cancer de la peau

Cancer de la peau : l’indispensable dépistage

Qu’importe le bronzage, l’essentiel doit concerner la sauvegarde de sa santé face à un ennemi sournois et mortel : le cancer de la peau. Comment surveiller sa peau et quand consulter ?

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Du soleil, de la chaleur. Les ingrédients parfaits pour profiter de l’été. Et revenir avec une peau dorée, encore très largement recherchée. Une mauvaise habitude qui nous expose au risque majeur de développer l’un des cancers les plus présents en Belgique, le cancer de la peau. Comment le dépister ? Explications.

Le cancer de la peau en bref

Selon le site cancer.be, un Belge sur cinq sera concerné par le cancer de la peau avant l’âge de 75 ans. Ce cancer invasif constitue l’un des plus fréquents chez nous, soit 40% des cas, devant celui du sein (10%) et de la prostate (9%). Quelque 80.000 nouveaux cas seront annoncés d’ici 2030. À défaut d’un dépistage précoce qui laisse de très bonnes chances de survie au premier stade (soit 100%), un cancer non soigné ou non diagnostiqué offre une survie de 93% à 5 ans pour une femme. Face au risque, mieux vaut rester à l’ombre, éviter les heures les plus chaudes et se couvrir de crème à indice de protection maximal (qui n’empêche pas de bronzer).

Quels sont les profils à risques ?

Première réponse évidente, les personnes exposées fréquemment au soleil. Mais aussi les personnes aux peaux claires, soit 60% de la population (cancer.be). D’autres profils doivent être prudents :

  • Les personnes de plus de 50 ans
  • Celles et ceux qui ont subi des coups de soleil à l’enfance
  • Les peaux aux nombreux naevus (plus de 50)
  • Les antécédents familiaux
  • Les utilisateurs de bancs solaires
  • Les personnes qui prennent certains médicaments. Dont ceux qui contiennent de l’hydrochlorothiazide (diurétique lié à de l’hypertension artérielle).

L’auto-examen pour prévenir le cancer de la peau

Outre les rendez-vous réguliers chez le dermatologue pour les profils à risques, un auto-examen régulier chez soi est utile. L’idéal est de procéder à un examen nu.e devant un miroir pour un accès plus aisé aux zones du corps. L’aide du partenaire peut aider à avoir accès à des zones cachées. Par facilité, des photos peuvent aider à se constituer un dossier et mieux suivre l’évolution des naevus. Que chercher ? Des taches à l’aspect différent, selon le procédé ABCDE. A pour Asymétrique, B pour Bords irréguliers, C pour Couleur différente, D pour Diamètre supérieur à 5 mm et E pour Évolution suspecte d’un grain de beauté.

Quand consulter le dermatologue ?

Un rendez-vous sera pris rapidement dès que l’on constate un grain de beauté à l’évolution différente des autres. L’examen médical sera effectué sur tout le corps, y compris dans les plis, avec un accessoire appelé dermatoscope. Le spécialiste va extraire sous anesthésie la lésion suspectée d’être cancéreuse pour l’envoyer ensuite dans un laboratoire pour examen. Dans les autres cas, une biopsie sera pratiquée. Une part de la lésion suspecte sera retirée sous anesthésie pour être examinée par examen sous microscope (une analyse anatomopathologique). Le résultat de la biopsie permettra de confirmer ou non la présence de cancer cutané.
Une consultation de contrôle est recommandée après les vacances pour détecter rapidement toute modification des grains de beauté après une exposition au soleil.

Attention, la présente chronique ne peut remplacer l’avis d’un dermatologue.

 

Photo Shutterstock.


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