Parkinson : un nouvel espoir de traitements

Et si, demain, la maladie de Parkinson n’était plus traitée de la même manière chez tous les patients ? Des travaux scientifiques suggèrent qu’il pourrait exister plusieurs formes biologiques de la maladie. Une piste importante pour mieux comprendre pourquoi certains traitements fonctionnent chez certaines personnes et moins bien chez d’autres.

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Pendant longtemps, la maladie de Parkinson a surtout été considérée comme une maladie unique, avec des symptômes pouvant varier d’un patient à l’autre. Mais la recherche s’intéresse désormais à une autre possibilité : derrière un même diagnostic pourraient se cacher plusieurs sous-types de Parkinson, liés à des mécanismes biologiques différents.

Des chercheurs des universités KU Leuven et VIB ont notamment utilisé l’intelligence artificielle pour analyser des données concernant la maladie. Leur objectif : repérer des groupes de patients présentant des caractéristiques moléculaires communes. Les scientifiques ont ainsi identifié plusieurs grands groupes et sous-groupes. Cette classification pourrait aider à comprendre pourquoi deux personnes atteintes de Parkinson ne réagissent pas forcément de la même façon à un traitement.

Une maladie, mais des mécanismes différents

La maladie de Parkinson est généralement associée à des troubles moteurs, comme les tremblements, la lenteur des mouvements ou la rigidité. Pourtant, son évolution et ses manifestations peuvent être très différentes d’une personne à l’autre. Ces nouvelles recherches cherchent donc à aller plus loin que les symptômes visibles. En étudiant notamment les données génétiques et certains mécanismes moléculaires, les scientifiques espèrent déterminer ce qui distingue biologiquement différents groupes de patients. L’enjeu est considérable : identifier plus précisément le type de Parkinson dont souffre une personne pourrait permettre de choisir un traitement mieux adapté à son profil.

Vers une médecine de précision

Cette approche s’inscrit dans ce que l’on appelle la médecine de précision. Plutôt que de proposer une stratégie identique à tous les patients ayant le même diagnostic, elle cherche à tenir compte des particularités biologiques de chacun. À terme, les médecins pourraient ainsi disposer de biomarqueurs permettant d’identifier certains sous-types de la maladie et d’orienter plus précisément les traitements. Il ne s’agit toutefois pas encore d’une nouvelle méthode disponible dans les cabinets médicaux. Ces résultats doivent être confirmés et approfondis avant de pouvoir modifier la prise en charge quotidienne des personnes atteintes de Parkinson. Mais cette piste ouvre une perspective encourageante : celle d’une médecine dans laquelle le diagnostic de « maladie de Parkinson » ne serait que le début de l’analyse, et non sa conclusion.


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