Private banking : du sur-mesure pour la gestion de vos avoirs

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Comment se passe le premier entretien entre le banquier et le client qui veut lui confier la gestion de sa fortune ?

Dans un premier temps, il faut apprendre à se connaître, et, en particulier, cerner s’il y a une convergence sur le plan des valeurs, et cela au-delà du bla-bla commercial. Ce n’est qu’ensuite qu’il faut se dévoiler. Il s’agit de donner une idée de son patrimoine et de ce que l’on souhaite en faire : en vivre, le conserver, le faire grandir, le transmettre ou encore le donner. Il faudra parler de l’écart entre ses revenus et ses dépenses. On devrait également aborder la situation familiale, et en particulier si celle-ci est atypique ou délicate.

Faut-il miser sur des placements à risque pour espérer récupérer les frais engagés ?

Aujourd’hui, les placements peu risqués, style obligations d’Etats européens, ne rapportent vraiment pas beaucoup. Dès lors, confier à un private banker un portefeuille qui ne serait composé que de tels actifs risque, après frais et impôts, de rapporter encore moins qu’un livret d’épargne. Donc, dans les circonstances actuelles, ma réponse sera qu’effectivement couvrir les frais demande une certaine prise de risque.

Quid du recours en cas de malversation ou de placements trop risqués ou trop beaux pour être honnêtes ?

Le point le plus important à retenir en la matière est que les avoirs déposés sur un compte-titres, compte géré par votre gestionnaire, continuent de vous appartenir. Quand bien même le gestionnaire ferait faillite, l’action Solvay et le fonds JP Morgan qui figurent sur votre compte sont les vôtres, et restent les vôtres, et les créanciers du gestionnaire n’ont aucun droit sur ces actifs. La santé financière du gestionnaire est donc sans aucune forme d’incidence sur le client.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de risque, bien sûr. Le premier risque est que le gestionnaire soit un mauvais gestionnaire, dans le sens où il investit mal votre argent, et donc que votre patrimoine offre une piètre performance en regard du risque pris et des performances des autres gestionnaires.
Il convient aussi de rester méfiant envers ceux qui promettent des rendements irréalistes.

Private banking, mode d’emploi

Cet article vous donne envie de confier vos (gros) actifs à un gestionnaire ? Oui, mais comment le choisir ? Une question à laquelle il n’est guère aisé de répondre. La réponse varie au cas par cas. Il faut cependant savoir que l’accompagnement individuel ne sera pas le même si vous débarquez avec 100.000 euros ou avec 10 millions d’euros. Le ticket d’entrée ne donne pas droit aux mêmes prestations pourrait-on dire. Il faut savoir aussi si vous souhaitez confier l’intégralité de la gestion de votre patrimoine au private banker, ce gestionnaire sur mesure. Comme pour beaucoup d’activités, la comparaison entre les banques doit primer. Les frais peuvent être conséquents, force est de le constater. Toutes les banques proposent les services de private banking mais avec des accès aux services différents. D’une manière générale, il s’agit pour elles de viser des clients nantis. Comme le souligne Etienne de Callataÿ dans l’article publié ci-contre, les tarifs élevés parfois demandés pour les services offerts ne sont nullement une garantie de qualité supérieure. Autant le savoir.


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