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Comment détoxifier son organisme cet hiver ?

Détoxifier son corps répond à une aspiration profonde de se purifier physiquement et mentalement des toxiques et toxines qui encombrent notre organisme. C’est aussi la manifestation d’une envie de se faire du bien, de s’écouter, de retrouver plus de tonus, d’entrer dans un mode de vie plus sain.

Détox d’hiver : une tradition ancestrale

« La détox fait partie de notre tradition depuis la nuit des temps », rappelle Martine Fallon, consultante en alimentation énergétique depuis 20 ans. « En hiver on mangeait moins (des bouillons et des soupes essentiellement), parce que la nature est plus pauvre. Chez les chrétiens comme les musulmans et les hindouistes, il y a des périodes de jeûne pour des raisons religieuses mais qui permettent aussi aux organes émonctoires (foie, intestin, reins, poumons, peau) de se mettre au repos et d’être drainés. » Particulièrement utile au changement de saison (printemps et automne), la détox permet également de retrouver du tonus au coeur d’un hiver faible en lumière. Une alimentation déséquilibrée, la sédentarité, le stress, la pollution (pesticides, métaux lourds…) intoxinent notre organisme qui a parfois du mal à s’autoréguler devant l’ampleur de la tâche. Raccourcir le travail lié à la digestion va donc le soulager et éviter que la majeure partie de notre énergie soit consacrée à cette ‘combustion’.

Bye bye, le stress!

Une cure détox, cela commence dans la tête. C’est un état d’esprit qui nous donne envie d’adopter une meilleure hygiène de vie, d’être plus serein(e), à l’écoute de ce que notre corps nous dit. Pas question d’escompter relever des défis sportifs auxquels notre organisme n’est pas habitué. « Personne n’est formaté pour être hyper actif en hiver. Lors de la saison froide, comme le dit la philosophie chinoise, l’énergie yin est dominante et s’intériorise très fort », reprend Martine Fallon. Aller se coucher plus tôt, marcher en forêt, faire la sieste, du yoga, de la méditation, prendre un bain aux huiles essentielles relaxantes… Voilà quelques pistes apaisantes qui peuvent faire la différence.

C’est l’occasion aussi de faire le point sur l’étendue de son addiction personnelle aux appareils digitaux (smartphone, tablette, ordinateur, télévision…) et de tenter de cadrer leur utilisation, pour n’en tirer que le meilleur. C’est prouvé : la lumière bleue que ces écrans émettent diminue le taux de mélatonine, hormone du sommeil. Les exclure de la chambre à coucher semble être un bon plan, tout comme les débrancher à partir de 20 heures. Autres règles de ‘bon usage’ de ces ‘outils’ envahissants ? Fixer trois moments dans la journée pour consulter ses mails (10 h, 14 h, 18 h par exemple), régler son portable sur le mode ‘avion’ pendant les repas, quand on est avec ses enfants, après sa journée de travail, pendant un rendez-vous2… Parce que oui, le stress nous intoxine. « La détox, c’est la chasse à l’acidité qui peut aussi venir d’un manque de sommeil, d’une humeur maussade, du stress professionnel et familial. Cette acidité accélère l’oxydation, le vieillissement… Un cercle infernal dont il faut sortir. »

Cure, mode d’emploi

Une cure détox peut se faire très simplement à la maison, une semaine qui n’est pas trop chargée, comme on vient de l’expliquer. « On peut commencer par deux jours où l’on mange du riz complet avec des légumes cuits à la vapeur et un filet d’une bonne huile d’olive pressée à froid, matin, midi (c’est facile à emporter avec soi) et soir. On s’offre ensuite deux ou trois jours au bouillon de poule. Et on termine par deux jours de riz complet avec légumes vapeur. Comme toujours dans une alimentation énergétique, on choisit des légumes locaux, bio et de saison, soit, en février, les carottes, le brocoli, le chou-fleur, tous les autres choux, le poireau, le céleri, le chicon, l’oignon… Quant au riz, céréale naturellement très pauvre en gluten, on le prétrempe pendant 12 h, puis on le rince très bien avant de le cuire, afin de neutraliser son acidité. On peut aussi le faire germer, en le rinçant matin et soir dans une passoire, à température ambiante. »

3 recettes détox

Bouillon de poule

Faire cuire 3 heures à petit feu dans une grande casserole d’eau (démarrage eau froide) et à couvert : 1 carcasse de poulet avec restants de gélatine, pattes, cartilages,…, 1/2 verre de vin blanc (important d’ajouter de l’acide pour dégager les molécules actives) ou à défaut 3 c. à s. de vinaigre blanc, 1 navet, 1/2 patate douce, 1 panais, 2 échalotes, 2 carotte, 1 oignon, 2 côtes de céleri, les feuilles externes d’un fenouil, la verdure de 3 poireaux, 1 c. à s. de poivre noir, 3 gousses d’ail. Filtrer et c’est prêt. À boire bien chaud.

Jus d’énergie

Pendant la cure détox et au quotidien, ajouter un ou deux jus de légumes et de fruits, réalisé(s) soi-même avec un extracteur est un must. « Un jus à la centrifugeuse n’apporte rien, ou au contraire, provoque des difficultés digestives », reprend la coach en détox. « Un extracteur amène le ‘sang’ du végétal au coeur de la cellule humaine en à peine 15 minutes. On préférera un extracteur horizontal si on doit en acheter un (environ 250€). On boit le jus immédiatement ou maximum 24 heures après, le matin et/ou en début de soirée comme apéro ou à la place d’un verre de vin. On veillera à respecter la proportion de 70% de légumes et de 30% de fruits bio. Si on met trop de fruits, cela risque de créer une explosion de glycémie. »

Jus vert d’hiver

Passer à l’extracteur 1 pomme, 2 tranches d’ananas, 1 pied de céleri vert, 1 pied de fenouil, 1 pouce de gingembre, 1/2 citron vert avec la peau, quelques branches de menthe fraîche. On peut remplacer le céleri ou le fenouil par des feuilles de chou kale.

Après l’extraction, on peut éventuellement allonger le jus avec un peu d’eau de coco, riche en minéraux et dont le ph est très basique. Elle est utilisée en médecine ayurvédique pour les détox. Elle peut aussi être bue toute la journée : on la trouve en briques bio.

Du chaud et de la dissociation

La cure détox est la porte d’entrée qui mène à une alimentation saine, débarrassée du sucre, de l’alcool, du café, des sodas, des plats industriels, au quotidien, sans quoi elle perd sa raison d’être. Soit une assiette qui fait la part belle aux légumes de saison, cuits en douceur (vapeur, eau bouillante, wok), à associer soit avec environ 150 g de protéines animales de qualité (cuites à basse température), soit avec environ 150 g de céréales ancestrales cuites (riz complet, petit-épeautre, épeautre, quinoa, polenta). « La dissociation raccourcit le travail de la digestion et assure un meilleur contrôle de l’acidité. »

Autre élément de base à retenir : préférer le cuit au cru. « La raw attitude en hiver et en détox n’est pas indiquée. Sauf de manière ponctuelle, comme une petite salade avant un repas chaud. Mais sinon c’est très mauvais pour l’énergie, parce que cela refroidit le système digestif au lieu de le réchauffer. » Idem, plutôt que de boire de l’eau froide, on la consommera chaude avec un peu de citron et quelques morceaux de gingembre, dès le matin, à jeun et tout au long de la journée.

 

Martine Fallon donne des miniconférences et organise aussi des cures détox au soleil.

www.martinefallon.com

On vous conseille : Sauces et Coulis de Martine Fallon (éditions Martine Fallon)

Vous pouvez aussi lire Petit Cahier d’exercices de digital detox de Alia Cardyn chez Jouvence Editions.

 

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