investir à 50 ans

Investir à 50 ans ? Tout reste encore possible

Aujourd’hui, avoir 50 ans ou plus ne constitue plus un frein à l’épanouissement personnel. Ni aux envies d’investissement. Tout reste à réaliser, même si cela demande de bien cibler ses projets. La brique, une bonne assurance-vie ? Et si vous manquez de liquidités, un emprunt est-il toujours possible ? Oui, même à plus de 60 ans.

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La cinquantaine bien avancée, certains envisagent la retraite avec une crainte, celle de ne pas avoir assez de revenus pour la vivre pleinement. Et se pose alors une question qui mérite réflexion : comment placer son patrimoine actuel pour le faire fructifier au mieux et se constituer un bas de laine supplémentaire ? Bienvenu au moment de décrocher de la vie professionnelle.

Premier conseil délivré par les professionnels : éviter toute précipitation, se poser pour examiner au mieux les choix possibles. Pour ne pas se lancer à l’aveuglette dans un placement jugé à première vue prometteur mais plutôt risqué.

Vous avez la peur au ventre de voir les portes se fermer devant vous du fait de votre âge ? Une erreur, car les possibilités de placements et de prêts sont encore bien réelles, même après 60 ans. Et même la retraite atteinte. En gardant toutefois à l’esprit la nécessité de diversifier les fonds investis et de ne pas opter pour l’aventure. La règle à suivre est simple. Face à votre capital disponible, gardez 20 % sous le coude (ou environ six mois de salaire net) en cas de besoin immédiat, placez 20 % à moyen terme et investissez le reste.

La brique, ce placement incontournable

L’immobilier reste encore et toujours le placement préféré des Belges. Et sans doute la solution la plus intéressante face à la volatilité des marchés. La brique dans le ventre que nous avons presque tous est bien réelle. Devenir propriétaire est souvent le premier souhait des jeunes actifs. Au final, le bien acquis et remboursé vous aura octroyé un rendement inégalé face aux autres placements dits classiques.

Prenons maintenant la situation où votre maison est payée. L’envie d’acquérir un autre bien vous titille ? Pour le mettre en location et récolter un loyer ? Les taux sont encore bas, donc avantageux. Mais l’octroi de prêts par les banques se resserre et celles-ci réclament de plus en plus d’apport personnel au départ.
A cela s’ajoute aussi le fait que mettre un bien en location n’est pas sans risques ni soucis.

De fait, louer son bien est rarement un long fleuve tranquille. Il vous faudra gérer les loyers (parfois payés en retard), les dégâts locatifs, les rotations de locataires avec les soucis administratifs à la clé…
Et acheter un bien pour le louer, d’accord, mais lequel choisir ? Un kot, une maison, un appartement, un garage ou une part dans une résidence service ? Autant de possibilités à étudier et qui se révèlent différentes à gérer.
Avec l’augmentation du parc automobile en Belgique et les soucis de stationnement dans les villes, les garages ont la cote aujourd’hui. Comptez entre 29.000 et 30.000 euros pour un garage que vous pourrez facilement louer à 80 euros par mois. Contrairement aux autres biens immobiliers, son entretien est modique et, sauf exception, le risque de vide locatif quasi nul. Il serait bien étonnant de vous voir avec votre garage non loué sur les bras.

Emprunter ? Toujours possible à plus de 50 ans

Acheter d’accord, mais comment financer ce bien immobilier ? Sur fonds propres ? La solution idéale qui réglerait vos inquiétudes liées à l’âge. En effet, même si l’on a coutume de dire que les discriminations liées à l’âge sont interdites, elles existent pourtant bel et bien. Si vous allez voir les banques pour un emprunt lié à un achat immobilier, votre âge risque de jouer contre vous. Notamment concernant le solde restant dû (une assurance-vie en cas de décès durant le prêt). Et plus encore si votre santé n’est pas parfaite. Mais tout le monde n’a pas la possibilité ou l’envie d’immobiliser un tel investissement.

Si vous avez dépassé la soixantaine, les refus risquent d’être plus nombreux que les accords. La fourchette (officieuse, car non légale) d’âge pour le remboursement varie entre 70 et 80 ans. Emprunter dans la cinquantaine reste donc parfaitement possible, et plus encore si vous avez des garanties à apporter. Comme la durée d’emprunt moyenne tourne autour des 13 ans, il vous reste de la marge avant d’essuyer le refus définitif. L’idéal est de pouvoir rembourser à 70 ans au maximum.

De l’immobilier, mais boursier

Si vous aimez la brique, il n’est pas obligatoire de la posséder physiquement. Pourquoi ne pas passer par la Bourse ? Les SIR (ou Sociétés Immobilières Réglementées) vous permettent d’investir dans l’immobilier sans avoir les soucis liés aux emprunts, aux charges locatives, etc. Ces sociétés (Montea, WDP, Intervest, Aedifica, Leasinvest…) investissent aussi bien dans les bureaux, que les commerces, les kots ou les garages. Placer votre argent dans ces sociétés vous permettra de récolter des dividendes.
Au vu des résultats engrangés en 2018, misez davantage sur les SIR qui investissent dans le résidentiel ou la logistique. Le risque que vous pouvez subir avec un placement dans les SIR est le même que celui d’un placement traditionnel en Bourse. A titre d’exemple, Aedifica, une SIR qui investit dans l’immobilier de santé, a proposé pour l’exercice 2018/2019 un dividende brut de 2,80 euros, en hausse de 12 %.

Une assurance-vie ? Une bonne idée

Nul ne sait ce que les aléas de la vie nous réservent. Et plus encore quand les années passent. Placer une part du patrimoine dans une bonne assurance-vie est judicieux.  Pour ce type de placement, faut-il préciser que plus le contrat est fixé tôt, plus le revenu final sera élevé ? L’assurance-vie est proposée par la plupart des compagnies. Votre obligation première sera de comparer les conditions proposées et leurs taux d’intérêt et de choisir entre la branche 21 ou 23. Pour simplifier, la branche 21 offre un revenu garanti et une protection en cas de faillite de la compagnie d’assurance. Elle est à garder au moins 8 ans pour bénéficier de l’exonération fiscale. La branche 23, par contre, dans laquelle votre argent est placé dans un fonds d’investissement, se montre plus rentable mais plus risquée puisque vous ne disposez pas de protection. Le choix dépendra de votre profil d’investisseur.

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