gynécologue

Faut-il accompagner sa (petite-) fille pour une première visite chez le gynécologue ?

Les années passent et votre (petite-)fille a atteint l’âge où elle doit passer un cap important dans sa vie. Celui de la première visite chez le gynécologue. Un moment qu’il convient d’aborder avec elle avec tact. Souhaite-t-elle être accompagnée ?

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Un rite de passage qui se prépare

Aujourd’hui, mère et grand-mère ont souvent une image bien différente de celle des décennies passées. Quinquagénaires ou dans la petite soixantaine, elles sont souvent ouvertes d’esprit et complices. Rien d’étonnant donc pour elles à devoir faire face à une possible demande d’accompagnement pour une première visite chez le gynécologue. Un passage parfois difficile à franchir pour certaines jeunes filles. Un rite que certaines accomplissent seules, tandis que d’autres réclament et apprécient un soutien psychologique.

A la question de savoir s’il faut (ou pas) accompagner la jeune fille, la réponse correcte n’existe pas. Elle seule a la décision, selon son caractère. Mais une présence familiale peut être bénéfique. Rassurante. Il peut être utile également de discuter entre « femmes » de l’examen avant la date fixée. Histoire de désamorcer quelque peu le sujet.

Quel gynécologue choisir ?

Le choix d’un gynécologue masculin ou féminin est effectué selon le feeling de la jeune fille. Le praticien sera souvent celui fréquenté par la mère ou des amies de classe, une soeur.
Une première visite qui prendra parfois plus de temps que nécessaire, en fonction des questions posées par la jeune patiente. Un médecin attentionné va rapidement déceler la peur chez sa patiente. A lui de se montrer prévenant et d’y aller en douceur. Il doit savoir mettre la jeune fille à l’aise. Pour créer de la confiance et un lien à développer lors des visites ultérieures.

Un trait d’humour, une remarque agréable devraient suffire à rompre la glace.

Un examen en face à face

Avant de débuter l’examen, le médecin demandera à la mère ou la grand-mère de quitter le cabinet et rejoindre la salle d’attente. Une nécessité. Pour respecter à la fois la pudeur de la jeune patiente et le secret médical. Ce qui se passe dans le cabinet doit rester dans le cabinet. Et la jeune fille parlera plus facilement sans la présence d’un adulte à ses côtés. Si l’accompagnante reste présente, le risque est de la laisser parler à la place de la jeune fille. Une erreur à éviter.

Durant l’échange seront abordées les questions du premier rapport éventuel, de la contraception ou celle relative à la vaccination contre le papillomavirus. Notamment. Par la discussion, le médecin détectera d’éventuels examens à pratiquer. Et certainement si la visite a été réclamée par la jeune fille.

Tout ne sera pas abordé lors de cette première séance qui ne devra pas, idéalement, dépasser le quart d’heure. Lors de cette première rencontre, le but est d’amorcer la relation entre médecin et jeune patiente. La rencontre suivante aura lieu dans un délai de 1 à 3 mois environ.

La présence, rassurante, de la grand-mère ou de la mère lors de cette première étape constitue sans nul doute une plus-value bienvenue. Il est à parier que la jeune fille ne réclamera plus votre présence pour les prochaines visites chez le gynécologue.