hyperhidrose

L’hyperhidrose, souci bénin mais dérangeant

Quand les dérèglements hormonaux perturbent notre quotidien, ils se manifestent par divers soucis, souvent désagréables. Comme cet excès de transpiration qui accompagne la ménopause. Et délicat à gérer, pour soi et son image. Qu’en est-il ? Comment réagir ?

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Encore mal connue au sein du grand public, l’hyperhidrose constitue pourtant l’un des nombreux symptômes (troubles du caractère, stress, bouffées de chaleur…) fréquemment rencontrés par les femmes ménopausées. Elle touche près de 2% de la population. Sans mettre la santé en danger, ses désagréments se révèlent cependant pénibles à supporter.

De quoi s’agit-il ?

L’hyperhidrose est un terme médical abscons qui peut se définir simplement comme un excès de transpiration. Deux formes existent : l’hyperhidrose primaire et l’hyperhidrose secondaire. C’est cette seconde forme qui concerne davantage les femmes de plus de 50 ans. On la qualifie de secondaire car elle fait suite à autre chose. Une maladie (comme le diabète, ou de l’hyperthyroïdie), un traitement médical, des émotions extrêmes, voire un excès dans l’alimentation ou la prise d’alcool.

La ménopause, période marquée par l’hyperhidrose

Le fait de transpirer plus durant cette période est lié, une fois de plus, à la baisse du taux d’oestrogènes. Et son cortège de soucis féminins. Comme les bouffées de chaleur. La transpiration qui se produit au niveau des aisselles peut-être plus abondante et malodorante du fait la perturbation de l’équilibre bactérien.

Bonne nouvelle pour les femmes ménopausées, ce problème de transpiration excessive a tendance à diminuer avec les années, avec des glandes sudoripares moins actives.

Comment réduire cet excès de transpiration ?

Face à ce problème de transpiration, vous pouvez essayer de le limiter. Mais pas de tenter de vouloir stopper la transpiration, un phénomène naturel essentiel pour réguler la température corporelle. Si votre odeur vous semble gênante, plusieurs solutions existent :

  • Un bon déodorant. Mais son action est uniquement axée sur le camouflage des odeurs. Pas sur le traitement de leurs causes.
  • Un antiperspirant (ou antitranspirant). Un produit (à base de chlorhydrate d’aluminium) dont le but est de réduire la transpiration. Mais à utiliser avec modération.
  • Les huiles essentielles. Tout comme le déodorant, elles agissent uniquement sur les odeurs.
  • Utilisation de l’ionophorèse, un appareil qui utilise l’usage d’un courant électrique pour diminuer le diamètre des pores de la peau. Efficace, mais pour la transpiration des pieds et des mains.
  • Injection de botox et chirurgie. Deux solutions extrêmes aux multiples effets secondaires et réservés uniquement aux cas graves d’hyperhidrose.

Faut-il consulter un médecin ?

Si les désagréments de la transpiration se révèlent trop gênants ou abondants, la consultation d’un spécialiste, généralement un dermatologue, peut s’avérer utile. Pour se rassurer quant à une éventuelle pathologie sous-jacente. Et pour corriger ce processus qui peut perturber la bonne image de soi et mener à un isolement.


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