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L’orgasme et le sexe après 50 ans: mieux vaut jouir tard que jamais !

Et si le moment de la vie où l’on commence à se libérer des certitudes et des contraintes du quotidien devenait aussi celui de la découverte du plaisir ? Pour certaines, l’orgasme et le sexe après 50 ans s’accompagnent du lâcher prise (de pied).

Tout savoir sur le sexe et l’orgasme à 50 ans

Elisa Brune, journaliste scientifique et romancière* spécialisée dans les questions de la sexualité et du désir, s’est penchée sur la question de l’orgasme, qui titille chacun, mais qu’on hésite (renonce) parfois à aborder. Pourtant, le plaisir se mérite. C’est souvent un parcours intime avec soi, bien plus ancré entre les oreilles qu’entre les hanches, au moins pour les femmes.

Elisa Brune a mené une étude sociologique portant sur la sexualité, grâce au témoignage d’un panel varié de 300 femmes. Parmi elles, 10 % auraient découvert l’orgasme après 25 ans, et une quinzaine ne l’ont encore jamais vécu, sous aucune forme. La moitié y ont accédé toutes seules, plus ou moins au moment où elles ont découvert leur clitoris. Les autres ont bénéficié d’un « coup de main » de leur premier partenaire.

Et puis, il y a les femmes qui ont beaucoup nettoyé, repassé et accroché de rideaux avant de connaître le privilège d’y grimper, vers 50 ou 60 ans, la cause pouvant être imputée à leur manque d’expériences variées (le mari comme seul partenaire, ou quasi), et qui découvrent l’orgasme par surprise, le jour où elles prennent un amant ou refont leur vie avec un partenaire plus attentionné. Dans ce cas-là, ce qu’on peut prendre à tort pour de la frigidité n’est rien d’autre que la conséquence de la pauvreté de l’exploration sexuelle en couple.

Se (méno)poser les bonnes questions

Caroll Gilson, gynécologue-sexologue qui a longtemps travaillé au Centre de la Ménopause connaît bien les questionnements portant sur les femmes et le sexe après 50 ans : « J’en ai rencontré beaucoup qui découvrent l’orgasme au moment de la ménopause. Car une fois mises de côtés toutes les considérations inhérentes à la maternité, on passe à une autre phase de la vie.

Certaines se sentent écrasées par le vide laissé par les enfants qui ont quitté le nid, d’autres vivent cette nouvelle période comme une libération. Plus elles s’acceptent, plus elles se laissent le loisir d’être créatives. Elles explorent, elles n’ont plus de peurs ou de complexes, et s’amusent alors beaucoup plus qu’à 20 ans ».

Une confiance précieuse, surtout quand on sait qu’en moyenne, les femmes ménopausées prennent 7 kg. Du point de vue physiologique, la ménopause affecte le plaisir en engendrant aussi un déficit hormonal, qui implique une sécheresse vaginale, et parfois des douleurs et une perte de sensibilité. L’orgasme peut alors devenir plus difficile ou un peu plus long à atteindre, alors même que cette situation peut être totalement améliorée par des crèmes ou traitements de substitution correctement dosés.