syndrome de bridget jones

Vaincre le syndrome de Bridget Jones

La vie de couple n’a rien d’un fleuve tranquille, mais elle reste l’objectif à atteindre à tout prix par certaines célibataires. Une quête connue aussi sous le nom de syndrome de Bridget Jones. Quels sont les symptômes ? Comment y faire face ? Explications.

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La vie de couple de vos amis vous fait envie et l’idée de finir seule vous angoisse ? Et si vous étiez atteinte du fameux syndrome de Bridget Jones ? Cette peur panique de rester célibataire vécue par l’actrice Renée Zellweger dans la comédie Le journal de Bridget Jones. Une phobie féminine loin d’être anodine.

Syndrome de Bridget Jones ou anuptaphobie

Inutile de présenter Bridget Jones, ce personnage connu de tous les quinquagénaires. Figure devenue le modèle à éviter pour les célibataires en quête d’un partenaire. Mission difficile voire impossible pour combler un vide affectif si dur à supporter. Et reprise sous le nom de syndrome de Briget Jones, ce désir absolu de rompre avec la vie en solo. Comme l’explique Nathalie Moens, spécialiste du comportement : « Depuis la vision de ce film, devenu culte, beaucoup de célibataires ont tout essayé pour éviter ce cauchemar de la solitude et trouver chaussures à leurs pieds. Et ne plus faire face aux réflexions d’incompréhension de l’entourage face à la personne seule qui subit sa situation. Un cliché encore bien ancré dans la société, hélas. Cette peur d’être seule peut devenir une réelle phobie pour la personne qui en souffre. Quitte à se rabattre sur n’importe quel partenaire. Pour ne plus avoir cette impression de passer à côté de sa vie. »
Un syndrome qui porte un nom scientifique : anuptaphobie. Ou la peur irrationnelle de rester célibataire. A ne pas confondre avec l’autophobie, la peur de la solitude.

Des symptômes qui ne trompent pas

Ce désir d’avoir une relation sentimentale stable se traduit par des signes faciles à déceler, témoignages d’un mal-être :

  • Une déprime tenace voire une dépression provoquées par ce désert affectif
  • La tendance irrationnelle à s’emballer au premier rendez-vous.
  • Un comportement paranoïaque teinté de jalousie
  • Une recherche désespérée de compagnie, même mal choisie

Comment réagir de façon positive ?

« La première solution à adopter consiste à essayer de retrouver la raison. De se poser pour réfléchir à sa situation. Je conseille souvent des thérapies apaisantes pour rompre ce cercle vicieux du stress engendré par cette peur de finir seule. Le célibat n’est pas une fatalité ou une situation figée. Le savoir peut calmer la situation. Une autre erreur à éviter consiste à céder à la précipitation. Et se lancer dans une histoire affective sans réelle préparation ou choix réfléchi. Une erreur de casting risque de conduire à une rupture potentielle, plus destructrice encore que la période de célibat » explique Nathalie Moens. Mais quelles sont les solutions concrètes à adopter ? « Il faut d’abord réagir et ne pas laisser s’installer cette phobie dans la durée, au risque de voir se développer un comportement qui pourrait mener à la dépression. Pourquoi suis-je seule ? Pourquoi j’ai tant besoin d’avoir quelqu’un avec moi, pour former un couple ? Autant de questions sur lesquelles travailler, avec l’aide d’un psychothérapeute. Pour corriger, si nécessaire, son estime de soi et la notion de dépendance émotionnelle » conclut Nathalie Moens.

photo : Shutterstock


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