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Jean-Pierre Marielle en cinq films

Décidément, la Camarde ne nous fait aucun cadeau. Elle qui nous retire trop régulièrement des personnalités attachantes et synonymes de bons moments. Comme Jean-Pierre Marielle, décédé mercredi d’une longue maladie à 87 ans. Un acteur à qui l’on rend hommage avec ce top 5 de films restés mythiques.

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Grand, portant beau la moustache, avec une voix reconnaissable entre toutes, Jean-Pierre Marielle, disparu à 87 ans, était comme ce roc sur lequel reposait un film ou une pièce de théâtre. Une présence aussi impressionnante que celle d’un Jean Rochefort ou d’un Philippe Noiret, deux étoiles disparues également. Sa filmographie est marquée par des films devenus classiques, avec des rôles de con mémorables. Un rôle de composition qu’il appréciait et assumait pleinement.

Son oeuvre reste dans toutes les mémoires des quinquagénaires, qui regrettent déjà sa disparition et les bons moments de cinéma passés.
Et si l’on se souvenait ensemble de cet immense acteur avec cinq films à voir ou revoir ? Jean-Pierre Marielle s’est fait la belle. Oh le con !

Les Galettes de Pont-Aven (1975)

L’un des plus grands succès de la filmographie de Jean-Pierre Marielle, ce film réalisé par Joël Séria a marqué son époque par son côté sulfureux. Un film qui repose sur l’acteur, brillant dans le rôle de Henri Serin. Représentant en parapluies qui s’ennuie comme un rat mort dans la vie.

Marié à une femme bien trop puritaine à ses yeux, il possède deux passions : les jolies croupes féminines et la peinture. Pour profiter à la fois de son art et de modèles féminins callipyges, Henri s’installe à Pont-Aven pour peindre en paix… Un film que l’on savoure pour ses scènes un peu lestes mais aussi pour les seconds rôles hilarants. Comme Claude Piéplu dans le rôle d’un illuminé pris en auto-stop. Un film bien trop rarement diffusé, du fait de son côté politiquement incorrect. Un classique des années 70, libres et joyeuses.

On aura tout vu (1976)

Comédie de Georges Lautner, ce film permet de retrouver Jean-Pierre Marielle face à Pierre Richard, le naïf de service. François Perrin (P. Richard) décide d’écrire un film d’amour à l’eau de rose intitulé Le Miroir de l’âme. Faute de producteur intéressé, Perrin se tourne vers Morlock, un producteur de films X qui accepte de l’aider. Mais sans prévenir Perrin que le film a été quelque peu modifié pour devenir La Vaginale. Un film porno à cent lieues du projet original. Le début d’une suite de gags qui font tout le charme du film. Avec un Marielle plus cynique que jamais.

Uranus (1990)

Adapté du roman de Marcel Aymé, ce drame réalisé par Claude Berri se déroule dans une petite ville française à la fin de la Seconde guerre mondiale. L’heure des règlements de compte a sonné entre les notables, avec force dénonciations et revanche. Jean-Pierre Marielle, alias le docteur pétainiste Archambaud, accepte d’héberger Maxime Loin, un collaborateur en fuite, en plus de partager son appartement avec Gaigneux (Michel Blanc) un communiste pur jus et le professeur Watrin (Philippe Noiret). Tout ce petit monde va dévoiler sa véritable personnalité et mettre en péril la stabilité de la petite ville, du fait de la présence de Loin.

Tous les matins du monde (1991)

Réalisé par Alain Corneau, ce film historique a permis à Jean-Pierre Marielle d’obtenir l’un de ses plus grands rôles au cinéma. Celui du compositeur Monsieur de Sainte-Colombe. Le film retrace ses relations mouvementées avec un autre compositeur, Marin Marais (joué par Guillaume Depardieu pour les années de jeunesse puis Gérard Depardieu). Un film qui recevra le césar du meilleur film en 1992 et un très bon accueil du public. Un drame musical aux nombreux extraits musicaux qui font tout le charme de ce film historique devenu un classique du genre. A revoir, lui aussi.

Les grands ducs (1996)

Hilarante comédie de Patrice Leconte qui rassemble un trio d’acteurs de génie. Avec, autour d’un Jean-Pierre Marielle complètement cinglé, Jean Rochefort et Philippe Noiret. L’histoire en deux mots ? Trois comédiens minables, sur le carreau, acceptent un rôle dans une comédie aussi lamentable qu’eux. Mais l’impresario (joué par Michel Blanc), fauché lui aussi, sabote le spectacle pour toucher les sous de l’assurance. Les trois comédiens, quant à eux, se donnent à fond pour réussir leur sortie de scène, le dernier rôle de leur vie. Un film servi par des répliques cultes. A revoir.