Le secret de la délicieuse galette des rois

On l’aime pour sa douceur et sa saveur d’antan, l’onctuosité de sa frangipane, ses amandes pilées à la main, sa pâte feuilletée finement dorée à l’oeuf,… Et par dessus tout, pour son goût du partage !  De toutes nos traditions gourmandes, c’est celle qui met le plus d’étoiles dans les yeux de nos petites reines et jeunes rois d’un jour…  Mais quel est donc le secret de cette délicieuse galette ?

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La galette des rois : un gâteau chargé de symboles

Si la création de la Galette des rois et de sa notoire tradition ne date pas d’hier mais bien de l’époque de la Rome Antique, elle n’en est pas moins très souvent encore méconnue du plus grand nombre.

Nous en avons relevé l’historique, pour vous, dans le très attrayant « Dictionnaire Gourmand » de Marie-Hélène Baylac. En voici un petit extrait qui éclairera judicieusement nos lanternes !

Pas de galette des Rois sans fève ! Déjà à Rome, lors de la fête des Saturnales, on s’en servait pour tirer au sort un « roi d’un jour » qui devenait le maître de la maison pour 24 heures. On ne sait pas vraiment par quelles voies la coutume s’en perpétua dans la galette des Rois, mais, à Paris, au 13e siècle, les marchands ambulants criaient déjà « Gastel a feve ». Les récits sur la vie à la Cour foisonnent en textes sur le tirage du roi : le 5 janvier 1521, la fève échoit au comte de Saint-Pol, François Ier lui déclare la guerre à coups de boules de neige, de fruits et d’œufs … En 1684, à Versailles, on tire les rois à cinq tables ; les heureux élus désignés par les fèves choisissent leurs ministres et ambassadeurs, on simule alliances et traités, Louis XIV goûte tant le divertissement qu’il demande qu’on tire à nouveau les rois la semaine suivante ! Pièce d’or chez les riches, graine de légumineuse chez les autres, la fève devient de céramique ou de porcelaine au 19e siècle, jusqu’à intéresser les collectionneurs (les fabophiles).

Chacun sait qu’on ne partage pas la galette n’importe comment mais selon un rite également très ancien : la galette est découpée sous une serviette ; on se doit de réserver une part à un pauvre (ce pouvait être aussi la « part de l’absent » qu’on conservait, parfois une autre part était pour la Vierge); les autres parts sont attribuées par le plus jeune de l’assemblée caché sous la table. Ici aussi, le rite remonte à l’Antiquité romaine ; il ne faut pas que la main de l’homme fausse le sort.

La recette facile de la galette des rois

Ingrédients :

  • 2 pâtes feuilletées
  • 125 g de poudre d’amande
  • 125 g de beurre mou
  • 125 g de sucre
  • 2 oeufs
  • 1 jaune d’oeuf
  • 1 fève

Préparation :

  1. Préchauffez le four à 220 degrés. Travaillez le beurre mou avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Ajoutez la poudre d’amandes et les 2 œufs. Mélangez bien.
  2. Déroulez la pâte sur la plaque du four sur feuille de cuisson. Garnissez le centre avec la frangipane et étalez-la à 2 cm du bord. Déposez la fève. Recouvrez avec la deuxième pâte feuilletée. Soudez les deux pâtes en pressant le tour avec vos doigts, puis retournez le bord comme un ourlet en le pressant. Marquez le bord avec les dents d’une fourchette.
  3. Badigeonnez la surface de la galette avec le jaune d’œuf dilué dans un peu d’eau froide, à l’aide d’un pinceau. Avec la lame d’un couteau, dessinez des croisillons sur le dessus. Piquez légèrement la pâte pour éviter qu’elle ne gonfle trop.
  4. Faites cuire la galette environ 20 minutes jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée.

Notre astuce : pour qu’elle soit moins sèche, vous pouvez ajouter une couche de confiture d’abricot ou de compote de pommes sur la pâte avant de mettre la frangipane.

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