AVC symptomes

AVC, chaque minute compte !

Chaque année en Belgique, l’AVC fait 19.000 victimes dont un tiers garde des séquelles. Reconnaissance précoce des symptômes, filières de soins adaptés, centres experts pour les soins, sont les mots clés pour diminuer la mortalité et le risque de handicap liés à l’AVC.

Reading Time: 2 minutes

L’accident vasculaire correspond à un arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau du cerveau. Les AVC sont la plupart du temps dus soit à un caillot dans l’artère soit à une hémorragie.

Quels sont les signes qui annoncent l’AVC ?

La reconnaissance précoce des symptômes est primordiale explique le Professeur Patrice Laloux, du Centre Namurois de Neurologie. La faiblesse d’un bras et de la jambe, la paralysie de la bouche, le trouble de la parole, une vision modifiée, la confusion sont des signes d’AVC. Si vous reconnaissez un de ces signes chez un de vos proches, il ne faut pas perdre de temps, et appeler le 112 ! Idéalement, le patient doit arriver aux urgences neuro-vasculaires dans les 60 minutes après son AVC. Savoir reconnaître les symptômes d’un AVC est indispensable pour prévenir les secours et très vite commencer un traitement afin de limiter les séquelles.

Quelles sont les conséquences d’un AVC ?

Les conséquences d’un AVC sont très variées et très variables. Elles dépendent de la localisation et de l’importance de la lésion, et bien sûr de sa prise en charge et de la rapidité de cette prise en charge explique encore le Professeur Laloux. Ainsi, par exemple, un AVC peut toucher l’appareil moteur et provoquer une paralysie d’un côté du corps : c’est l’hémiplégie. D’autre part, s’il atteint l’appareil sensoriel, il provoquera des troubles du langage, de la lecture, de l’écriture ou de la vision. La plupart du temps, les lésions sont hémisphériques. Ce qui signifie qu’elles ne touchent que l’un des côtés du cerveau. En fonction de la gravité de la lésion, les conséquences d’un AVC peuvent être fort différentes. Des conséquences qui seront d’autant plus graves et irréversibles que l’on aura mis plus de temps à agir. L’AVC est une urgence. Chaque seconde compte !

Comment réduire les conséquences ?

Il est possible de réduire les conséquences de l’AVC par des traitements administrés très précocement : la thrombolyse intraveineuse dans les 4h30 dissout le caillot obstruant l’artère du cerveau et la thrombectomie dans les 6 heures aspire le caillot par un fin cathéter introduit jusqu’au caillot. Cette dernière technologie est un nouveau traitement de pointe actuellement disponible dans des unités neuro-vasculaires spécialisées et augmente les chances de récupération.

Peut-on prévenir un AVC ?

Oui, explique le Docteur Jacques Vanderstraeten, médecin généraliste. L’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol, le diabète, le tabagisme, l’obésité, le manque d’exercice physique sont des facteurs de risque de l’accident vasculaire cérébral. Il faut absolument les corriger par une correction des habitudes d’hygiène de vie et, si nécessaire, par un traitement médicamenteux. Il est à noter que l’AVC n’est pas l’apanage de nos aînés puisqu’un facteur de risque très important, à savoir la fibrillation auriculaire (trouble du rythme cardiaque) peut apparaître dès l’âge de 50-60 ans. Sans parler de la néfaste association pilule contraceptive et tabac.

Et attention, les personnes ayant fait un AVC ont plus de risque d’en faire un autre. Il est très important de corriger tous les facteurs de risque et de prendre tous les jours le traitement prescrit par son médecin.

Reconnaitre les signes d’un AVC

– Un côté du visage qui ne bouge plus
– Des difficultés à parler
Une main, un bras, ou une jambe qui ne réagit plus
Appelez le 112 !

Plus d’info : www.delaiavc.eu