Georges brassens

Georges Brassens : 40 ans après, il nous manque encore

Double anniversaire pour Georges Brassens. En cette année 2021, il aurait eu 100 ans. Un artiste qui nous a quittés voici 40 ans. L’occasion de redécouvrir son œuvre, où la femme occupe une grande place dans les textes de ses chansons. Evocation.

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Les Bancs publics, Les Sabots d’Hélène, Les Copains d’abord, Le Gorille… Autant de titres de Georges Brassens que chacun peut chantonner sans peine et restés dans toutes les mémoires. Des madeleines de Proust, intergénérationnelles. Qui rappellent aussi combien il nous manque dans la variété française d’aujourd’hui. Il aurait pu fêter ses 100 ans ce 22 octobre. Mais la Camarde, souvent moquée dans ses chansons et qui le suivait « d’un zèle imbécile », a sonné à sa porte un 29 octobre 1981. Ce jour-là, l’ami Georges a cassé sa pipe. Pour rejoindre le petit cimetière de Sète, son sol natal, où « l’éternel estivant passe sa mort en vacances. »

Un homme libre, héritier de François Villon

Classé parmi les incontournables de la chanson française, Georges Brassens n’a rien perdu de sa force littéraire, quarante ans après sa disparition. Il faut lire et réécouter ses textes, taillés comme des diamants. Dont le fameux Mourir pour des idées, on ne peut plus actuel. Une œuvre qui dévoile toute sa culture livresque. Pour Brassens, les Copains d’abord, c’était sa bande d’amis d’enfance, bien sûr, mais aussi ses auteurs préférés. Source d’inspiration de ses poèmes. Baudelaire, Mallarmé, Giono… En admirateur du sulfureux François Villon, Brassens a porté de nombreux costumes. Celui d’anarchiste, de défenseur des femmes, des petites gens, mais aussi de pourfendeur des idées reçues, de l’hypocrisie, du militarisme et des cons. Aurait-il aujourd’hui encore cette liberté de ton ? On peut raisonnablement en douter. Raison de plus pour redécouvrir ses chansons. Comme cette jolie Complainte des filles de joie, ou la drolatique Le temps ne fait rien à l’affaire. Il fallait le voir chanter en concert, l’ami Georges. Avec ce sourire malicieux et l’œil pétillant quand sortait un vers coquin. Un moment complice partagé avec son public, ravi.

George Brassens : une descendance nombreuse

Si Georges Brassens n’a pas voulu avoir d’enfants, ses nombreux héritiers artistiques composent une grande famille. Et dont il aurait été fier, à n’en pas douter. Avec ce sourire gêné du timide qu’il était. Cali, Thomas Dutronc, Maxime Le Forestier ou le rappeur JoeyStarr. Sans oublier Carla Bruni qui a chanté à sa façon la célèbre Fernande. Toutes les générations, tous les styles musicaux se mélangent pour reprendre ses chansons ou ses idées. Un amour des bons mots souvent transmis aux enfants par les parents. Des amoureux de la chanson française qui n’ont qu’à se baisser pour puiser des pépites dans les quelque 300 chansons laissées par Georges Brassens.

Georges Brassens en cinq classiques indémodables

Les Passantes (1972)

Auprès de mon arbre (1955)

Les copains d’abord (1964)

Brave Margot (1953)

Les trompettes de la Renommée (1962)


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