vieillir sereinement

Oser être soi avec Odile Jacobs

Ancienne infirmière accoucheuse, Odile Jacobs a lancé sa marque de prêt-à-porter éponyme comme un puissant cri du coeur, une affirmation de son identité et une invitation adressée à toutes les femmes de s’accepter avec fierté et élégance.

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Odile Jacobs fait partie des femmes au rayonnement contagieux. A 50 ans (bientôt 51), elle regarde les années devant elle avec gourmandise. « Au plus je vieillis, au mieux je me sens dans ma peau. L’existence ne consiste pas à rester jeune. On traverse des étapes et c’est ça qui est beau. Une fois qu’on est bien dans sa tête, le corps rayonne tout aussi fort. » Infirmière accoucheuse pendant 24 ans, elle a aidé les femmes à donner la vie. Elle les habille à présent avec la même attention. « Quand je travaillais à l’hôpital, je m’adaptais à chacune. Aujourd’hui, c’est pareil. Quand une cliente entre chez moi, je sais quel modèle va la mettre en valeur. Voir la surprise dans son regard, en se découvrant dans une de mes robes, est un vrai cadeau. »

odile jacobs

Ses conseils mode ? Explorer son style, s’ouvrir à la nouveauté. « Les pièces oversized que je crée sont à taille unique. A chacune de s’en emparer en étant créative, en connaissance de son corps, sans ceinture ou avec, qu’on positionne où on veut. C’est plus intéressant que de se dire : ce n’est pas pour moi parce que je suis trop grosse ou trop âgée. J’aime l’élégance et la fierté. J’apprécie l’époque de Coco Chanel, quand on s’habillait pour aller à la plage. Une femme de 50 ans vêtue comme sa fille, cela ne me parle pas. Ni une femme mûre en robe avec des baskets. Mais c’est mon regard. En Afrique, les femmes sont toujours habillées. On a un peu perdu cela et c’est important de le retrouver. »

odile jacobs

Sa collection de robes en wax qu’elle dessine et fait réaliser au Ghana est le parfait reflet du chemin initiatique qu’a parcouru Odile Jacobs pour se reconnecter à son identité profonde. « Avant, je ne portais que du noir, gris, blanc ou bleu marine. J’ai compris par la suite que la couleur, c’est la vie. Mettre une robe aux imprimés chatoyants, c’est assumer le regard d’autrui. J’ai fait tout un travail sur moi pour pouvoir m’accepter, avec l’aide de mon mari, parce que j’étais fatiguée d’essayer d’être comme les autres. Quand j’étais petite, je voulais ressembler à une Blanche, mais quoi que je fasse, c’était évidemment mission impossible. J’étais différente et je devais l’assumer. Le wax a été le lien qui me reliait à mes racines et qui m’a permis de laisser s’exprimer ma créativité. Porter du tissu wax dans des coupes européennes, c’est ce qui me définit le mieux puisque je suis d’origine africaine et je suis née en Belgique. »

www.odilejacobs.com – Essayages sur rendez-vous au showroom de Bruges et pop-up stores (s’inscrire à la newsletter pour être informée).

 


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