orgasme femme

Pourquoi les femmes jouissent-elles moins que les hommes?

Une dernière enquête confirme l’inégalité de plaisirs entre hommes et femmes. Pourquoi existe-t-elle? Comment y remédier?

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Les hommes jouissent plus fréquemment et plus aisément que les femmes ! Cette (triste) réalité vient une nouvelle fois d’être évaluée par une enquête internationale menée auprès de 14.500 personnes par We-Vibe, spécialiste notoire des sextoys pour couples: 48,6 % des hommes de 17 pays différents – la Belgique n’a pas été sondée – disent « toujours » atteindre l’orgasme durant un rapport avec pénétration alors que seulement 20,3 % des femmes y parviennent !

La différence entre les deux genres est de 28,3 % ! Cet écart connaît des différences nationales. En France, il est moindre que cette moyenne internationale puisqu’il est de 20,8 %: 44,6 % des hommes déclarent atteindre « toujours » l’orgasme lors d’un rapport contre 23,8 % des femmes. C’est en Italie que l’on retrouve le plus gros écart – 38,3 % – avec 62,7 % des hommes qui jouissent à coup sûr contre 24,4 % des femmes, suivi de la Russie (36,6 %) et de la Nouvelle Zélande (36,2 %).

Ces résultats confirment ceux des études scientifiques menées sur le sujet. On citera seulement la recherche publiée en 2018 dans les Archives of Sexual Behavior (1). Basée sur les réponses de 52.588 personnes âgées de 18 à 59 ans, elle établit que 95 % des hommes hétéros ont « souvent ou toujours » un orgasme, contre 65 % des femmes hétéros…  La différence est ici de 30% !

Pourquoi les femmes ont-elles moins d’orgasmes ?

Cette triste réalité a même reçu un nom : le fossé orgasmique ! Elle s’explique par de nombreux éléments aussi bien historiques et culturels que relationnels, personnels et physiologiques. Nous héritons d’un passé patriarcal qui vit les hommes s’approprier la sexualité et ses plaisirs. Les femmes elles, se devaient avant tout d’être des épouses fidèles, des mères dévouées et surtout pas des amantes appréciant les plaisirs érotiques. Les combats féministes et la révolution sexuelle bouleversèrent ces visions ancestrales mais nous héritons encore d’une sexualité très phallocentrée qui privilégie le coït. Trop souvent encore la relation intime est réduite à la pénétration ou trop centrée sur celle-ci.

En ce 3e millénaire, encore quelque 30 % des hommes hétérosexuels croient que la pénétration vaginale est le meilleur moyen d’amener une femme à l’apogée du plaisir. Or ce n’est pas le cas:  seule une femme sur 4 – plus précisément 18,4 % – parvient à l’orgasme après en moyenne une douzaine de minutes si le rapport se réduit à cette pénétration; le pourcentage doublant si le clitoris est stimulé en même temps. En effet, cet organe joue un rôle essentiel dans la jouissance féminine. Doté de 8.000 terminaisons nerveuses sur sa partie externe, il offre, quand il est caressé, des orgasmes à 80% des femmes!

Outre ce passé historique et culturel, la moindre jouissance des femmes peut aussi s’expliquer par des difficultés relationnelles. Par gêne ou peur de blesser l’autre, les femmes n’osent pas dire ce qu’elles aiment ou n’aiment pas dans l’intimité. Ou elles ne savent pas lâcher prise quand il y a un différend dans le couple. Ou ignorent elles-même comment accéder à l’orgasme. Et puis elles peuvent ne pas jouir car elles sont mal dans leur corps, complexées ou fragilisées par des problèmes de santé ou blessées par des traumatismes.

Mais sans aborder ces problématiques douloureuses, pour combler ce fossé orgasmique, on conseillera d’abord aux femmes de connaître leur corps, de savoir exactement ce qu’elles aiment dans l’intimité et de le communiquer à l’autre. Quelles caresses ? A quel rythme? A quelle pression? A quel endroit ?  Dans quelle position ? On invite aussi son partenaire à élargir les scripts sexuels et à ne pas se focaliser sur la pénétration. Le trio magique qui fait jouir pas moins de 80% des femmes hétéros associe baisers profonds, caresses génitales et sexe oral. Encore faut-il que ces gestes érotiques soient faits comme on aime et dans la détente et la rencontre.

La marque de sextoys We-Vibe suggère quant à elle de recourir au jouet qu’elle vient de concevoir pour combler cette différence genrée des plaisirs. La société a développé le We-Vibe Melt (2) un stimulateur clitoridien ergonomique, fin et bien évidemment doté de la fameuse technologie brevetée Pleasure Air4. Il se glisse dans les jeux érotiques des deux partenaires pour stimuler le clito grâce à ses vagues vagues d’air pulsé et une succion douce. Pendant la pénétration, la femme ou l’homme le tient en main, bien placé en face de ce petit organe surnommé au 18 e siècle “le bouton de rose”. Mille sensations, clitoridiennes et vaginales, seront ainsi offertes et le nirvana fort probablement atteint !

  1. Differences in Orgasm Frequency Among Gay, Lesbian, Bisexual, and Heterosexual Men and Women in a U.S. National Sample. Etude de David A Frederick, H Kate St John, Justin R Garcia, Elisabeth A LLoyd. Publié en 2018 dans Archives of Sexual Behavior
  2. Melt de We-Vibe: Technologie brevetée Pleasure Air/ 12 niveaux d’intensité/Contrôlable à distance via l’appli We-Connect/ Silencieux et Waterproof (IPX 7)/Bouton de verrouillage pour le transport/ Autonomie : 120 minutes /Chargement magnétique : 90 minutes/ Silicone ultra-doux sans danger pour le corps, sans phtalate ni BPA, ni latex/ Couleur : Midnight Blue/ Prix : 149 €


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