variole du singe

Qu’est-ce que la variole du singe ?

Encore marqué par la pandémie de Covid 19, le monde s’inquiète depuis l’annonce de cas de variole du singe. Mais l’heure n’est pas à la panique. Nous sommes mieux armés pour répondre à cette menace. Et les cas ne sont pas (encore) très nombreux.

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A la fin de son livre sur les zoonoses, Le grand saut (éd. Flammarionà, David Quammen pose une question majeure : « quelle sera la nouvelle pandémie après celle du Covid 19 ? » Sans préjuger de l’ampleur de la nouvelle zoonose qui se répand dans le monde, la réponse pourrait être liée à la variole du singe. Explications.

La variole du singe, de quoi s’agit-il ?

Le Covid 19 a pu nous faire oublier l’existence des autres virus actifs dans le monde. Le retour de la variole du singe, ou orthopoxvirose simienne, vient nous la rappeler. Une zoonose, soit une maladie qui se transmet de l’animal à l’homme. Comme le Covid. Si cette maladie, bien connue du monde médical, est aujourd’hui présente dans l’actualité, c’est pour le mystère de sa présence hors de son cadre habituel. Les régions d’Afrique centrale et occidentale. Actuellement, les épidémiologistes restent rassurants, avec quelque 67 cas relevés dans l’Union européenne. Quant à l’animal transmetteur, il n’a pas encore été évoqué avec certitude. Est-ce encore la chauve-souris ou l’écureuil, déjà impliqué par le passé ? L’avenir le précisera.

Quels sont les symptômes classiques ?

Découverte dans les années 70, la variole du singe présente des symptômes visibles : des courbatures, de la fièvre et une éruption cutanée assez spectaculaire. Avec des boutons sur le visage, la zone génitale ou les bras. La période d’incubation est de 5 à 21 jours. Il est rare que la maladie se transmette d’un humain à l’autre, sauf en cas de contact étroit et durable. Comme lors d’une relation sexuelle, avec un échange de fluides entre deux personnes. Selon les données transmises par l’OMS, la maladie guérit spontanément en quelques semaines. Et n’est mortelle que dans un cas sur dix. Une solution à l’étude actuellement résiderait dans la vaccination possible contre le virus de la variole.

Comment éviter l’infection ?

Sans sombrer dans la psychose, il peut être utile de détailler les gestes à appliquer pour éviter autant que possible une infection. Outre le biais des lésions cutanées existantes, le virus peut pénétrer dans l’organisme par le nez, la bouche ou les yeux. La contamination peut aussi se produire au contact des vêtements ou de la literie d’une personne malade. Mais aussi par contact avec les mains, ou via les gouttelettes émises par la toux ou un éternuement. Autant de gestes barrière à conserver. Et comme pour le Covid, le meilleur réflexe consiste à se laver les mains régulièrement.

Une maladie, pas une IST

Même si la majorité des cas actuels a été détectée dans la communauté homosexuelle, notamment lors du récent festival gay Darklands d’Anvers, la variole du singe n’est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible. Chacun peut être touché par la maladie. Avec davantage de risques pour les malades, les immunodéprimés ou les personnes plus âgées. Selon les chiffres récents diffusés par le virologue Marc Van Ranst, 4 cas ont été détectés en Belgique. Il n’y a donc pas lieu de céder à la panique. Pour le moment.


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