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Bien dans son corps et dans son poids

Pas de régimes draconiens mais de bonnes associations alimentaires qui favorisent la digestion et l’assimilation des nutriments, une diminution du sucre, de l’exercice physique régulier et une bonne dose d’estime de soi. Conseils raisonnés pour améliorer son hygiène de vie et affiner dans le même temps sa silhouette. Sur le long terme.

« Les régimes font grossir en général ». Alexandra Goemaere, naturopathe, les déconseille vivement à ceux/celles qui souhaitent se délester de quelques rondeurs. Parce que les régimes peuvent engendrer des carences, parce que mettre son corps en restriction, avec un manque d’énergie, c’est lui apprendre à stocker, parce que les privations créent des frustrations et peuvent entraîner des troubles du comportement alimentaire… Et surtout, parce que dès qu’on les arrête, on regrossit. « Je prône davantage une bonne hygiène de vie, un meilleur équilibre alimentaire ou une façon plus variée et saine de manger », dit-elle. Mais avant d’insuffler ces changements bénéfiques dans l’assiette, Alexandra travaille sur l’image de soi. « D’expérience, c’est la chose la plus importante : quand on apprend à gérer son stress et qu’on s’accepte, les kilos partent plus facilement. Ces aspects émotionnels, je les aborde au cas par cas, en proposant des massages, des huiles essentielles, de la relaxation, de la sophrologie… »

Une bonne hygiène de vie, cela commence également par un sommeil de qualité et par du mouvement en journée. « La nuit, on produit des hormones qui influencent le poids : mieux et plus on dort, moins on aura tendance à grossir. Et puis, le corps est fait pour bouger. Le sport défatigue, revitalise, active la circulation du sang, améliore la qualité du sommeil profond et constitue un antidépresseur formidable. Les efforts alimentaires seront vains si l’on reste assis toute la journée à un bureau. A ceux qui ont beaucoup de mal à s’y mettre, marcher une demi-heure par jour est déjà un bon départ. J’essaye de favoriser le contact avec la nature qui ressource en même temps : se promener en forêt, jardiner, partager du temps avec un chien ou un cheval… »

Boire au moins 1,5 litre d’eau en dehors des repas, profiter de plantes à effet diurétique pour favoriser un drainage naturel (verge d’or, reine des prés, pissenlit, piloselle, ortie qui est en outre reminéralisante) ou la digestion (romarin pour le foie, mauve et guimauve pour le transit), voilà qui contribue encore à infléchir les aiguilles de la balance dans le bon sens. Et puis, surtout, on l’oublie parfois mais le moment du repas devrait toujours être associé à un plaisir en pleine conscience, sans culpabilité ni frustration. « On mange avec tous ses sens. C’est donc important de se préparer une jolie assiette, de s’asseoir à table, de ne pas rester devant un ordinateur, de prendre le temps de mastiquer. Comme on a des enzymes digestives dans la salive, plus on mâche, mieux la digestion peut se préparer pour être efficace et plus vite la sensation de satiété arrive. »

Les associations bienfaitrices

Plutôt que de bannir des aliments et priver son organisme d’apports essentiels, pourquoi ne pas mieux les associer les uns avec les autres ? Diane de Brouwer, conseillère en nutrition et nutrithérapie : « Respecter de bonnes associations alimentaires, c’est le gage d’une bonne digestion, d’une bonne métabolisation. Cela peut aider à perdre du poids ou en tout cas à ne pas en prendre. Si on souhaite vraiment mincir, je dissocierais les protéines animales de tous les sucres : céréales et légumes ‘sucrés’ (carottes – surtout cuites -, petits pois…). On prend le poisson, la volaille, les œufs et la viande avec des légumes verts, les moins sucrés de tous légumes, qui contiennent tout de même une toute petite dose de sucre, nécessaire pour assimiler correctement les protéines. Sans insuline, en effet, on va avoir une grosse perte en acides aminés. Un régime comme Dukan, qui élimine tout sucre en présence de protéine, engendre une fonte musculaire parce que les protéines ne sont plus bien métabolisées. Pour l’autre repas, du soir ou du midi, on se concentre sur les légumes et des céréales complètes, que l’on a préalablement fait germer/tremper au moins 12 h puis rincés pour décupler leurs nutriments. »

C’est dès le matin que l’on instille à son corps une douce énergie positive. Diane de Brouwer en est convaincue, elle qui peaufine en ce moment un prochain livre sur le petit déjeuner, écrit avec Pol Grégoire, champion de l’alimentation vive. « Le premier repas est fondamental et conditionne le reste de la journée. S’il est mal associé, il va mettre des heures à être digéré et va engendrer une accumulation d’indigestions. Un petit déjeuner bien associé se compose d’oléagineux (noix, amandes, noisettes, avocats…). On les fait tremper aussi 12 heures minimum (sauf l’avocat) pour éliminer l’acide phytique qu’ils contiennent, toxique et déminéralisant, et pour favoriser leur assimilation. Dans le cas des amandes, on doit aussi les émonder. On peut associer ces oléagineux trempés qui apportent de bonnes graisses, mono et polyinsaturées, indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, avec des fruits et des céréales germées comme le quinoa ou le sarrasin en un muesli ‘maison’. »

A ne pas négliger non plus, les crudités qui sont riches en substances naturelles vivantes, alors que les cuissons, même douces, détruisent beaucoup de nutriments. « Commencer son repas par un peu de crudités va aider à digérer tout le reste », ajoute Alexandra Goemaere. Tandis qu’un jus de légumes ‘maison’ peut couper l’envie de grignoter ou de prendre un soda, même light, qui entretient l’addiction au sucre. Les herbes et les épices aident également à rester éloigné(e) des saveurs sucrées, « la cannelle en particulier a beaucoup d’impact sur les récepteurs en insuline ». Autres aides pour se désintoxiquer du sucre ? Le kudzu, une plante anti-addiction, ou encore l’huile essentielle de pamplemousse que l’on respire quand on a envie d’une sucrerie.


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