sleep divorce

Le sleep divorce pour des nuits plus sereines

Et si avoir le lit juste pour soi-même permettait à la fois de mieux dormir et de renforcer son couple ? Une question à laquelle répond la tendance actuelle du sleep divorce.

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Si vivre à deux en permanence ne constitue pas toujours un long fleuve tranquille, dormir ensemble n’est pas toujours une partie de plaisir non plus. À tel point que certains partenaires privilégient le fait d’avoir leurs propres lits. Pour profiter de leur bien-être et d’une nuit plus réparatrice. C’est ce qu’on appelle le sleep divorce.

Le sleep divorce, de quoi s’agit-il ?

Le sleep divorce ou « divorce du sommeil », un phénomène popularisé depuis 2020, au début de la crise du Covid. Certains couples ont décidé de dormir séparés, de peur de se contaminer. La menace disparue, l’habitude est restée parmi une partie de la population. Comment définir cette pratique ? Pour Shelby Harris, directrice du département de la santé du sommeil du site Sleepopolis, « le sleep divorce consiste à dormir séparément, chacun dans son lit ou sa chambre en vue de profiter d’une bonne nuit et d’éviter ainsi les symptômes du manque de sommeil ».
Selon un sondage publié dans le Daily Telegraph, la part des adeptes du sleep divorce concernerait environ 15% des couples.

Témoignage : « Dormir seule, j’en ai besoin »

Une pratique loin d’être marginale, mais que l’on n’a pas toujours envie de révéler, de peur du qu’en-dira-t-on. Marie, la quarantaine, témoigne : « J’aime mon mari et notre union est parfaite. Sauf sur un point qui m’horripile : sa tendance aux ronflements et à se retourner dans son sommeil. Cela perturbe mes nuits, avec un effet négatif sur mon boulot en journée. Nous avons donc décidé de dormir chacun dans notre chambre durant la semaine. Mais nous apprécions nous retrouver dans le même lit le week-end. Comme une redécouverte de nos premières fois. Cela pimente notre vie sexuelle. »

Pourquoi adopter le sleep divorce ?

Plusieurs raisons peuvent inciter les partenaires à profiter d’une nuit en solo, chacun dans son lit :

  • Des horaires et des rythmes du sommeil différents. Comme la difficulté de concilier les heures du coucher entre un.e couche-tôt et/ou un.e couche-tard.
  • Les ronflements du partenaire.
  • Une heure de réveil différente pour chacun.e.
  • Mouvements nocturnes répétés pour un partenaire.
  • Préférences personnelles quant à la literie.
  • L’envie de se créer un espace personnel.
  • La réduction des effets d’une somnophobie liée au fait de dormir avec quelqu’un.
  • Le besoin de place. Notamment pour celles et ceux qui aiment pratiquer l’étoile de mer.

Quelques limites à prendre en compte

Si le sleep divorce semble être une idée intéressante sur le papier, elle n’est pas pour autant saluée par tous. Comme Annie Desroches, sexologue : « Si je peux comprendre les avis positifs rendus sur le fait de dormir séparément, je ne suis pas objectivement favorable à sa pratique sur le long terme. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce moment du coucher constitue bien souvent le seul moment où les partenaires se retrouvent seuls, pour discuter de choses positives comme négatives, sans la présence de tiers. Un moment d’intimité capital à mes yeux. L’absence de proximité physique, avec des corps qui ne se touchent plus, qui ne suscitent plus le désir, peut aussi créer des conséquences sur le long terme. Le sleep divorce peut être vu comme un jeu au début, mais à la longue, on ne peut pas prévoir les effets qu’ils auront sur le couple. »

 

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