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La généalogie, ou comment recomposer votre passé

Ai-je eu d’illustres ancêtres  ? Quel est le passé de ma famille ? Des questions auxquelles tentent de répondre les généalogistes qui ont transformé leur curiosité en véritable hobby chronophage. De plus en plus populaire. Et facilité par le développement d’outils informatiques bien pratiques.

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La crise sanitaire a bouleversé tout autant notre quotidien que nos loisirs. En témoigne l’engouement de plus en plus marqué pour la généalogie et la création d’un arbre généalogique. Une occupation qui a pris de l’ampleur durant les confinements. Comme une volonté affirmée de resserrer autrement les liens familiaux. Par la (re)découverte de nos origines. Pour répondre aux propos attribués au chancelier Otto von Bismarck : « celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va ». La généalogie est ainsi devenue un nouveau terrain d’exploration intergénérationnelle sur les réseaux sociaux et les sites web. Pour dépoussiérer un loisir marqué par le cliché du vieil oncle archiviste penché dans ses registres.

Généalogie : par où commencer ?

Pour qui effectue ses premiers pas dans la généalogie, la tâche peut sembler déroutante. Comment s’y prendre ? Où chercher ? « Pour le débutant, l’idéal est de s’inscrire dans un club ou une fédération, voire sur un groupe Facebook. Pour bénéficier des conseils de généalogistes chevronnés, toujours prêts à aider le débutant et à lui mettre les pieds à l’étrier. Avant de le laisser découvrir le bonheur de ce hobby révélateur de surprises.  » souligne Emmanuelle, généalogiste de 56 ans, croisée sur les réseaux sociaux. « Pour établir une base de départ solide et fiable, il faut suivre un principe : débuter par ce qui vous est proche avant d’explorer l’inconnu. Et (re)croiser les informations recueillies sur Internet, pas toujours fiables » ajoute la généalogiste. Concrètement, il est nécessaire de partir des membres connus de sa famille pour remonter progressivement, patiemment, le temps. S’il fallait, autrefois, passer de longs moments le nez dans les registres de l’Etat-civil, avec des déplacements chronophages, la numérisation de ces registres, sans cesse croissante, permet désormais d’effectuer ces recherches à distance.

Une source majeure d’informations utiles n’est autre que le site des Archives de l’Etat (http://www.arch.be/index.php?l=fr&m=genealogiste). Dont une section est spécialement dédiée aux généalogistes, avec la possibilité d’effectuer des recherches parmi un fonds de quelque 32 millions de noms. Pour le novice, la présence sur le site d’un mode d’emploi des recherches archivistiques permet d’acquérir la bonne méthode pour explorer les fonds disponibles. Autre source fréquemment utilisée par les chercheurs, le site Familysearch*, développé par les Mormons. Il offre une richesse étonnante, celle des archives collectées par l’Eglise.

*https://www.familysearch.org/fr/

Quel profil pour le généalogiste ?

Brisons de suite une idée reçue : celle du chercheur masculin à tête chenue. Plusieurs études, dont l’enquête réalisée par la Revue française de Généalogie, ont été réalisées pour dresser le profil du généalogiste amateur. On y découvre la forte présence de femmes, à concurrence de 60%, et avec un âge moyen de 55 ans. Quant au motif des recherches, il s’agit souvent de vouloir retracer l’histoire, parfois mouvementée, de sa famille (recomposée ou pas). Ou la simple curiosité.

Se créer un blason : mode d’emploi

La rédaction d’un arbre généalogique peut s’accompagner de la création d’un blason familial. Une entreprise que tout un chacun peut réaliser, pour autant que le blason imaginé ne soit pas la copie d’un blason déjà existant.
Créer un blason, d’accord, mais pas n’importe comment. Il se doit d’être fidèle aux valeurs de votre famille. Vos recherches généalogiques auront permis de dégager certains éléments récurrents, à utiliser pour le blason. Concrètement, il ne doit pas être trop chargé, ni trop fantaisiste. Le blasonnement (ou lecture du blason) doit être évident et court. Deux ou trois couleurs et quelques meubles (animaux, hommes ou végétaux stylisés) suffiront à l’habiller.
Pour réaliser cette démarche, de nombreux sites présents sur la Toile s’avèrent plus qu’utiles. Dont celui-ci, en français et gratuit : https://www.little-urban.fr/cree-ton-blason/.En néerlandais, le site http://www.familiewapen.org/ se veut tout aussi pratique. Pour les Wallons et les Bruxellois, ils peuvent faire enregistrer leurs armoiries au sein du Conseil d’héraldique et de vexillologie de la Communauté française de Belgique. Tous les documents sont téléchargeables sur la plate-forme http://www.patrimoineculturel.cfwb.be/index.php?id=7305

Petit lexique généalogique

La généalogie s’accompagne d’un vocabulaire abscons qui peut dérouter plus d’un profane. A l’instar de ces termes souvent présents dans la littérature spécialisée :

Branche : division d’un arbre généalogique qui remonte vers les ancêtres les plus lointains si l’on opte pour une généalogie ascendante.

De Cujus : il s’agit de la personne à partir de laquelle débute une généalogie ascendante, descendante voire mixte.

Descendant : personne liée par un lien familial direct au de cujus (et née après lui).

Héraldique : science qui étudie les blasons, les armoiries, les armes.

Onomastique : science qui étudie les noms propres (noms de famille ou de lieux)

Quartier : l’ensemble des ancêtres qui composent une génération.

Pour une liste plus compète, rendez-vous sur le site https://www.guide-genealogie.com/guide/glossaire.html


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