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Qu’est-ce que le syndrome d’Asperger ?

L’autisme est aujourd’hui mieux connu du grand public. Mais il n’en va pas de même pour l’une de ses formes, le syndrome d’Asperger. Un autisme caractérisé principalement par de sérieux troubles de communication. Explications.

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Une forme d’autisme moins handicapante

Vous avez peut-être suivi la série à succès Big Bang Theory, dont la saison finale a été récemment diffusée. Une série articulée autour d’un personnage central, le docteur Sheldon Cooper. Un geek atteint de la maladie d’Asperger. L’occasion idéale pour présenter cette forme d’autisme largement méconnue du grand public. Et différente de la phase classique. Car le syndrome d’Asperger n’est nullement lié à un retard mental. Ce qui n’empêche pas les personnes atteintes de connaître des difficultés au quotidien.

La communication et l’expression des sentiments sont les deux pôles concernés par cette pathologie rangée parmi les troubles envahissants du développement (TED dans le jargon médical).
Selon les chiffres disponibles, on estime les personnes atteintes par le syndrome d’Asperger entre 350.000 et 600.000 dans le monde. Une maladie incurable et qui toucherait davantage les garçons que les filles.

Le comportement social au centre des problèmes

Précisons que la personne atteinte est tout à fait capable de vivre normalement au quotidien. Son handicap réside essentiellement dans la difficulté de nouer des relations avec autrui. Comme des amitiés. Un Asperger va se confiner dans le mutisme en société, mais se montrer prolixe avec ses proches. Parmi les autres symptômes figurent un manque d’empathie pour les autres, la tendance à tout prendre au premier degré, une difficulté rencontrée face aux problèmes abstraits ou des intérêts très sélectifs.

Au niveau de la gestuelle, la personne atteinte se distingue souvent par un visage figé, dénué d’émotions, trop sérieux pour être naturel.

Parmi les personnalités souvent citées comme atteintes par le syndrome d’Asperger figurent notamment Howard Hugues, Albert Einstein ou le joueur d’échecs Bobby Fisher… Preuve que la maladie n’est aucunement un frein à la réussite et au développement personnel. Et qu’en parler peut aider les patients à sortir de l’isolement.