La table de Mus, nouvelle en ville

Reading Time: 3 minutes

A deux pas du Sablon, on ne parle que de cette nouvelle enseigne depuis quelques semaines. Et pour cause : on y retrouve Mus (Mustafa Ducan), que l’on a connu en tant que responsable de salle et sommelier dans de beaux restaurants étoilés bruxellois mais aussi, à ses côtés, un chef talentueux affichant un parcours similaire en hauts lieux. Une aventure audacieuse que celle d’ouvrir, aujourd’hui un nouveau restaurant au cœur de la Capitale mais qui, après quelques semaines, compte déjà de nombreux émules.

Par Joelle Rochette 

 

Mus, nous l’avons d’abord connu chez Gaëtan Colin au Jaloa initial de la Place de la Vieille Halle aux Blés. Justement là où il vient donc de s’installer. Déjà, il y orchestrait avec élégance et efficacité, la salle du restaurant, l’accueil des convives et la carte des vins. Avec Gaëtan Colin et le Jaloa il allait déménager au Marché aux Poissons où il travaillait toujours lorsque l’enseigne fût étoilée. Avant cela, Mus qui travaille en restauration depuis l’adolescence, s’était aussi rôdé chez Roland Debuyst (Orangeraie*) en salle et aux côtés de l’épouse de celui-ci, Ayse Ucar ou encore chez Michel D à Rhode-Saint-Genèse. Passé ensuite, après le Jaloa, chez Chou à Ixelles (Dominique Aubry), Mus n’a jamais cessé d’avoir envie d’ouvrir son propre restaurant. L’enseigne première du Jaloa étant depuis un bon moment à reprendre et surtout à redorer) et le propriétaire connaissant le souhait de Mus, l’affaire fût conclue pour que celui-ci rende à ce bel établissement ses lettres de noblesse gourmandes.

Côté aménagement des lieux, restés dans son jus premier, avec peintures et mobilier contemporains, cuisine (dans la salle) et volumes identiques, tout ici se montre agréable à l’œil, confortable et esthétique. La localisation, sur la Place de la Vieille Halle aux Blés et face au Centre Jacques Brel, ou encore voisin de notre célèbre José Van Dam, ne souffre que d’un bémol ; celui du parking. Fort bien avisé cependant, Mus a néanmoins prévu d’offrir le parking à ses clients (Parking de l’Albertine – à 5 minutes à pieds – fort conseillé). Déjà un premier gage d’hospitalité dans cette maison qui en compte bien davantage. Mais de ces multiples atouts, nous vous laissons la surprise ; comme nous l’avons eue nous-mêmes en venant nous attabler dès les premières heures chez Mus.

Côté cuisine, enfin et surtout, elle se dévoile matériellement dès l’entrée puisqu’elle trône derrière des murs vitrés, en vis-à-vis des premières tables du restaurant. Rien à cacher, tout à montrer pourrait être la devise de Khaled Bouhamidi qui y concocte des préparations de saison très personnelles qui feront l’unanimité de notre tablée totalement enchantée.

Peu connu et pourtant passé par de belles enseignes, Khaled a lui aussi été, entre autres, aux côtés de Gaëtan Colin au Jaloa où il officiait en tant que second à l’époque de l’acquisition de l’Etoile au Guide Michelin. Sa cuisine est donc naturellement raffinée, délicate et élégante avec ça et là de subtiles pointes de créativité. Un chef, ici, se révèle !

Et ce n’est pas peu dire pour celui qui nous a véritablement émoustillé les papilles. Truffé autant d’humilité que de talent, si dès les premières heures Khaled est parvenu à nous séduire c’est que l’avenir s’annonce sous les meilleurs auspices pour cette si séduisante jeune Table de Mus.

Au programme de notre visite, un menu débuté avec quelques délicates mises en bouche saisonnières (petit potage potiron-gingembre, foie gras au torchon, original tempura de corail de St Jaques et sauce wasabi).

En entrée, des St Jacques en carpaccio dans un bouillon thaï au thé fumé, betterave Chioggia puis ensuite un délicieux saumon Label Rouge légèrement laqué et fumé avec une onctueuse mousseline de chou rouge et vinaigrette à la truffe. Egalement savoureux, le foie gras poêlé était ensuite servi avec de la chiconette braisée, une mousse de céleri rave et des cèpes pour un autre sans faute !
Même esprit et même qualité pour le pigeonneau avec ses cuisses en espuma et sa purée de butternut. Excellente idée encore que celle de proposer ensuite un plateau de fromage parfaitement affinés et joliment variés avec un pain aux fruits secs très bon également. En dessert, le chef se tourne vers le chocolat en créant une sphère au chocolat farcie de panacota de chocolat blanc et servie avec une réduction orange-chocolat blanc. Pas mal non plus, la cave propose des flacons essentiellement français (Sauvignon, Lubéron, Minervois, …) et le Champagne Fourny pour l’apéritif maison.

A tarifs tout à fait équilibrés pour une telle qualité de cuisine, d’accueil et de confort, la Table de Mus se dévoile en 3 menus fort bien nommés :

le Menu Passion (3 services – 32 €) ;
le Menu Freedom (4 services – 44 €),
le Menu Love (5 services – 58 €) ;
sélection de vin en sus possible.

Et pour une première approche, le lunch pourra être axé sur un seul plat ou composé d’une entrée (7 €), d’un plat (14 €) et d’un dessert (5 €).

Du beau, du bon et de la convivialité à faire pâlir d’envie certaines grandes enseignes de la Capitale, voici une nouvelle petite table à découvrir en priorité à deux pas du grand Brel et du tout aussi emblématique Grand Sablon de Bruxelles.

Place de la Vieille Halle au Blé, 31 – 1000 Bruxelles – T 02 511 05 86 – www.latabledemus.be

www.joellerochette.com



© Fiftyandme 2022