mains moites

Comment traiter les mains moites ?

Vous avez certainement le souvenir d’une poignée de main qui restera assimilée à jamais à l’impression d’avoir eu une anguille entre les doigts. Un phénomène qui résulte d’une hypersudation palmaire. D’où vient-elle, comment en venir à bout ? Explications.

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Je sue donc j’en souffre

Les mesures barrières imposées en cette période de Covid-19 offrent aussi l’avantage de ne plus nous obliger à serrer la main de ce collègue, sympa certes, mais qui transpire horriblement des mains. Un trouble très désagréable et aggravé davantage par certaines habitudes. Fort heureusement, des solutions existent pour ralentir ou stopper cette transpiration qui peut virer à la phobie et mener au repli sur soi.

Les mains moites : un phénomène fréquent

Avoir les mains moites est connu en médecine sous le nom pour le moins sibyllin de hyperhidrose palmaire. Et que l’on définir comme une transpiration excessive au niveau des mains,  indépendante des besoins de thermorégulation du corps. Elle peut toucher aussi d’autres régions du corps comme les aisselles ou le visage. Selon les données, on peut estimer à 1,5 % de la population le nombre de personnes touchées, femmes comme hommes.

Quelles sont les causes principales ?

Une hypersudation aux origines multiples. Dont celles-ci, principalement rencontrées :

  • Le stress excessif. Et stresser à l’idée de d’avoir les mains moites en société peut également aggraver le phénomène.
  • L’hyperthyroïdie favorise l’hypersudation au niveau des mains
  • La consommation élevée d’alcool.
  • Des boissons trop froides, ou au contraire trop chaudes
  • L’usage d’épices et condiments : moutarde, ail, piments, poivre etc.
  • Une alimentation riche en viandes rouge et blanche. Les crustacés et les abats

Des traitements existent

Plutôt que le fait de devoir s’essuyer les mains régulièrement, ou d’utiliser ces trucs de grand-mère à l’efficacité parfois douteuse, tournez-vous vers des solutions conseillées par un médecin. Le choix du traitement dépendra surtout de la gravité de l’hyperhidrose.

  • Antitranspirants sous forme de gel, lotion, poudre ou crème. A utiliser en mode local sur une peau sèche et propre. Une fois par jour (la nuit de préférence). Durée d’efficacité très limitée.
  • Détranspirants en cas de transpiration réellement excessive.  Des produits réalisés à base de sels d’aluminium. La transpiration au niveau local est bloquée durant quelques jours.
  • Thérapies comportementales pour réduire le stress, source de transpiration.
  • Séances d’ionophorèse. Les mains sont posées dans un bac d’eau dans lequel circule un (faible) courant électrique destiné à bloquer la fonction sudoripare. Indolore, cette méthode est efficace si elle est répétée régulièrement.
  • Injections de toxine botulique. Efficacité de plusieurs mois, puis à refaire. Souci de ces injections, le procédé est douloureux.
  • Pour les cas graves, la chirurgie s’avère nécessaire. Le chirurgien procède par thoracoscopie sous anesthésie générale. Une intervention efficace mais pas dénuée d’effets secondaires (dont une possible hypersudation à un autre endroit du corps).