néophobie alimentaire

On vous dit tout sur la néophobie alimentaire

Vous avez beau être bonne cuisinière, nul doute que votre (petit-)enfant n’apprécie pas forcément ces nouvelles saveurs cuisinées pour lui. Une crainte qui porte un nom : néophobie alimentaire. Mais de quoi s’agit-il ? Explications.

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Maman ou grand-mère, qu’importe. Amener un enfant à manger tout ce que vous lui proposez à table relève parfois de l’exploit. Vous avez passé des heures en cuisine pour le surprendre avec une recette aux ingrédients sortis de l’ordinaire. Et puis, déception. L’enfant refuse d’y toucher. Et s’il était atteint de néophobie alimentaire ? Comment réagir ?

Qu’est-ce que la néophobie alimentaire ?

Ce type de néophobie (peur de la nouveauté) incarne la peur et le refus de l’enfant de devoir goûter de nouveaux aliments. Généralement des légumes. La néophobie alimentaire intervient généralement dans cette période où il veut affirmer son autorité face aux parents. Une néophobie qui toucherait, selon les études, plus de 75% des enfants. Mais qui atteint également d’autres classes d’âges. Nous sommes tous plus ou moins concernés par cette forme de sélectivité alimentaire, reconnaissons-le. Il suffit de tenter l’expérience avec un plat d’insectes, une nouveauté loin de faire l’unanimité. Fermons la parenthèse.

Comment réagir face au refus de l’enfant ?

  • Garder son calme et ne pas monter dans la surenchère. Ni menaces, ni chantage. Il convient de rester tenace dans votre volonté de faire manger l’enfant mais en restant ludique. Et sans lui donner l’impression d’être forcé. Au risque de transformer un repas en conflit permanent.
  • Miser sur l’habitude. Si l’enfant rechigne a manger un légume ou tout autre aliment, il convient de l’habituer à ce qui lui fait peur. En lui présentant ce légume régulièrement, sous différentes formes. Il est à parier qu’il en mangera et qu’il finira par l’aimer.
  • Jouer sur votre imagination. Si vous préparez une nouvelle recette, une astuce consiste à inviter l’enfant à vous aider. Il participera et goûtera à tout, juste pour vous imiter. Le tour sera joué.
  • Résister à la tentation. Celle de servir à l’enfant uniquement ce qu’il aime manger.
  • Montrer l’exemple. Si vous consommez l’aliment devant l’enfant, cela constituera un effet incitant, par mimétisme.

Quand faut-il consulter ?

Pour un parent inquiet devant son enfant qui hésite ou refuse de manger ce qu’on lui présente, il n’est guère aisé de savoir à qui s’adresser pour avoir des solutions. Comme le précise le docteur Anne-Laure Delkens, « il faut d’abord garder à l’esprit que ce refus de l’enfant de ne pas manger le contenu de son assiette n’est pas un caprice. La néophobie alimentaire n’a pas encore livré tous ses secrets, toujours méconnue, mais il s’agit pourtant d’un véritable trouble. Qui se gère au cas par cas, je dirais. Avec de la patience, des jeux pour l’amener à toucher, à goûter un nouveau plat. » Le but de l’accompagnement, avec éventuellement l’aide d’un nutritionniste, doit permettre à l’enfant de ne pas souffrir de carences durant son stade de croissance. Une visite chez un généraliste, puis un spécialiste, devrait permettre aussi d’écarter d’éventuels problèmes physiques ou psychiques qui empêcheraient un enfant de manger tel ou tel aliment.


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