syndrome de l'imposteur

Souffrez-vous du syndrome de l’imposteur ?

Face à la réussite, les réactions ne sont pas uniformes. Et certains estiment que ce sont les circonstances et non le talent ou la personnalité qui la construisent. Des femmes et des hommes atteints par le syndrome de l’imposture. De quoi s’agit-il ? Explications.

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A moins d’être vous-même concernée, vous en connaissez certainement. De belles personnes, intelligentes, qui ont réussi à construire quelque chose de leur vie mais qui en ont honte. Comme si ce bonheur, cette expérience positive n’étaient pas mérités. Une certaine souffrance qui porte un nom : le syndrome de l’imposteur.

Aux origines du syndrome de l’imposteur

Une thématique dont les origines remontent aux années 70, 1978 pour être précis, quand deux psychologues américaines ; Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes ont défini ses lignes directrices. Le syndrome de l’imposteur, appelé aussi le syndrome de l’autodidacte ou de l’imposture, se caractérise principalement par un déficit en estime de soi. La personne ne croit pas en elle et manque de confiance en ses capacités. Pour la personne qui en souffre, la peur comme le doute existent quant à ses capacités personnelles. Plus souvent sur le plan professionnel que privé. Ce symptôme s’exprime aussi par la crainte de sa réussite, souvent jugée comme usurpée. Les personnes touchées ont l’impression d’être des imposteurs, que cette réussite n’est pas vraiment la leur.

Comment dresser un profil type ?

« On a souvent lu que les femmes étaient les plus touchées par ce syndrome. Elles le sont, mais pas plus que les hommes. Ce n’est pas le genre qui définit le profil. Mais plutôt le niveau socio-professionnel . Un syndrome moins fréquent parmi les hauts potentiels et les diplômés mais plus souvent détecté parmi celles et ceux qui ont réussi en autodidacte. D’où l’expression du syndrome de l’autodidacte, parfois usité pour qualifier ce troubleCe syndrome est bien connu des psychologues, loin d’être une exception en consultation. » explique Caroline Mauras, spécialiste du comportement. Si vous souhaitez connaître votre niveau sur l’échelle des risques de subir ce syndrome de l’imposteur, il existe un test , appelé L’Echelle de Clance.

Comment gérer ce symptôme ?

Est-ce une maladie à traiter comme un autre trouble psychologique ? « Non, cela n’a rien d’une maladie classique. Généralement, les effets pervers de ce trouble disparaissent ou, du moins, s’atténuent fortement avec l’âge. Dès la cinquantaine, voire un peu avant, on commence à se détacher de l’image que les autres ont sur soi. On ne craint plus ni le regard des autres, ni la réussite. Peu à peu, avec un bon accompagnement amical ou familial, ce syndrome ne sera plus qu’un souvenir que vous laisserez sur votre chemin de vie. Comme il s’agit d’un trouble psychologique, l’aide d’un psychologue peut être de bon conseil pour retrouver l’estime de soi et de son travail. Le spécialiste vous aidera à remonter à la source du syndrome et à corriger votre mode de pensée» explique Caroline Mauras.

Note de lecture : pour celles et ceux qui maîtrisent l’anglais, le livre de Pauline Rose Clance permet d’ en apprendre davantage sur les recherches effectuées sur le syndrome : The Impostor Phenomenon : When Success Makes You Feel like a Fake. Editions Bantam Books


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