pourquoi dort on moins en vieillissant

Pourquoi dort-on moins bien en vieillissant ?

Même sans avoir des soucis de chef d’Etat, passé un certain âge, la qualité de notre sommeil semble se détériorer. Avec l’impossibilité de passer une nuit complète. Et l’impression de manquer de sommeil.

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Dormir comme un bébé. Une expression populaire qui fait envie quand les nuits se font de moins en moins complètes dès la cinquantaine. Que provoque ce trouble ? Et comment tenter d’y remédier ? Voyons ce qu’il en est pour retrouver avec plaisir les bras de Morphée.

Le sommeil profond en diminution

Le sommeil conserve encore bien des zones d’ombre. Cependant, parmi les causes d’un sommeil jugé insatisfaisant dès la cinquantaine venue figure des troubles liés au sommeil profond. Dès 30 ans se déclenche progressivement une modification des cycles liés au sommeil. Avec une phase de sommeil léger qui tend à prendre le pas sur le sommeil profond, le plus réparateur. Un processus que les spécialistes lient au déclin cognitif et qui toucherait une personne sur deux. En vieillissant, les nuits ne sont plus complètes et se fragmentent. Entre périodes de sommeil et de réveils nocturnes (d’une durée moyenne de 7 à 10 minutes). Qui laissent au matin cette sensation de ne pas avoir dormi assez.

D’autres facteurs impactent également la qualité de nos nuits. Comme certaines pathologies, la prise de médicaments, les soucis liés au ronflement, des épisodes de dépression ou une sédentarité liée à un manque de mobilité. Sans parler d’un manque de lumière naturelle. Bonne nouvelle quand même. Selon les statistiques, les femmes dorment environ 30 minutes de plus que les hommes, plus sujets aux insomnies.

Quelques astuces pour espérer mieux dormir

Cette modification du sommeil, jugée normale par les médecins, est possible à corriger quelque peu par certaines bonnes habitudes. Il reste primordial de se fatiguer suffisamment par la pratique d’une activité physique régulière et quotidienne. De prendre l’air chaque jour. Avec de la marche au lieu de la voiture, du jardinage… Il peut aussi être profitable de profiter d’une courte sieste après le déjeuner (pas plus de 20 minutes). La nuit, en cas de réveil, mieux vaut éviter de regarder le réveil, au risque de ne plus retrouver le sommeil. Avant le coucher, pas d’écran ni de consommation d’alcool. Inutile non plus de vous coucher avec les poules, au risque de vous réveiller aux aurores. Une qualité de sommeil qui passe aussi par l’aménagement de la chambre, où vous devez vous sentir bien.

Un usage de somnifères à éviter

Pour espérer dormir mieux et plus, le somnifère semble une bonne idée. Un faux ami de la famille des psychotropes, au même titre que les antidépresseurs. Les somnifères ne peuvent être utilisés que (très) ponctuellement. Au risque de créer une dépendance. Sans parler de leurs effets secondaires. Dont des troubles de la vigilance et de la mémoire, mais aussi des risques de chute. Des médicaments à éviter aussi pour la plus grande difficulté à les éliminer l’âge aidant.

Avec la prise de somnifères, vous risquez aussi d’avoir une interaction négative avec d’autres médicaments pris lors d’un traitement. Selon les données disponibles, plus de 120.000 personnes sont hospitalisées chaque année pour des combinaisons nuisibles entre médicaments ou une posologie pas ou peu respectée.


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