thanatophobie

Vaincre la thanatophobie ou la peur de la mort

Dans notre société, un tabou subsiste  : la peur de la mort. La sienne ou celle de ses proches. Une thanatophobie qui peut (doit) se soigner pour retrouver le plaisir de vivre. Explications.

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La mort, peut-être le dernier tabou qui subsiste encore dans notre société. Cette fin inéluctable provoque chez les plus sensibles d’entre nous une peur panique, une angoisse aux conséquences majeures. Cela s’appelle la thanatophobie. Mais des solutions existent. Voyons ce qu’il en est.

La thanatophobie en bref

La peur de la mort. Qui n’en a pas souffert à un moment de sa vie ? Cette peur, normale, devient pathologique quand l’angoisse de partir devient permanente. Si les esprits forts essaient de ne pas y penser, en restant fatalistes, les plus fragiles d’entre nous ne peuvent s’empêcher d’exprimer de la peur, de l’angoisse à l’idée de la mort. Synonyme de mystère, d’inconnu face à l’après. Elle peut susciter une phobie irrationnelle. Qualifiée de thanatophobie dans le jargon médical. Et définie comme « une peur excessive, intense et durable de la mort ».
Une phobie qui grandit bien souvent avec l’âge. Avec cette peur de la maladie, de vieillir et de quitter ce monde alors que l’on a encore bien des projets à partager avec ses proches.

Une phobie aux multiples symptômes

Une thanatophobie qui peut prendre une ampleur suffisante que pour devenir un réel problème de santé, handicapant. En témoignent ses symptômes :

  • Une (possible) dépression alimentée par ces pensées négatives permanentes
  • Un comportement hypocondriaque
  • Un repli sur soi et la peur de sortir, de voyager
  • Un sommeil perturbé (insomnie, sueurs nocturnes, réveils fréquents)
  • Des troubles alimentaires (anorexie ou, au contraire, de la boulimie).
  • De l’anxiété permanente.
  • Des TOC comme l’évitement de lieux liés à la mort (hôpital ou cimetière)

Comment réagir face à la thanatophobie ?

Une phobie qui réclame une assistance psychologique pour sortir de ce cercle vicieux. Comme le précise Sandra Rollins, psy : « Dans le cas de la thanatophobie, qui étouffe et paralyse la personne qui en souffre, car il s’agit bien d’une souffrance, il est rare que l’on puisse s’en sortir seul. L’aide d’un psychothérapeute s’avère indispensable. D’abord pour acquérir la clé de l’acceptation. Il convient de préciser au patient que la peur de la mort est tout à fait normale. Et qu’elle fait partie du cercle de la vie. Il faut l’accepter. Un travail qui demande de l’écoute, pour que le patient se laisse aller à exprimer son mal-être. La mise en place de TCC (ou thérapies cognitivo-comportementales) et des séances d’hypnose permettent généralement d’obtenir de bons résultats avec un travail sur soi-même. Pour comprendre et déceler l’origine de la peur de la mort.
Il ne faut surtout pas refouler sa peur, mais oser la comprendre. Et en discuter avec le psy pour la contourner et poursuivre son chemin de vie en conséquence. La mort existe, soit, mais ne peut se substituer à la vie. Pour les croyants, l’aide de la prière ou un contact avec un prêtre peuvent aider aussi à surmonter cette angoisse
. Qui doit être prise en compte. Toujours. »


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