dysmorphophobie

Souffrez-vous de dysmorphophobie ?

Face aux canons de la beauté magnifiés dans les médias, certaines femmes développent un trouble mental lié à leur image et au nom abscons : dysmorphophobie. De quoi s’agit-il ? Explications.

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La beauté, ce critère si subjectif, peut pourtant générer des complexes dont l’intensité peut virer à l’obsession. Et mettre à mal le bon déroulement d’une vie sociale, d’une carrière. Un trouble largement méconnu du grand public, baptisé dysmorphophobie, et bien présent parmi la gent féminine.

La dysmorphophobie, en bref

La dysmorphophobie se caractérise par une attention soutenue apportée à son apparence physique. Avec le sentiment permanent d’être difforme et de devoir se corriger en permanence. Un complexe exagéré à la puissance x. Au point de devenir obsessionnel.
Un trouble psychique qui engendre un repli sur soi pour ne pas subir le regard des autres sur ce défaut devenu le centre de toute l’attention. Quant aux causes de ce trouble mental, les pistes évoquent des troubles nés dans l’enfance, comme des moqueries à l’école.

Quel est le public cible ?

Peu d’études complètes ont été réalisées, mais toutes estiment que ce trouble toucherait quelque 2% de la population mondiale. Il concerne essentiellement un public féminin avec des complexes liés au poids, aux problèmes de peau, de cheveux etc. Un trouble qui débute à l’adolescence pour culminer dans la tranche d’âge des 35-55 ans.

Quels symptômes observer ?

Une dysmorphophobie qui entraîne essentiellement des problèmes psychiques, Comme un repli sur soi et l’impossibilité de retrouver un lien social. Mais aussi des pensées dépressives (dans 70% des cas), parfois sévères au point de devenir suicidaires. Des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) comme le fait de se gratter, de s’observer en permanence ou de vouloir pratiquer de la chirurgie esthétique comme seul remède envisagé.

Comment poser un diagnostic ?

Si la personne atteinte de dysmorphophobie se décide à consulter un psychologue, celui-ci posera un diagnostic à partir de certains points précis. Quand le malade ne cesse de se plaindre d’un grave défaut de son apparence. Inexistant ou jugé insignifiant, sauf à ses yeux. Quand il déclare passer beaucoup de temps, de façon répétée, devant un miroir pour s’examiner, ou quand il avoue ne pas supporter le regard des autres, au point de s’isoler.

Quels traitement adopter ?

Après la consultation, première étape dans la guérison, plusieurs solutions peuvent être envisagées.
Comme la prise d’antidépresseurs, jugés efficaces. Un traitement médicamenteux souvent combiné à une thérapie comportementale*. Avec comme but principal d’amener le patient à s’accepter, à lui faire prendre conscience de l’absence de défauts majeurs. Et à mettre fin aux divers TOC, comme celui de se triturer ou de se laver en permanence. Une thérapie effectuée également pour favoriser un retour dans la société, et le retour aux relations sociales.

Note : pour trouver un thérapeute près de chez vous, vous pouvez consulter le site de l’Association belge francophone des thérapeutes cognitivo-comportementalistes (qui livre également des adresses pour la partie néerlandophone) : https://www.aemtc.be/


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