palm springs

3 propriétés qui nous font rêver à Palm Springs

Frank Sinastra, Kirk Douglas, Liz Taylor,… Le Tout-Hollywood a trouvé refuge à Palm Springs. À seulement deux heures de L.A., cet oasis au coeur du désert de Californie voit fleurir les plus belles villas de célébrités du monde entier. Fifty&Me Magazine vous propose une visite très privée des plus belles demeures de ce lieu de villégiature hors du commun. Ode au modernisme californien et au minimalisme fifties…

Reading Time: 3 minutes

1323 South Driftwood

Celle qui est pompeusement dénommée la William Holden House fut la propriété de nombreuses stars, parmi lesquelles Tippi Hedren (égérie d’Alfred Hitchcock), Stephanie Powers (Hart to hart) et William Holden (The Bridge on the River Kwai). Construite en 1956 dans le quartier de Deepwell Estates, un nid à villas modernistes, elle compte aujourd’hui cinq chambres à coucher dont deux un peu plus isolées dans des casitas attenantes à la maison. Vendue en 2018 pour la coquette somme de 3,7 millions de dollars, la maison a été entièrement restaurée et redécorée par l’architecte d’intérieur Rodrigo Vargas. Celui-ci a opté pour un ameublement épuré et monochrome, en parfaite adéquation avec la maison, tandis que bon nombre de baies vitrées autrefois fixes ont été modifiées pour pouvoir être ouvertes. Depuis sa transformation, la villa compte non moins de 47 portes et fenêtres mobiles !

Derrière un mur discret situé à front de rue, on trouve une vaste habitation de plain-pied qui s’étend sur près de 420 m2. Et malgré des plafonds relativement bas, à l’exception de l’îlot central un peu plus haut, la quasi-absence de murs et le fait que toutes les pièces soient tournées vers le jardin et la piscine fusionnent les espaces intérieurs avec l’environnement tout proche.

palm springs

1255 East Vía Estrella

Autre perle de Palm Springs, la Factor House, située dans le quartier de Canyon Estates. Erigée par Hank Webber & Associates en 1969 pour Jerome Factor (cousin du magnat des cosmétiques, Max Factor Jr.), cette villa de plus de 500 m2 est restée dans son jus. La porte d’entrée en aluminium massif, haute de près de 4 mètres donne le ton, d’autant qu’aucune fenêtre n’est visible depuis la rue. Celle-ci donne accès à une galerie couverte qui contourne la maison et offre une vue imprenable sur une piscine et sa terrasse. La décoration intérieure, haute en couleur, fait la part belle aux œuvres d’art de la seconde moitié du 20e siècle. Factor, grand amateur en la matière, a expressément opté pour une galerie dont le toit se prolonge d’un bon mètre vers l’extérieur afin que jamais les différentes œuvres ne soient exposées aux rayons du soleil.

La décoration intérieure n’a plus bougé depuis 1973, telle que réalisée par Richard Himmel. Elle fit d’ailleurs l’objet d’un reportage dans le magazine House Beautiful à la même époque. Chaleureuse, elle mêle mur blanc et marbre noir, mais certaines pièces, à l’image de la master bedroom font carrément dans le psychédélique avec des murs flanqués d’une tapisserie à facettes argentées. L’un des cabinets de toilette est tout aussi déjanté, fort d’une tapisserie à la Miró.

palm springs

611 North Phillips Road

L’Abernathy House est située dans le quartier The Movie Colony, là même où Cary Grant, Tony Curtis ou encore Gloria Swanson avaient leurs habitudes. Conçue par l’architecte William Cody, cette vaste propriété de 450 m2 a été totalement rénovée en 2011 par l’architecte new-yorkais Michael Haverland. Respectueuse de l’esprit original du bien, la restauration a concerné tant l’intérieur que l’extérieur et n’a fait que magnifier le tout. Le propriétaire actuel, qui se plaît à garer sa collection d’automobiles d’époque le long de la cour centrale, a opté pour un mobilier tout aussi vintage qui se fond divinement dans cet intérieur cossu.

palm spring

Composée de plusieurs pavillons, eux-mêmes pourvus de terrasses partiellement couvertes qui doublent la superficie de la villa, la propriété se prête parfaitement aux fêtes et célébrations en tout genre. On se rassemble, on trinque et on danse au bord de la piscine ou installé dans l’un des fauteuils du pool house ou, pour celles et ceux qui préfèrent le calme, on s’isole dans sa casita à l’abri de la fête qui bat son plein.

A noter que la décoration conçue par Haverland, combinée à la présence de véhicules d’époque à l’entrée de la villa, renvoit irrémédiablement le visiteur près de 60 ans en arrière.

Vous aimerez aussi ? Palm Springs, l’antre du Mid-Century Modern