Courage, cougars !

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On ne sait plus par où leur lancer les coups de griffes. Après avoir été chattes sur un « toi » brûlant voici que les femmes qui en ont dans le pantalon, on les traite de fauves…

Une espèce en voie d’apparition ? 

On est passé par la « blonde » et les effarantes blagues afférentes qui induisaient sournoisement de les moquer toutes, « mêmes les brunes ! », de leur expansion dans la société à leurs extensions peroxydées. Désormais amoureuses – ou juste gourmandes – elles doivent se justifier d’aimer les produits de saison. Flirter avec la jeunesse reste l’apanage des hommes, dirait-on, puisque l’équivalent de « cougar » n’existe pas au masculin. Un « couard », c’est autre chose. Il en faut, du courage. D’autant qu’à coups de stéréotypes, on se retrouve cougar à 35 ans, alors qu’on n’a même pas encore les coussinets fripés. Passé le temps d’un battement de cils de gazelle – sérieusement, c’était hier, vous le savez bien – qui fait rugir les mâles à féline qui les fait ronronner, on est socialement quasi obligées d’être mères universelles du métro au boulot. Qu’on nous laisse enfin tomber sur le dos et mordiller au col qui bon nous semble. Car il suffit qu’on s’imagine avoir compris la vie, qu’on s’expose à être surprise.

UNE-life-magazine

On n’est jamais à l’abri de prendre de l’âge – surtout avec les années – mais l’appétit nous rattrape. On pensait en avoir fini avec les gosses, voici qu’on s’entiche – sans mauvais jeu de mots – d’un jeunot qui ne demande qu’à être élevé. Vers le haut, on s’entend. On a tout juste le temps de s’émerveiller de notre nature animale, qu’on s’empresse de nous la rappeler : on est une « cougar ». Doublée d’une MILF – Mother I’d Like To Fuck, on vous laisse traduire – pour faire bonne mesure. Mesure de la bordelitude de s’épanouir, aulne d’une époque qui pour être ouverte à tout, ramène le débat au niveau des ébats, s’ils sont conjugués au féminin. Tentez l’expérience du jouvenceau (même s’il a 40 ans, on ne vous a pas demandé votre acte de naissance). Il ne possède ni les mêmes codes, ni les mêmes références, ni peut-être le même niveau socio-culturel que vous, plus aboutie. C’est pourtant cette poignée d’années que retiendra votre entourage. Une paille, on le sait quand on s’y est aventurée. Parce que l’âge ne change rien à l’affaire : quand on est bon, on est bon.



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