urticaire aquagénique

L’urticaire aquagénique, cette rare allergie à l’eau

Dans la série des maladies étranges, l’urticaire aquagénique occupe le haut du panier. Une pathologie qui transforme tout contact avec l’eau en une épreuve douloureuse.

Reading Time: 2 minutes

Imaginez que votre longue douche prise après une journée épuisante ne vous apaise pas mais vous fasse crier de douleur. Impossible pensez-vous ? Et pourtant tel est le quotidien de ces femmes atteintes par l’urticaire aquagénique. Une rareté médicale mais bien présente parmi la gent féminine.

L’urticaire aquagénique, de quoi s’agit-il ?

Peu présente dans la littérature médicale et encore moins dans les médias, la pathologie qualifiée d’urticaire aquagénique fait figure de curiosité. Comment, en effet, comprendre que l’on puisse souffrir d’un simple contact avec celle à qui l’on doit la vie : l’eau ? Et pourtant, telle est la réalité avec cette allergie handicapante. De l’eau douce ou salée, froide ou chaude, qu’importe. La réaction sera présente. Déclenchée par le système de défense de l’organisme.

Une allergie à ne pas confondre avec le prurit aquagénique, une autre maladie liée à l’eau. Aujourd’hui, le monde scientifique ne peut apporter d’explications définitives quant à cette pathologie qui ne concerne que l’eau en contact avec la peau. Pas l’eau présente dans le corps.

Si l’urticaire aquagénique se veut spectaculaire et douloureux, la maladie reste heureusement assez rare (soit un cas sur 230 millions de personnes). Avec un profil féminin.

Quels sont les symptômes ?

  • Boutons, démangeaisons
  • Sensation de brûlure
  • Urticaire
  • Cloques purulentes
  • Difficultés à déglutir et à respirer
  • Possible perte de connaissance

Autant de symptômes qui disparaissent après quelques heures et le séchage de la peau.

Une allergie sans traitement

Pour qui souffre d’urticaire aquagénique, aucun traitement spécifique ne peut supprimer les symptômes associés. Pour soulager les personnes victimes de cette allergie, il ne reste que la prise d’antihistaminiques (type H1) voire des séances de photothérapie (des ultraviolets). Avec des effets variables d’une personne à l’autre.

Cette maladie rare se révèle peu étudiée, au vu du faible pourcentage de personnes concernées. Elle a le (seul) mérite de mettre l’accent sur ces maladies rares pour lesquelles les recherches ne sont pas une priorité. Laissant des patients dans la douleur.
Si le problème vous concerne, il est possible de trouver un spécialiste de l’urticaire proche de chez vous sur le site belge www.stopurticaire.beLe médecin réalisera au préalable un test pour vérifier si l’urticaire est réellement lié à l’eau et non pas à des facteurs extérieurs, comme la pollution de l’eau en cas de baignade en nature ou le chlore présent dans les piscines.


© Fiftyandme 2022