Mode
Anvers, pôle de la mode
Fermé durant trois ans et demi pour faire peau neuve, le musée de la Mode rouvre ses portes en grande pompe début septembre avec un programme ambitieux. Le MoMu nouveau se profile plus que jamais comme le ferment d’une réflexion ouverte et intense sur la mode. Voici un aperçu de son offre exceptionnelle.
Mode 2.021 Anvers – Mode/Engagée. Jusqu’en janvier 2022, le programme du MoMu se décline en expositions captivantes, projets en plein air, promenades thématiques dans la ville et animations en tout genre.
La mode dans la collection du MoMu. Au rez-de-chaussée, une nouvelle salle accueille une exposition permanente dédiée à l’avant-garde belge et à la mode internationale. L’exposition sera renouvelée chaque année pour présenter la majeure partie de la collection, des pièces d’archives aux plus contemporaines. Sans oublier les créations d’étudiants du département mode de l’Académie des Beaux-Arts.
E/MOTION – Mode en transition. Évolution dans les idéaux de la beauté, crises, émigration, attentats du 11 septembre, questions identitaires… La mode est au cœur de notre société en mouvance et les créateurs y jouent un rôle prépondérant dans la création d’images et de sens. Cette exposition montre comment la mode traduit ces mutations, émotions et préoccupations. La mode est faite d’émotion et donc toujours en devenir.
P.LACE.S – Regards entrelacés sur la dentelle anversoise. Cette exposition met en lumière le rôle prépondérant de la ville d’Anvers dans la production et le commerce de la dentelle. Le MoMu retrace cette histoire à travers un parcours d’expositions reliant cinq sites dans la ville. Le musée instaure ainsi un dialogue unique entre l’artisanat historique et la mode actuelle.
Mode 2.021 Anvers – Mode/Engagée, jusqu’au 23 janvier inclus. La mode dans la collection du MoMu, exposition permanente. E/MOTION – Mode en transition, jusqu’au 23 janvier inclus au MoMu. P.LACE.S – Regards entrelacés sur la dentelle anversoise, du 25 septembre au 2 janvier inclus au MoMu et sur quatre autres sites. Infos : www.momu.be.
Pop art
Double exposition
En consacrant une double exposition à cet artiste, Bozar comble haut la main le grand vide laissé par la dernière rétrospective qui lui a été consacrée en 1992. « Œuvres de la collection de la Tate, 1954-2017 », la première des deux expositions, regroupe plus de 80 peintures, dessins et photos de la collection de la Tate. Cette rétrospective couvre l’ensemble de la longue carrière de l’artiste aujourd’hui âgé de 83 ans. La deuxième exposition, « L’arrivée du printemps, Normandie, 2020 », permet d’admirer ses œuvres les plus récentes. Lors de son séjour en Normandie lors du premier confinement, l’artiste a « peint » sur son iPad le renouveau de la nature au printemps. Des représentations très colorées de la beauté de Dame nature pour nous rappeler combien il est important de continuer à aimer la vie malgré ces temps troublés. Comme l’a dit David Hockney : « Do remember they can’t cancel the spring » (Rappelez-vous qu’ils ne peuvent pas annuler le printemps). Imprimés sur du papier de qualité, les tableaux de cette série sont exposés dans leur intégralité à Bozar.
David Hockney, « Œuvres de la collection de la Tate, 1954-2017, » et « L’arrivée du printemps, Normandie, 2020 ». Du 8 octobre au 23 janvier 2022 à Bozar à Bruxelles. Infos : www.bozar.be.
Art figuratif
L’homme
La représentation de l’homme est un élément récurrent dans l’histoire de l’art, des parois de la grotte de Lascaux aux murs des musées d’art contemporain. Le sujet universel par excellence qui marque de sa présence toutes les formes d’expression artistique, du dessin à la photographie en passant par la sculpture, et sous des formes diverses – autoportraits, corps idéalisés, portraits officiels, scènes du quotidien, performances et autres. Au 20e siècle, période riche en révolutions visuelles, la représentation se libère des notions de la beauté classique pour exprimer la subjectivité de l’artiste, son rapport au monde et sa conception de l’art. Cette exposition présente entre autres des œuvres de Pablo Picasso, Alexej von Jawlensky, Joan Miró et Germaine Richier.
Figures, jusqu’au 17 décembre à la Galerie de la Béraudière, rue Jacques Jordaens 6 à Bruxelles. Infos : www.delaberaudiere.com.
Photographie
En observateur
Hangar accueille la première rétrospective du photographe anglais Martin Parr (°1952) en Belgique. Elle retrace ses quarante ans de carrière à travers quinze séries emblématiques. Plus de 400 photos colorées et décalées, pleines d’humour et d’ironie, se déploient sur les trois étages du Hangar. « Chroniqueur de notre temps », Martin Parr scrute le monde d’un regard espiègle et réalise des images étranges, souvent exagérées ou grotesques. Avec un humour typiquement anglais, il photographie – parfois de manière impitoyable – notre société occidentale, façonnée par la consommation de masse et ses politiques défaillantes. En plus d’œuvres de séries célèbres comme The Last Resort, Think of England, Luxury and Common Sense, l’exposition présente également ses premières séries Bad Weather et Non Conformists.
Martin Parr, Parrathon, du 17 septembre au 18 décembre au Hangar Photo Art Center, place du Châtelain 18, Bruxelles. Infos : www.hangar.art.
Mode
Le talent bruxellois
Si l’Académie de la Mode d’Anvers est plus souvent sous les projecteurs – voir aussi la réouverture du MoMu début septembre –, la mode bruxelloise n’a rien à lui envier. L’exposition Brussels Touch lève le voile sur son savoir-faire, sa créativité et cet esprit qui n’appartient qu’à Bruxelles. Vous pourrez y admirer le talent de pas moins de 32 créateurs parmi lesquels des pointures internationales comme Annemie Verbeke, Anthony Vaccarello, Christophe Coppens, Delvaux, Elvis Pompilio, Girls from Omsk, Jean Paul Knott, Olivier Theyskens, Sandrina Fasoli, Sofie d’Hoore et bien d’autres. Brussels Touch met en lumière les caractéristiques de ce contre-courant de la mode belge, des années 80 à nos jours.
Brussels Touch, jusqu’au 22 mai 2022 au Musée Mode & Dentelle de Bruxelles. Infos : www.fashionandlacemuseum.brussels.
Livres
Spectaculaire nature
Marsel van Oosten est passé maître dans l’art de combiner composition, éclairage, couleur et perspective. Le photographe néerlandais est également le seul à avoir décroché les titres de « Wildlife Photographer of the Year » (photographe animalier de l’année), « International Nature Photographer of the Year » (photographe naturaliste international de l’année) et « Travel Photographer of the Year » (photographe de voyage de l’année). Dans son travail, il s’efforce toujours de délaisser le superflu pour se concentrer sur l’essentiel. Ce livre d’une grande puissance visuelle est une ode à la nature dans toute sa beauté, sa diversité mais aussi sa vulnérabilité. Il montre ce que la nature peut offrir à l’heure où de plus en plus d’espèces animales sont menacées d’extinction et où des zones naturelles étendues disparaissent à un rythme effréné.
Marsel van Oosten, Mother, a Tribute to Mother Earth, 320 pages, disponible en anglais et en néerlandais. Éditeur : TeNeues. Infos : www.teneues.com.
Crédits Photos à la une : David Hockney, My Parents 1977, Tate Collection © David Hockney.