon personnage l\u2019accueille et moi aussi, en tant qu\u2019homme.<\/p>\n<p><strong>Auriez-vous pu tourner ce film plus t\u00f4t ? <\/strong><\/p>\n<p>Je ne sais pas. Il \u00e9tait pr\u00e9vu plus t\u00f4t, mais je pense que si nous l\u2019avions tourn\u00e9 ant\u00e9rieurement, nous n\u2019aurions pas fait le m\u00eame film. Nous l\u2019avons tourn\u00e9 l\u2019ann\u00e9e de mes quarante ans, apr\u00e8s tout ce que j\u2019avais v\u00e9cu : le film a choisi son timing et je pense que c\u2019\u00e9tait le bon moment.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><em>YAO, avec Omar Sy, au cin\u00e9ma le 20 mars<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Reading Time: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 7<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span>Il \u00e9tait une fois&#8230; Yao est un jeune gar\u00e7on pr\u00eat [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":39996,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[1128],"tags":[],"class_list":["post-39184","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-rencontres"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.3 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Dans les pas d&#039;Omar Sy - Fifty &amp; Me MAGAZINE<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Depuis l&#039;immense succ\u00e8s d&#039;Intouchables, Omar Sy est la personnalit\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e des Fran\u00e7ais. Si tout aurait pu perdre cet homme, il est rest\u00e9 lui-m\u00eame... Dans Yao, son nouveau film, il nous emm\u00e8ne au pays de ses racines. Et nous laisse d\u00e9couvrir un autre visage tout en \u00e9motion et en spiritualit\u00e9.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.fiftyandmemagazine.be\/fr\/culture\/rencontres\/omar-sy\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Dans les pas d&#039;Omar Sy - Fifty &amp; Me MAGAZINE\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Depuis l&#039;immense succ\u00e8s d&#039;Intouchables, Omar Sy est la personnalit\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e des Fran\u00e7ais. Si tout aurait pu perdre cet homme, il est rest\u00e9 lui-m\u00eame... Dans Yao, son nouveau film, il nous emm\u00e8ne au pays de ses racines. 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