Simone Signoret

Simone Signoret aurait eu 100 ans

Un regard pénétrant, un langage direct et le souci de se battre pour des idées. Simone Signoret reste un modèle pour des générations de femmes.

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Simone Kaminker aurait-elle eu le même destin que Simone Signoret, son nom de scène ? Peu importe au fond. Cette icône du cinéma aurait eu 100 ans ce jeudi 25 mars. Comment aurions-nous pu passer outre un petit hommage rendu à une femme à l’héritage artistique précieux. Qui a joué de merveilleux rôles de femme mature. La cinquantaine lui allait si bien.

Une carrière riche et variée

Débutée en 1946 avec le film à succès Macadam, la carrière de Simone Signoret reste marquée par son passage aux Etats-Unis. Où elle acceptera un rôle dans un film qui lui offrira un Oscar en 1960 : Les Chemins de la haute ville (réalisé par Jack Clayton). Il lui faudra attendre 1978 pour obtenir un César, avec un rôle dans La Vie devant soi (Moshé Mizrahi). Deux films qui composent, avec d’autres classiques, une filmographie longue comme le bras : La Nef des fous, Police Python 357, Thérèse Raquin, Les Sorcières de Salem, Les Granges brûlées, L’Etoile du Nord….
Présente sur la toile comme sur les planches, Simone Signoret a laissé également des ouvrages devenus des best-sellers, comme Adieu Volodia ou La Nostalgie n’est plus ce qu’elle était.

Une vie privée tumultueuse

Mariée à Yves Allégret en 1948, Simone Signoret le quitte un an plus tard, pour Yves Montand. Avec qui elle vivra une histoire d’amour tumultueuse. Qui a failli se briser sur une autre légende du cinéma, Marilyn Monroe. Maîtresse d’Yves Montand durant son passage à Hollywood. Mis en danger mais non coulé, le couple Signoret-Montand restera uni jusqu’à la mort de l’actrice. Victime d’un cancer du pancréas, Simone Signoret décède le 30 septembre 1985 à l’âge de 64 ans.

Une femme engagée

Outre sa brillante carrière, Simone Signoret a laissé un formidable héritage, celui d’une femme qui n’a jamais renoncé à se battre pour ses idées. Proche du parti communiste, elle n’a pourtant pas hésité à dénoncer les coups de force soviétiques en Europe de l’Est, où à se mobiliser pour la défense des boat people. Notamment.

Aujourd’hui, de nombreuses femmes suivent ses traces dans différents combats entamés pour faire bouger les lignes. Et améliorer davantage le sort des femmes.

Simone Signoret en cinq films

Casque d’Or (Jacques Becker, 1952). Si le film peut paraître bien désuet aujourd’hui, il permet de découvrir une Simone Signoret amoureuse de Serge Reggiani.

La Veuve Couderc (Pierre Granier-Deferre, 1971). Encore un portrait de femme seule et forte qui fait face avec courage à l’adversité. Un face-à-face magnifique avec Alain Delon.

L’Armée des ombres. Un film sur la Résistance réalisé par Jean-Pierre Melville en 1969 et dans lequel Simone Signoret livre une dernière scène tout simplement poignante. Tout dans le regard.

 

Les Diaboliques. Un thriller angoissant jusqu’à la fin pour ce film réalisé par H.G. Clouzot en 1955. Un chef-d’œuvre.

 

Le Chat. (Pierre Granier-Deferre, 1971) Tout cela pour un chat direz-vous. Et pourtant, quel duo formé par Simone Signoret et Jean Gabin. A revoir absolument.

 

Photo : Getty Images


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