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Le private banking, du sur-mesure pour faire fructifier vos avoirs

Vous disposez d’un solide matelas financier mais pas des compétences suffisantes pour le gérer efficacement ? Pas de problème, des solutions s’offrent à vous. Avec des services bancaires adaptés. Du sur-mesure. Ce que l’on appelle private banking (banque privée) dans le jargon financier. Qu’en est-il et quelles sont les conditions et options possibles ? On vous explique tout (ou presque).

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« Ah quel malheur d’être riche », doivent sans doute penser certains nantis de notre petit royaume. Que faire de cet argent pour en générer encore plus ? Beaucoup plus. Pour paraphraser une réplique de cinéma de Michel Galabru, « ce n’est pas tout d’avoir un beau magot, encore faut-il pouvoir l’entretenir ». A 50 ans ou plus, vous avez peut-être rempli un joli bas de laine que vous souhaitez faire fructifier. Pour vous ou pour les générations suivantes. Vous avez peur que votre âge soit un frein ? Il n’en est rien. L’âge sera simplement intégré dans les critères de placement prévus par les banques.

Mais posons-nous un instant. Pour définir cette notion de private banking dont votre banque vous vante les mérites à chaque (rare) passage à l’agence.

Pour simplifier et se limiter à ce qui intéresse réellement le plus grand nombre, le private banking se définit comme la gestion financière par un tiers du patrimoine mobilier d’un particulier. Bien entendu, ce service de gestion se limite aux grandes fortunes et nécessite un seuil d’entrée dans la plupart des cas. 200.000 euros au minimum. Mais 250.000 euros pour la Banque Degroof ou BNP Paribas. Ceux qui atteignent ou dépassent le cap des 5.000.000 d’euros auront quant à eux accès à un autre service, réservé aux happy few, aux privilégiés : le département Wealth management (ou gestion de richesse). Chez ING, qualifiée de meilleure banque privée en Belgique en 2019, la porte vous sera ouverte si vous disposez d’un patrimoine supérieur à 1 million d’euros ou, selon leur site, d’avoirs investis supérieurs à 500.000 euros.

Des services, payants, qui sont proposés par toutes les banques traditionnelles mais aussi par des organismes plus spécialisés dans cette mission. Comme la Banque Degroof ou Puilaetco Dewaay. Dans le jargon, on les appelle des sociétés pure players. Soit des sociétés qui travaillent en ligne et dans un seul secteur d’activité. Il serait fastidieux de reprendre ici toutes les banques et leurs services offerts. Un site l’a fait pour vous : www.guide-epargne.be

Une gestion personnalisée pour presque toutes les bourses

A ce niveau de lecture, certains parmi vous vont se dire qu’ils ne sont pas concernés par ce service sur mesure, faute d’avoir ces centaines de milliers d’euros disponibles. Détrompez-vous. Il existe une alternative, baptisée personal banking. Une gestion certes plus light mais avec des conseils avisés et un soutien. Et disponible dès 75.000 euros.
Si vous n’avez sur vos comptes que quelques centaines de milliers d’euros, le service sera plus light, certes, mais adapté et profitable également. Et avec le sourire du banquier en bonus offert par la maison.

Et concrètement ? Comment faire ?

Avant de contacter le banquier à qui vous souhaitez confier vos avoirs, il est utile de dresser l’inventaire de ceux-ci pour vous assurer davantage d’efficacité des conseils fournis et une transparence qui sera bienvenue, elle aussi. Demander l’avis d’un conseiller financier ne vous dispensera pas non plus de quelques exercices. Ainsi, ne vous étonnez pas de devoir faire face à un long questionnaire qui vous sera proposé en préambule. Il ne s’agit pas d’un interrogatoire destiné à vous soutirer vos secrets, mais d’une obligation faite aux banques depuis l’instauration de la directive européenne baptisée MiFid (Markets in financial instruments directive).

Un questionnaire un peu plus pointu que celui proposé aux investisseurs moins « nantis ». Qui n’a pour but que de définir votre profil d’investisseur et vos connaissances suffisantes des différents produits financiers. Le passé et les erreurs commises ont largement prouvé qu’une telle directive a aujourd’hui toute son importance. Pour éviter de vendre tout et n’importe quoi à un investisseur néophyte.

A vous aussi la nécessité, avant de prendre rendez-vous, de dresser vos plans d’investissement. Des placements risqués et profitables ? Ou plutôt dédiés à une transmission à vos enfants, avec des garanties en guise de garde-fou. Un choix qui ne se prend pas à la légère. Il faut retenir cependant que pour se dégager un rapport bénéficiaire confortable après la prise en compte des frais et taxes, il sera nécessaire de prendre certains risques et ne pas se baser uniquement sur des placements peu risqués, comme peuvent l’être les obligations d’Etat.

Quel type de gestion choisir ?

Il vous faudra aussi effectuer un choix : opterez-vous pour une gestion financière discrétionnaire ou consultative ? Est-ce deux concepts abscons à vos yeux ? Une gestion discrétionnaire est effectuée par un spécialiste en gestion de portefeuille qui se chargera des avoirs et n’aura pas de comptes à rendre pour les opérations effectuées. Seuls seront communiqués de façon régulière les résultats des actions effectuées. Quant à la gestion consultative, vous prenez vous-même les décisions quant à la composition de votre portefeuille. Cela nécessite, faut-il le souligner, de sérieuses connaissances financières.

Quelques conseils en guise de fin

Une gestion privée qui ne nécessite pas, sauf exceptions, de rencontrer votre banquier toutes les semaines. Quelques rendez-vous par an suffisent généralement à faire le point sur la stratégie adoptée. Attention, réfléchissez bien au moment de placer le patrimoine. Si vous décidez de retirer l’argent investi, des frais de sortie vous attendent. Et s’il fallait livrer un dernier conseil ? Sans doute celui-ci : restez très méfiant face à ceux qui auraient tendance à vous promettre des rendements bien trop juteux.