Time-sharing ? Oui, mais…

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Acheter une semaine à Chamonix ou à Marbella, ce n’est pas être propriétaire. Quand on a compris ça, on a tout compris. Ou presque.

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Deux étapes

Première étape. Un promoteur construit un complexe touristique. Son objectif est de vendre évidemment. Ça ne marche pas toujours aussi bien que prévu. Par définition, le bord de mer ou la montagne, ça n’est pas occupé toute l’année. Le client renâcle. Le promoteur découpe l’année en périodes d’utilisation pour lesquelles il commercialise des droits. Prenons l’exemple de M. Machin. Il est intéressé par une semaine à Chamonix fin février et par deux semaines à Marbella en juillet. Le reste, il s’en f… M. Truc, lui, préfère Chamonix l’été et Marbella l’hiver. Parfait ? En principe.

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Deuxième étape. La conjoncture peut changer, la vie des gens et les goûts du public aussi. Marbella en juillet ? Bof, c’est chaud… Chamonix en février ? Oui, OK, mais chaque année, pfff…. C’est un couple d’Américains qui a eu l’idée : si on regroupait tous les M. Machin et les M. Truc dans une bourse d’échange, ils finiront bien par trouver un terrain d’entente, non ? En principe, oui. Mais, dans les faits, ça n’est pas aussi évident que ça.

Prévention responsable

D’abord je me méfie parce que l’image du time-sharing n’est pas top. Ensuite, je compare. Voilà, le décor est planté. Et moi dans tout ça ? D’abord je me méfie parce que l’image du time-Des promoteurs me proposent aujourd’hui des appartements en pleine propriété qu’ils se chargent eux-mêmes de mettre en location pendant les périodes qui ne m’intéressent pas. Et ces périodes, je peux les changer. Enfin, je regarde mon contrat : en tant que « timeshare », je ne suis ni propriétaire, ni locataire, mais quelque part entre les deux. Et généralement pour une période de vingt ans. Je me méfie, je compare et je regarde mon contrat, c’est la trilogie de la prévention responsable.

Directive européenne

Sur le plan juridique, les choses sont plus stables qu’autrefois. C’est à l’amateur de time-sharing de jouer les bonnes cartes. Pour cela, il dispose de deux atouts de taille : une directive européenne (directive 2008/122 sur la protection des consommateurs en matière de contrats d’utilisation de biens à temps partagé) et une loi belge (loi du 28 août 2011) qui transpose cette directive dans notre droit. C’est positif. Ce qui l’est moins, c’est que certaines méthodes de vente très agressives, on parle même de « hard selling », sont encore pratiquées çà et là (ne vous laissez jamais embobiner par la perspective de gagner un séjour d’une semaine si vous signez tout de suite !) et les contrats proposés ne sont pas toujours d’une limpidité exemplaire (il faut absolument faire examiner tout ça par un notaire ou un avocat avant de signer).


LIENS UTILES

Pour plus d’info,
voyez le site de l’Association des propriétaires adhérents francophones de vacances en temps partagé

www.apaf-vtp.com

ou s’adresser à la Direction générale du contrôle et de la médiation du SPF Economie, courriel : eco.inspec.fo@economie.fgov.be


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