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Comment se reconstruire après un cancer ?

Plus fréquent après 60 ans, le cancer est encore et toujours un mal qui détruit. Et qui laisse la personne atteinte diminuée après les traitements. Avec beaucoup de temps et de l’accompagnement, Il existe des solutions pour se reconstruire le mieux possible et reprendre goût à la vie.

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Le cancer, un mal qui nous touche tous

Nous avons tous un proche qui est atteint d’un cancer ou qui l’a été. Une maladie mieux traitée aujourd’hui qu’il y a encore une décennie, mais qui laisse néanmoins de lourdes séquelles. Tant physiques que psychologiques. La maladie a provoqué chez le malade un profond bouleversement.

Tant dans sa vie familiale et professionnelle que dans son organisme. Le corps après le traitement subi ou les opérations nécessaires, est semblable à un champ de bataille. Il faut le réparer peu à peu. Se relever pour profiter encore davantage de la vie retrouvée. Avec le conjoint et les enfants. Le cancer est une épreuve pénible, la gestion de la période d’après l’est également.

Parmi les symptômes les plus fréquents après le traitement contre le cancer, la fatigue arrive en tête, suivie par des pertes de mémoire. La maladie puis les traitements ont affaibli considérablement le corps et il faut du temps pour reprendre assez d’énergie pour le quotidien. La douleur peut encore être présente, et les nuits sont plus courtes, avec un sommeil coupé.

Une reconstruction à effectuer ensemble

Face à son nouveau corps, la personne guérie nécessite d’être bien entourée par ses proches. Mais sans en faire trop. Être là, soit, mais en laissant assez d’espace à celui ou celle qui a subi un traumatisme profond. Comme le dit Valentine, ex-malade contactée sur les réseaux sociaux, « on n’est plus la même après un cancer. Il faut nous laisser refaire connaissance avec notre nouvelle existence et notre corps. Plus totalement le nôtre. »

Quant à parler de santé retrouvée, il faut nuancer. Si la maladie est vaincue, il reste à retrouver une santé dans d’autres domaines, comme la santé émotionnelle, sexuelle ou sociale. Il va falloir tout retrouver au niveau des sensations, pour mieux en savourer le plaisir. Là aussi, les proches, les amis ont un rôle majeur à jouer. Mais tout en douceur, progressivement. Cela passera par une sortie calme au début, un concert vu ensemble, une balade en nature, sans forcer…

Comme le précise la Ligue contre le cancer, l’épisode qui suit un cancer doit se réaliser avec un accompagnement. Pour éviter à la personne de rester seule, dans l’inconnu, après son passage à l’hôpital. Une période difficile pour plus de 61 % des patients indique la Ligue.

Face à la maladie, tout le monde n’est pas armé de la même façon. Dans les premiers temps, l’aide octroyée par un professionnel sera bénéfique sur le plan nutritionnel, psychologique. Des ateliers existent également pour permettre aux ex-malades de se retrouver et de partager leurs expériences, leurs trucs, leur peur. Qui mieux qu’un ex-malade peut comprendre une personne dans le besoin de réponses à ses peurs ? Comme le site Vie et cancer créé par Magali Mertens, une femme qui fut elle aussi atteinte du cancer et qui s’est retrouvée désemparée après les traitements.

Comme le conseille Valentine, « le fait de coucher sur papier son expérience permet d’évacuer des peurs, des angoisses et de laisser une trace de moment qui marque une vie. » L’écriture peut être une thérapie efficace après un cancer. Surtout pour les ex-malades qui se montrent incapables de mettre de se livrer autrement. Parler d’un cancer aux autres n’est jamais aisé.

Par ailleurs, avant de penser à la reprise d’une vie professionnelle, il peut être nécessaire de reprendre goût au sport, par pallier. Les spécialistes parlent d’activité physique adaptée (ou APA). Un peu de sport à réaliser deux à trois fois par semaine pour réadapter le corps progressivement. Cela peut consister en des exercices d’assouplissement, un peu de vélo ou de natation, des exercices destinés à assouplir les articulations.

Si se reconstruire nécessite du temps, beaucoup de temps, cela se fait avec cet encouragement à garder en tête, à savoir que « le taux de survie à cinq ans après un cancer est de 80 %. » Un pourcentage qui ne pourra que progresser avec les avancées de la recherche, toujours plus rapides.

Comme le chante le groupe Gerry and the Pacemakers, « You’ll never walk alone » (Vous ne marcherez jamais seul). Sublime message d’espoir. “Quand vous traversez une tempête, ne soyez pas effrayé du noir ».

 

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