don d'organe

Autoriser (ou pas) un don d’organe(s), comment s’y prendre ?

A l’occasion de la journée mondiale du don d’organe qui a lieu ce 17 octobre, il n’est pas inutile, sans doute, de revenir sur les modalités pratiques. Encadrées par une nouvelle modification de la loi belge. Explications.

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Donner un organe ou avoir besoin d’une greffe de tissu ou de cellules suscite encore bien des questions parmi le grand public. Partagé entre crainte et méconnaissance d’un sujet qui concerne pourtant de nombreux malades. Et dont la survie dépend souvent de la générosité d’autrui, ou d’un geste posé par la famille d’un défunt. Mais le don ne se fait pas sans un encadrement législatif. La loi a subi de récentes modifications. Lesquelles ?

Les dons d’organe en bref

Pour mieux souligner l’importance de la thématique, il est sans doute nécessaire de se pencher sur quelques données chiffrées, plus parlantes qu’un long discours. Selon les chiffres officiels de 2019 disponibles auprès du Ministère de la santé, qui tient un registre national, 380 967 personnes se sont portées volontaires pour donner l’un de leurs organes. A l’inverse, 198 655 personnes ont notifié leur refus de dons.

De nouvelles modalités d’application depuis juillet 2020

Pour rappel, la Belgique s’est dotée en 1986 d’une loi relative au prélèvement et à la transplantation d’organes. Axée sur le consentement implicite. Soit un prélèvement autorisé après le décès, sauf refus exprimé. Soit le principe du « qui ne dit mot consent ». Une loi plusieurs fois modifiée. En 2019 notamment en ce qui concernait les différentes façon d’enregistrer ses volontés dans une base de données centrale. Une nouvelle modification a encore eu lieu le 1er juillet 2020. Dorénavant, vous pouvez enregistrer vos souhaits par plusieurs canaux. Par le biais d’une déclaration à l’administration communale, mais aussi en confiant vos volontés à votre médecin qui se chargera de la procédure ou, enfin, en passant par un enregistrement en ligne. Sur le portail www.masanté.be

S’enregistrer, pour qui ? Pourquoi ?

Qui peut s’exprimer ? Toute personne majeure et capable de discernement, inscrite au registre de la population. Pourquoi s’enregistrer ? Le principe de base de la loi reste identique. Par défaut, vous serez donc reconnu comme donneur potentiel à l’heure de votre décès. Si vous souhaitez vous opposer à un prélèvement, vous devrez le signaler par la déclaration faite. Qui permet aussi de choisir l’usage des organes prélevés.

Tous les détails pratiques, trop longs pour être résumés ici, sont disponibles sur le site du ministère de la Santé : https://www.health.belgium.be/fr/don-dorganes-de-nouvelles-modalites-partir-du-1er-juillet-2020
Une modification de la loi qui devrait rassurer les donneurs potentiels. Plus ils seront nombreux et plus grand sera l’espoir de ceux qui attendent de recevoir un organe pour (re)vivre.

Note : pour les infos sur la journée mondiale du don d’organes et de tissus, c’est ici https://www.journee-mondiale.com/74/journee-mondiale-du-don-d-organes-et-de-la-greffe.html