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La dénutrition d’un parent, un problème à suivre de près

Avoir un proche âgé amène parfois le risque de la dénutrition. Et une santé générale qui risque d’en pâtir rapidement. Pourtant quelques gestes simples de votre part peuvent éviter des conséquences dramatiques.

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Une carence aux causes multiples

La cinquantaine bien avancée s’accompagne régulièrement de soucis de santé liés aux parents. Parmi les problèmes rencontrés par nos aînés figure notamment celui de la dénutrition. Que l’on peut définir comme un déséquilibre existant entre les apports nutritionnels et les besoins de l’organisme.

Un problème de santé qui peut faire suite à une dépression, être la conséquence de maladies neurodégénératives, d’une prise de médicaments ou d’une solitude mal vécue… Et que vous devez prendre en compte.

Selon la campagne européenne Optimal Nutritional Care for All, à laquelle la Belgique participe depuis 2015, quelque 10% des personnes âgées présentes à domicile risquent une dénutrition. Le pourcentage moyen atteint même les 35% en institution.

Quels sont les risques ?

Pour un parent âgé, la dénutrition peut avoir des conséquences non négligeables. Une carence en protéines et en vitamines peut amener la personne à faire face à un risque aggravé de chutes, et donc de fractures. Mais également entraîner un déclin des facultés intellectuelles et cognitives. Et donc une dégradation de la santé générale. Pour les aînés, les spécialistes parlent de dénutrition protéino-énergétique.

Comment la détecter ?

Avant tout avis médical rendu par un médecin, vous pouvez observer certains signes qui ne trompent pas :

  • Une altération générale de la santé
  • Un manque de dynamisme pour une personne habituellement active
  • Des repas visiblement réduits
  • Une perte de masse musculaire
  • Des vêtements devenus trop larges

Que faire ?

Votre première tâche consistera à réinstaller des habitudes alimentaires normales. Pour redonner le plaisir de bien manger à votre parent. Il est conseillé de suivre les trois repas habituels quotidiens, augmentés de diverses collations. Privilégiez les aliments riches en protéines, comme de la viande ou des œufs. Donnez des laitages pour lutter contre les risques d’ostéoporose. Une alimentation qui doit être accompagnée par une bonne hydratation. Soit quelque 10 à 15 verres d’eau par jour.

Pour redonner de l’appétit à une personne plus âgée, il existe quelques petits trucs. Comme de l’exercice, des promenades quotidiennes. Par la présentation de plats au contenu varié. Pour briser la monotonie.

Petite astuce, cuisinez un peu plus et portez l’excédent à votre proche. Si cela relève du possible, partagez un repas avec lui. Alternez vos visites avec celles des petits-enfants. Pour que ce moment convivial devienne un rendez-vous attendu par la personne âgée.

On ne vit pas pour manger, on mange pour vivre. Des propos attribués à Socrate et qu’il faut garder en mémoire… pour assurer la bonne santé de nos aînés.


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