Une grossesse tardive, est-ce encore tabou?

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Risques médicaux

grossesse tardive

Avoir un 3e ou 4e enfant sur le tard comporte moins de risques médicaux que d’enfanter pour la première fois après 45 ans. « Un corps qui a déjà eu l’expérience de la grossesse en garde une sorte de mémoire et supporte mieux les modifications imposées par la gestation. Idem pour l’accouchement… Au-dessus de 45 ans, les femmes font clairement plus de complications : risque accru de fausse couche, diabète, hypertension, plus de césariennes et surtout un risque de mortalité liée à la grossesse 10 fois supérieur entre 45 et 50 ans par rapport à 35 ans… On ne peut pas banaliser non plus le risque de cancer du sein plus important sur le long terme, induit par la grossesse tardive et par les traitements hormonaux associés aux techniques de PMA ». Du côté du bébé, la prématurité et le retard de croissance constituent les plus grands dangers. Pour ce qui est de la trisomie, par contre, elle est moins fréquente en cas de FIV tardive, puisque les femmes âgées conçoivent à partir de dons d’ovules provenant de femmes jeunes.

Certaines mères quadra ou quinqua témoignent du fait qu’elles connaissent un second souffle de jeunesse grâce à leur progéniture. Mais ce choix ne peut être pris en ignorant les risques médicaux et éthiques. Et Corinne Hubinont de conclure : « Si on légiférait en Belgique pour faciliter l’adoption, cela pourrait être une alternative pour ces femmes âgées en désir d’enfant en ne les soumettant pas à des risques importants ».

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