L’onigiri, le nouveau triangle d’or de la scène culinaire

Après le ramen, le matcha et le sando, une autre icône du quotidien japonais s’installe dans nos pauses lunch : l’onigiri. Un triangle de riz garni, compact, nomade et sans chichis, qui a tout pour devenir le nouveau réflexe food. À Bruxelles, SŪN en fait le cœur de sa carte pour rendre hommage à la comfort food japonaise.

Reading Time: 3 minutes

Au Japon, l’onigiri n’a rien d’un phénomène nouveau. C’est même tout le contraire : un incontournable du quotidien, que l’on glisse dans son sac et que l’on mange sur le pouce. Du riz, une garniture, parfois une feuille de nori : la recette paraît presque trop simple. Et c’est précisément ce qui fait son charme.

Car l’onigiri répond parfaitement aux envies du moment. Il est pratique sans être triste, dépaysant sans être compliqué, gourmand sans nécessiter de s’attabler pendant deux heures. Surtout, il ouvre la porte à une multitude de variations. Une sorte de comfort food japonaise en format poche.

Cinq minutes au Japon

L’histoire commence en 2019, au milieu de l’Atlantique.  Deux hommes filment alors le navigateur Thomas de Dorlodot. Julien nourrit depuis longtemps une passion pour le café ; Laurent, lui, rêve depuis l’enfance d’ouvrir un restaurant. À force de regarder le soleil apparaître puis disparaître derrière l’horizon naît l’idée d’un lieu lumineux et chaleureux, où l’on se sent bien. Son nom, SŪN,  viendra naturellement… pour évoquer le pays du Soleil-Levant.

Après un premier pop-up rue de Trèves, l’enseigne s’installe durablement entre la Place du Châtelain et l’avenue Louise. Une quarantaine de places, terrasse comprise, dans un décor où la scène créative belge est bien présente : fresque de Kevin-Antoine, rideaux d’Antoine Guitou et illustrations de Debbie Tea.

Onigiri, sando et café amélioré

Dans l’assiette, direction le Japon avec une carte imaginée par Mayu Nakamura, cheffe japonaise passée par Kokuban. On y retrouve évidemment les onigiri, mais aussi des sando et des onigirazu — ce cousin généreusement garni de l’onigiri, à mi-chemin entre le sandwich et le snack japonais.

Les onigiri de la maison sont naturellement sans gluten : du riz, une garniture et une sauce soja sans gluten. Une simplicité revendiquée, qui laisse les saveurs prendre toute la place.

La partie boissons est travaillée avec la même attention. Le café « spécialité » est torréfié par Torrefactory, avec notamment un batch brew à et des créations maison comme le SŪN Latté au caramel miso.

Le résultat résume assez bien l’esprit de cette nouvelle génération d’adresses : plus besoin de choisir entre coffee shop pointu et vraie proposition food.

Un Mont Fuji à boire

Pour célébrer son installation, SŪN pousse le jeu encore un peu plus loin avec un onigiri à deux visages : sésame blanc torréfié d’un côté, sésame noir de l’autre. Une version végétarienne au kimchi et une création au saumon laqué complètent la proposition.

À boire, le Mont Fuji fait lui aussi voyager : un cold brew en deux étages, surmonté d’une cold foam au sésame et d’un sucre au shiso, imaginé avec Oatly.

L’idée derrière tout cela pourrait tenir en quatre mots : voyager sans la distance. S’offrir cinq minutes de Japon entre deux rendez-vous, avec un onigiri dans une main et un café mousseux dans l’autre.

Et c’est peut-être précisément pour cela que l’onigiri a tout pour s’imposer à Bruxelles. Dans une époque où le lunch doit être rapide mais où l’on refuse de sacrifier le goût et l’expérience, ce petit triangle japonais a trouvé sa place.

SŪN
Rue Defacqz 24, 1000 Bruxelles
Du mardi au samedi, de 8h à 17h
Formule lunch : 13 €


© Fiftyandme 2026