FOBO

Êtes-vous atteinte du syndrome FOBO ?

Quel menu choisir au restaurant avec les amis ? Mer ou montagne ? Noir ou blanc ? Quel choix de carrière prendre ? Beaucoup de questions réclament une décision immédiate. Est-elle la meilleure à suivre ? La question qui taraude les personnes atteintes de FOBO.

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Dans une société où tout s’accélère et qui réclame bien souvent une réponse rapide à un choix à prendre, les indécis sont à la peine. Au point d’être atteints par le syndrome FOBO. Mon choix est-il réellement le bon ? Explications.

FOBO, de quoi s’agit-il ?

Parmi les nouveaux acronymes qui nous accompagnent dans cette société hyper médiatisée, le syndrome FOBO tend à se populariser au vu du nombre de personnes concernées. Quatre lettres qui signifient Fear Of Better Option. Ou en français, la peur d’une meilleure option à prendre. Pour la personne concernée, il est extrêmement difficile d’établir un choix, de peur de n’avoir pas fait le meilleur. Une indécision qui peut générer de l’angoisse, du stress et un manque de satisfaction. « Un syndrome qui répond à cette notion d’hyperchoix qui caractérise notre époque. Nous sommes tous confrontés à une inflation de choix qui tendent à perturber nos capacités de jugement et de décisions. Et plus encore avec l’Internet où les choix possibles sont quasiment infinis. Pour beaucoup, la prise de décision se révèle alors compliquée, avec la peur d’être passé à côté d’un choix qui aurait pu être meilleur. Prenez l’exemple d’un achat en magasin ou même en ligne. N’avez-vous jamais eu l’angoisse de n’avoir pas acheté le bon produit et qu’un autre choix aurait été meilleur ? » explique Claire Dantes, spécialiste comportementale. Une question quasi existentielle qui répond pleinement au syndrome FOBO. Et qui peut amener une angoisse parfaitement injustifiée. Mais pénible pour qui fait face à cette impossibilité de choisir, comme pour l’entourage.

Comment réagir au mieux ?

Quelle est la meilleure solution à adopter face au syndrome FOBO ? « Le premier réflexe consiste à ne pas ruminer son choix et de ne pas chercher quelle aurait été la meilleure option de choix à prendre » explique Claire Dantes. Avant d’ajouter « qu’il est important de rester sur sa première impression et le choix décidé. Ils ne sont pas les meilleurs selon vous ? Mais comment en être sûr après coup ? Impossible à dire à 100%. Donc, restez sur votre premier choix et oubliez les autres. Au risque de vous figer au lieu de vous permettre d’avancer et de passer à autre chose. Cette robe bleue achetée. Vous l’aimez ? Dans l’affirmative, arrêtez donc de penser qu’en noir elle aurait été plus belle. » Un hyperchoix devenu aujourd’hui plus une contrainte qu’un avantage. Contrée par la technique du MFD (Mostly Fine Decision) médiatisée par le journaliste américain Tim Herrera. En suivant son raisonnement, somme toute logique, il est préférable de s’en tenir à son premier choix, souvent le meilleur. Et qu’importe si d’autres options s’offraient à vous. L’important est de s’en tenir à un choix satisfaisant. Sans chercher à atteindre la perfection. Plus facile à dire qu’à faire sans doute. Encore une décision difficile à prendre pour une personne atteinte de FOBO.


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