Assurer le rôle délicat de la belle-mère dans une famille recomposée

A la cinquantaine, retrouver un partenaire et démarrer une vie de couple s’accompagne bien souvent d’un rôle souvent ingrat, celui de belle-mère. Quelques conseils ne seront pas superflus pour profiter pleinement d’une vie de famille recomposée harmonieuse.

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Un constat s’impose. Pour la célibataire de cinquante ans, reformer un couple réclame bien souvent des concessions. Comme celle de prendre en compte la descendance du nouveau partenaire. Avec toute la difficulté de faire face à de parfaits inconnus pas toujours disposés à accueillir l’inconnue.  Entre la tentation de jouer la bonne copine ou le rôle de sergent-major, les pièges ne manquent pas. Il convient de trouver les bons mots et attitudes pour que cette famille recomposée ne finisse pas comme le Titanic.

Ces erreurs fréquemment commises

« Qu’elle soit maman ou pas, la future belle-mère peut avoir tendance à s’investir trop intensément et trop vite au début de la relation. Une erreur fréquente » explique Laurence Antoine, coach comportementale.  Les enfants du nouveau partenaire vont chercher à tester les limites de la femme qui va partager leur quotidien. « Vouloir aller trop vite pour passer les étapes peut constituer un départ manqué pour la famille recomposée » souligne Laurence Antoine. Pour les enfants comme pour la nouvelle venue dans la famille, il convient d’abord d’apprendre à se fréquenter, à s’observer durant une période dite temps d’ajustement, et à la durée variable selon les cas. Vouloir s’imposer de façon un peu trop directe peut donner aux enfants l’impression que vous voulez remplacer le rôle tenu par leur papa. Avec comme conséquence un comportement agressif et/ou un rejet. Du calme, du tact et du temps. Les ingrédients nécessaires. Et si cela se passe mal dans les premiers échanges ? « Ne surtout pas tomber dans le piège de la surréaction. Rester ferme d’accord mais ne pas oublier qu’il ne s’agit pas d’un échange entre adultes » précise la coach. Avec ce rappel de ne pas, non plus, commettre l’erreur de laisser le partenaire de côté dans l’approche avec les enfants. La communication doit être optimale avec lui, pour solidifier le couple et montrer un exemple d’entente aux enfants. Le parent biologique doit ressentir le soutien de sa partenaire.

Quelle attitude adopter ?

Si chaque cas est différent, quelques règles générales permettent de mieux appréhender la cohabitation entre la belle-mère et les enfants du conjoint. Ce que souligne Laurence Antoine : « première réaction à adopter, rester soi-même et savoir garder en mémoire une chose, capitale, : la famille parfaite, qu’elle soit recomposée ou classique, n’existe que dans les fictions. Inutile de vouloir en faire trop pour bien vous faire voir des enfants. »
Surjouer le rôle de belle-mère pour revêtir le costume d’une maman bis n’aura que peu d’impact positif sur la relation avec les enfants. « La bonne attitude à adopter consiste à tisser, patiemment, une confiance mutuelle avec les enfants. Leur assurer que vous ne comptez pas devenir une mère de substitution » souligne la coach. Quand l’approche se sera bien déroulée entre les enfants et la belle-mère, il convient de jouer une autre carte, l’investissement. Avec le partage d’activités communes, de marques d’intérêt pour les loisirs de la descendance. Une façon de montrer qu’ils comptent dans la nouvelle relation entamée avec le père.
Des conseils enrichis par le témoignage de Claudine Rollin, 57 ans  : « au début de ma relation avec mon nouveau compagnon, j’ai vécu l’angoisse de commettre des impairs avec des enfants qui n’étaient pas les miens. Et finalement, j’ai compris que leur éducation ne me concernait pas, mais que je pouvais apporter mon expérience et des conseils. Mais sans franchir la ligne rouge : remettre en question l’éducation reçue de leurs parents. Je ne suis peut-être pas la belle-mère parfaite mais l’entente est présente avec deux adolescents qui ont, eux aussi, choisi l’harmonie au quotidien. »


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