Nawell Madani : Une humoriste engagée à qui tout réussi

Nawell Madani, notre étoile du stand-up, affiche une triple actualité brûlante en cette saison. De son rôle de marraine pour Cap 48 à sa consécration sur Netflix, en passant par son retour très attendu à Forest National, cette femme moderne a plusieurs fers au feu.

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Une marraine de cœur pour la grande soirée Cap 48 2026

Nawell Madani est la marraine de la grande soirée Cap 48 2026, qui se tiendra le 11 octobre 2026. Touchée de près par le handicap au sein de sa propre famille, ce rôle s’est imposé comme une évidence.

« J’ai vu les problèmes d’accessibilité, le manque de moyens ou le manque d’informations. Quand on m’a proposé ce rôle, c’était une évidence d’essayer de mettre en lumière l’émission », raconte-t-elle humblement.

L’humoriste rappelle avec force l’importance de cette cause : « Ils aident des associations parce que quand on se retrouve face au handicap, les familles et les aidants sont souvent démunis. Cap 48 donne aussi des moyens financiers pour que la science évolue encore et met des infrastructures en place. »

« Tout court » : Apothéose sur scène à Forest National en 2027

Le rendez-vous est pris : Nawell Madani clôturera sa tournée sur la scène de Forest National le mercredi 3 février 2027 avec son spectacle détonnant intitulé Tout court. Un endroit cher à son cœur puisqu’en 2016, elle avait été la première femme humoriste à en fouler les planches

Dans ce show sans filtre (interdit aux moins de 16 ans), la comédienne aborde des sujets universels qui parlent à tout le monde : La maternité et le parcours de PMA (Procréation Médicalement Assistée), la charge mentale et la vie de couple, les diktats de la beauté ainsi que les coulisses parfois féroces de la célébrité

Se décrivant comme une « musulmane 2.0 », à la fois pratiquante, connectée aux tendances de la mode et ancrée dans le monde actuel, elle assume son ton :

« J’aime monter sur scène pour soulever les tabous. Je suis assez trash, je me permets certaines choses et c’est ce que les gens viennent chercher. Beaucoup sont étonnés de voir autant de femmes voilées dans mon public. C’est la preuve vivante d’une tolérance incroyable. Ces femmes sont touchées par les sujets de société, elles rient de la charge mentale et de mon parcours PMA parce qu’elles vivent la même chose. »

Du Jamel Comedy Club au carton Netflix

Nawell Madani jette aujourd’hui un regard lucide et profond sur la place des femmes dans le show-business. Son passage par le Jamel Comedy Club reste un moment clé de sa carrière, bien que difficile.

« J’étais la seule femme dans cette troupe. Cela a été formateur, mais j’y ai perdu une certaine naïveté. Je suis arrivée avec des étoiles plein les yeux et j’ai été confrontée à la dure réalité du métier : la concurrence, la compétition et les coups qui vont avec. Mais je ne regrette rien. »

Face aux inégalités de l’industrie, l’humoriste prône la culture de l’effort : « Dans les secteurs que je connais — le cinéma, la réalisation, le scénario, la production —, nous sommes peu nombreuses à nous engager et à nous dire qu’il y a une place pour nous. Mais une fois qu’on y est, comme on sait qu’on ne nous fera pas de cadeaux, on travaille dix fois plus. C’est comme ça qu’on atteint des sphères qu’on n’aurait jamais imaginées. »

Cette recette du succès porte ses fruits. En parallèle de la scène, sa série  — Jusqu’ici tout va bien — qu’elle a entièrement écrite et dans laquelle elle tient le rôle principal — cartonne sur Netflix. Elle y incarne une journaliste dont la vie sombre dans le chaos après avoir aidé son frère à échapper à la police.

Le rêve américain

Après des années de travail acharné et de sacrifices, Nawell Madani est plus ambitieuse que jamais. Quand on l’interroge sur son avenir, elle laisse entendre, dans un éclat de rire et en s’essayant à la langue de Jerry Seinfeld, qu’elle verrait bien son nom en lettres géantes à Broadway.

Une chose est sûre : la place de Nawell Madani dans le paysage culturel ne va faire que croître, pour le plus grand bonheur du public.


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