aphasie

Qu’est-ce que l’aphasie ?

Les récentes révélations relatives à l’état de santé de Bruce Willis, icône des années 80, ont mis en avant une pathologie méconnue, l’aphasie. Mais de quoi s’agit-il ?

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Dans une société où la communication est reine, peut-on comprendre la douleur de celles et ceux atteints d’aphasie ? Un trouble qui les empêche de correspondre correctement avec autrui et les enferme dans une bulle. Une aphasie fréquente en cas d’AVC ou liée aux soucis de démence liés à l’âge.

L’aphasie, de quoi parle-t-on ?

Ce trouble de la communication concerne tout ce qui relève de l’expression et de la compréhension de la langue. Tant au niveau de l’oral que de l’écrit. Une aphasie qui peut toucher tout un chacun, mais plus encore les personnes, femmes comme hommes, qui avancent en âge. Et plus sensibles aux risques de démence ou liés à la maladie d’Alzheimer. Sans verser dans le langage médical abscons, il reste à signaler qu’il existe deux types d’aphasie, celles dites réceptive et expressive.

Quels sont les symptômes classiques ?

Une personne atteinte d’aphasie va utiliser un mot pour un autre, se créer un jargon incompréhensible, utiliser le bon mot mais déformé ou s’exprimer en mode télégraphique. Outre les problèmes de communication, l’aphasie s’accompagne parfois d’autres symptômes. Comme des soucis d’orientation, de mémoire mais aussi des troubles moteurs et de vision dans la partie droite du corps. Une pathologie dont les premiers signes rencontrés impliquent la nécessité d’une prise en charge clinique rapide.

Des causes variées

A l’origine de l’aphasie se trouve une lésion de la partie du cerveau liée au langage, soit les aires situées à gauche. Une lésion provoquée par un accident, une tumeur cérébrale, un infarctus, une rupture d’anévrisme. Elle survient fréquemment après un AVC (accident vasculaire cérébral). Une aphasie qui peut être également d’origine épileptique (détectée par un électroencéphalogramme). Le diagnostic sera établi par le médecin sur la base d’une communication avec le patient, et confirmé ensuite par des tests. Et, généralement, par une IRM (imagerie par résonance magnétique).

Quel traitement apporter à un patient ?

Il n’existe pas (encore) de médicament spécifique destiné à traiter les troubles enregistrés. Le traitement envisagé par les médecins dépendra de la cause détectée. Néanmoins, l’entourage d’un patient atteint d’aphasie peut jouer un rôle majeur pour entourer le malade. Comme faire appel à un orthophoniste pour viser une récupération (partielle) de la communication par une rééducation. Pour les proches, il reste possible de communiquer avec la personne aphasique avec des phrases simples et des questions qui réclament une réponse courte. Oui ou non. Pour plus d’efficacité dans les échanges, le patient sera débarrassé des bruits de fond et placé au centre de l’attention lors des discussions. Avec un ton posé et un débit de paroles plus lent. La récupération dépendra de l’étendue de la lésion, de l’âge de la personne atteinte mais aussi de l’importance des troubles associés, décrits plus haut et de la prise en charge rapide. Pour un AVC soigné à temps, les chances de récupération sont élevées. Avec un délai de trois mois à un an.


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