glaucome

Dépistez à temps un glaucome, pour garder la vue devant soi!

Elisabeth Quin n’est plus seulement le visage et le sourire de l’émission 28 minutes sur Arte. Avec La nuit se lève (éditions Grasset), la journaliste nous met devant les yeux son témoignage, terrible : celui d’une malade atteinte d’un double glaucome. Un témoignage qui doit nous inciter à penser à la prévention. Qu’est-ce qu’un glaucome ? Comment le détecter, le soigner ?

Le livre débute par l’annonce de la présence d’un double glaucome.  Comment vit-on ce moment où un médecin annonce que l’on risque de perdre la vue ? Elisabeth Quin le raconte sans détours.
Passé le choc, la vie se poursuit. Tandis que le sablier se vide jusqu’au moment final. Celui où il lui faudra se résoudre à passer par le scalpel du chirurgien pour diminuer la tension dans l’oeil.

Un drame personnel superbement raconté, qui se révèle aussi comme un sacré coup de gueule lancé à l’encontre d’une partie du monde médical, souvent peu amène face à la détresse des patients. « Je m’étais juré de faire un sort aux ophtalmologues qui m’ont maltraitée depuis 10 ans sans même y penser, par habitude, par perversité. »
Avec ce risque de cécité bien présent, comment dresser une liste de ce qu’il faut encore savourer des yeux ? Choix cornélien pour la journaliste qui s’interroge sur sa vie future, si jamais la nuit tombait définitivement devant les yeux.

Tout cela compose un document émouvant. Un témoignage vécu, mais un appel également. Pour plus de prévention pour une maladie insidieuse qui constitue le deuxième fléau à endiguer avec l’Alzheimer parmi les personnes plus âgées. Que fait-on pour pousser les gens au dépistage du glaucome se demande Elisabeth Quin ? Rien, ou peu s’en faut.
Une journaliste qui n’a pourtant pas baissé les bras face à son destin. En s’aventurant notamment sur la voie de l’espérance d’un traitement efficace, découvert à temps. Pour reprendre les propos de Georges Bernanos : « l’espérance est un risque à courir. »

La nuit se lève. Par Elisabeth Quin. Editions Grasset, 142 pages, 15 euros

Qu’est-ce que le glaucome ?

Le glaucome peut se définir comme une maladie oculaire provoquée par une augmentation de la pression oculaire qui entraîne à son tour une atteinte du nerf optique et du champ visuel. Cette augmentation de la pression agit en provoquant l’amputation progressive du champ visuel. On distingue deux types de glaucomes. Le glaucome aigu (appelé aussi glaucome par fermeture de l’angle) qui constitue une forme relativement rare, et le glaucome chronique (ou glaucome à angle ouvert), la forme la plus fréquente rencontrée. Parmi les facteurs prédisposants figurent l’âge, même si les jeunes peuvent être touchés également, l’hérédité ou une forte myopie.

Dans nos pays industrialisés, le glaucome constitue la première cause de cécité devant la dégénérescence maculaire et la cataracte.

Une prévention nécessaire

Comme il s’agit d’une maladie qui touche le plus souvent les plus de 45 ans, avec une majorité de cas après 50 ans, il est conseillé de consulter un spécialiste tous les deux ans. Pour mesurer la pression de l’oeil. Une maladie qui ne provoque pas de symptômes dans les premières années. Ce qui la rend d’autant plus insidieuse et négligée. Une absence de traitement peut aboutir à la cécité complète. Ce qui doit nous pousser à ne pas négliger la visite de contrôle chez un ophtalmologue.
Du 10 au 16 mars 2019 aura lieu la semaine mondiale du glaucome, avec une possibilité de bénéficier de dépistages gratuits.

Quel traitement pour la maladie

Dans le cas d’un glaucome constaté, plusieurs traitements médicaux existent pour stabiliser la maladie et stopper sa progression. Quant aux dégâts déjà constatés, ils ne seront pas réparables, d’où l’importance de s’y prendre le plus tôt possible face au glaucome. Quant au traitement, il consiste en l’usage de collyres et, en cas d’échec, de séances de laser et/où d’opérations chirurgicales. Précisons enfin que cette maladie ne se guérit pas par le port de lunettes et nécessite un traitement pour le reste de la vie. Autant ne pas la négliger donc.

Pour plus d’infos : http://www.glaucoma.be

Faites-vous dépister le 15 mars au CHU Saint-Pierre

Comme il s’agit d’une maladie qui touche le plus souvent les plus de 45 ans, avec une majorité de cas après 50 ans, il est conseillé de consulter un spécialiste tous les deux ans. Pour mesurer la pression de l’oeil. Une maladie qui ne provoque pas de symptômes dans les premières années. Ce qui la rend d’autant plus insidieuse et négligée. Une absence de traitement peut aboutir à la cécité complète. On estime le nombre d’aveugles à 11,2 millions en 2020. Ce qui doit nous pousser à ne pas négliger la visite de contrôle chez un ophtalmologue.
Du 10 au 16 mars 2019 aura lieu la semaine mondiale du glaucome, avec une possibilité de bénéficier de dépistages gratuits. En Belgique aussi, avec le 15 mars une journée de dépistage gratuit qui aura lieu au CHU Saint-Pierre sur son site de la Porte de Hal. Une journée qui se déroulera au service d’ophtalmologie de 8h30 à 16h30. Une consultation qui ne nécessite pas de rendez-vous préalable. L’inscription aura lieu jusqu’à 16 heures.
CHU Saint-Pierre
Route 204. 105 rue aux Laines, 1000 Bruxelles
Renseignements auprès du service d’ophtalmologie : 02/535 31 94
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