Comment accepter la critique sans surréagir ?

Face à la critique, nous ne sommes pas tous égaux. Pour beaucoup d’entre nous, il reste difficile de l’accepter et de maintenir son calme. Et plus encore à la ménopause, souvent associée à de l’irascibilité. Comment la gérer sans perdre la face et apporter une réponse adaptée ? Des solutions existent.

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Dans un quotidien marqué par les soucis professionnels et/ou familiaux, qui n’a jamais éprouvé des difficultés à rester calme face à la critique ? Celle d’un proche, d’un.e collègue ou d’un N+1. Une perte de contrôle parfois synonyme de honte ou de colère quand elle se produit devant des témoins. Quels conseils adopter pour mieux réagir et éviter de possibles conséquences ? Réponses avec Claire Thomas, coach de vie.

A chacun sa façon de réagir à une critique

D’accord, il n’est jamais agréable de recevoir une critique, sur son travail, sa façon d’agir… Et la réaction la plus courante se révèle négative, voire agressive. Qui pourrait réellement l’infirmer ? « Et plus encore quand, et cela s’avère fréquent, la critique est formulée de façon maladroite ou brutale. Voire destructrice. Quand on ne s’y attend pas ou qu’elle correspond à un moment où l’on est dans une humeur négative » explique Claire Thomas. Et force est de constater que la ménopause et ses troubles de l’humeur associés n’ajoutent rien à cette difficulté de réagir sans monter dans les tours. « Ces mauvaises réactions que nous pouvons avoir vis-à-vis d’une critique peuvent s’expliquer, en partie, par cette impression d’atteinte violente à l’estime de soi. La critique se vit alors comme un coup de poing » ajoute la coach.

Si d’aucuns surmontent aisément la critique, voire minorent son importance, pour d’autres personnes plus fragiles, elle peut blesser durablement. Une blessure parfois aggravée par des soucis de santé, un stress intense voire des problèmes de couple.
La critique est alors vue comme un jugement négatif, très mal encaissé.

Face à la critique, quelle attitude adopter ?

Bien réagir, d’accord. Mais concrètement ? Quels réflexes mettre en place pour réagir de façon positive ? Chacun n’est pas armé psychologiquement pour réagir de manière positive, sans risquer l’affrontement. Claire Thomas développe ce point : « mon premier conseil consiste à résister à la tentation de répondre immédiatement, sous le coup de l’émotion. Cela peut être compréhensible mais s’avère totalement contre-productif.  Prendre un petit instant pour respirer et reprendre le contrôle de soi
permettra d’éviter les réponses qui pourraient dépasser votre pensée. » Ce contrôle du langage corporel passe autant par la gestuelle que par la gestion de la parole, avec le souci de rester calme et mesuré. Sans excès de colère.

« Le deuxième principe à suivre poursuit la coach consiste à essayer de maintenir un dialogue avec l’auteur de la critique, sans se laisser déstabiliser. D’autant plus si la critique provient d’un supérieur ou du conjoint. Se braquer et refuser le dialogue n’aurait que des effets délétères. Demander sur quels éléments repose la critique peut aider à désamorcer la situation. » In fine, avant de ruminer cette critique, pourquoi ne pas la prendre comme un conseil, une façon de s’améliorer ou de comprendre que quelque chose a pu déranger quelqu’un, sans que l’on s’en rende compte. Une critique peut éviter que les choses ne s’enveniment.

Et quand la critique s’avère infondée ? Quelle tactique employer ? Face à une personne de mauvaise foi ou qui cherche délibérément à faire mal, » il convient, explique la coach, d’adopter une autre façon de penser. La discussion positive n’aura que peu d’effets positifs. Une autre stratégie sera plus payante. » Comment l’appliquer ? Claire Thomas répond : « premièrement en reprenant les arguments de l’autre, reformulés dans une forme de brouillard où ils vont perdre de leur force. Les mots seront délayés dans une réponse évasive. La deuxième solution consiste à proposer une solution d’accord à l’amiable dans lequel on accepte de prendre en compte les arguments avancés. Mais sans forcément y donner une suite. La voie de la diplomatie reposée sur l’ambiguïté.  Une solution efficace. »


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